L’agent de Matt Duchene, Pat Brisson, était à Ottawa lundi où il a rencontré le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion.

Brisson vient parler du dossier Duchene

Les négociations avec Matt Duchene pour une prolongation de contrat pourraient avoir gagné en intensité avec la nouvelle du passage de son agent Pat Brisson dans la capitale lundi pour rencontrer le directeur général des Sénateurs d’Ottawa Pierre Dorion.

La nouvelle, propagée par l’informateur de TSN Darren Dreger, pourrait être interprétée comme un pas dans la bonne direction alors que Dorion avait rendu visite à Brisson il y a trois semaines à Los Angeles pour d’autres discussions face à face.

Brisson, l’ancien porte-couleur des Olympiques de Hull qui est devenu un des agents les plus puissants du hockey professionnel, a retourné un message-texte du Droit et a juste dit qu’il n’avait «rien à rapporter». Dorion a pour sa part affirmé qu’il ne discutera pas des négociations avec Duchene, Mark Stone et Ryan Dzingel, ses trois agents libres potentiels, tant qu’une entente n’aura pas été négociée avec ces attaquants.

Duchene, qui a été approché par le DG adjoint Peter MacTavish à sa sortie de l’entraînement du club au Centre Canadian Tire, n’a pas discuté de sa situation contractuelle lundi. Au lendemain d’un party d’équipe pour regarder le match du Super Bowl, Duchene parlait plutôt de l’esprit d’équipe bien soudé qui règne chez les Sénateurs, même si l’équipe occupe le dernier rang du classement général de la LNH.

« Nous avons eu du plaisir à regarder le match. Je l’ai dit tout au long de la saison, c’est probablement le meilleur groupe de gars avec lequel j’ai joué. Je ne peux penser à aucune autre équipe qui peut rivaliser avec ce club à ce niveau. C’est un groupe spécial. Notre fiche ne reflète malheureusement pas le genre de hockey que nous avons joué cette saison. Bien souvent, on s’est battus nous-mêmes au lieu que l’adversaire nous batte. Mais le moral demeure bon. J’ai déjà été dans des situations où c’était comme si quelqu’un était décédé quand tu viens à l’aréna. On prend [les défaites] au sérieux, mais aussi, on ne veut pas perdre la confiance qui vient quand tu joues du bon hockey. Il y a un juste milieu et ce groupe reste positif, c’est pourquoi on ne lâche pas », a-t-il souligné.

Dans le contexte actuel, chaque déclaration du centre numéro un des Sénateurs à l’approche du jour où il devra rendre une décision – à savoir s’il accepte la meilleure offre de l’équipe ou s’il préfère être échangé avant de tenter sa chance sur le marché des joueurs autonomes du 1er juillet – va être analysée sous toutes ses coutures.

Un qui n’a pas peur de dire qu’il est inquiet est le vétéran défenseur Mark Borowiecki. « Ça va être dur de garder notre concentration lors des prochaines semaines, a-t-il avoué lundi. Il y a plusieurs noms qui sont au centre de l’actualité [à l’approche de la date limite des transactions]. On doit à l’équipe et à chacun d’entre nous de le faire pour offrir un bon effort chaque soir. Mais c’est la nature humaine, on sent qu’on est dans les limbes présentement comme groupe. C’est le défi d’être dans le sport professionnel, nous n’avons pas eu de bons résultats et il va donc y avoir des changements. Ce n’est pas plaisant d’être au dernier rang. »

Concernant Duchene, Stone et Dzingel, il a ajouté : « C’est une situation difficile. J’ai eu une chance d’apprendre à connaître Duch ici depuis deux ans, nos épouses s’entendent bien tout comme nous. Stoner, je vais toujours lui être loyal, on a habité ensemble deux ans dans les mineures. Je veux qu’ils fassent partie de ce groupe, tout comme Zinger. Ce sont des gars importants pour moi et pour nous comme équipe. C’est hors de notre contrôle, mais en étant égoïste, je ne veux pas les voir partir, c’est certain. »

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La victoire des Patriots aide le moral de Tkachuk et White

Brady Tkachuk était de bonne humeur quand il a été abordé pour parler de football lundi, tout comme son coéquipier Colin White.

Les deux joueurs qui ont des racines dans la région de Boston se réjouissaient évidemment de la victoire des Patriots de la Nouvelle-Angleterre dimanche lors du Super Bowl, 13-3 contre les Rams de Los Angeles.

« La bonne équipe a gagné, je portais mon chandail de Tom Brady [au party d’équipe], qui est un peu serré sur moi maintenant. Mais c’était bien de voir ça », a raconté Tkachuk.
« C’était une belle journée, a ajouté White, qui a porté un chandail de Rob Gronkowski dans le vestiaire il y a deux semaines après la victoire en finale d’association de ses Pats. C’était assez partagé dans l’équipe [les favoris entre les deux clubs], donc j’ai eu plusieurs amis avec qui célébrer. J’ai aimé un match défensif comme ça, même si ça aurait été plus amusant avec une prolongation. »

La recrue Tkachuk a la plupart du temps un sourire accroché au visage, mais alors que les défaites s’accumulent (série de quatre revers de suite présentement, après celle de huit qui a plombé la saison du club en décembre), il avoue qu’il n’est pas toujours évident de garder le moral. 

« J’essaie juste de continuer à m’amuser, les vétérans de l’équipe s’assurent que je sois à l’aise. Il faut essayer de rester positif, a-t-il dit. Tu n’aimes jamais perdre, c’est certain. Et lors de certaines de nos défaites, nous étions dans le match. Je pense qu’on aurait mérité des victoires lors de certaines de nos défaites. Ce n’est pas plaisant de perdre, mais on apprend à travers tout ça et on cherche à s’améliorer chaque jour. »
Pensionnaire chez Mark Stone, Tkachuk va maintenant voir de près le côté affaires de la LNH à l’approche de la date limite pour les échanges. Issu d’une famille de hockey, il a vu son père Keith être échangé deux fois à la date limite (en 2001, de Phoenix à Saint-Louis, et en 2007, de Saint-Louis à Atlanta). 

« Ce ne sera pas vraiment une distraction pour nous. On ne sait pas ce qui va arriver. En grandissant, j’étais toujours curieux de voir les gros échanges à la date limite. Ça va être étrange si ça arrive maintenant que je suis dans la LNH, mais on verra », a-t-il indiqué.