Les Sénateurs ont pu compter sur les services de leur capitaine Erik Karlsson samedi.

Bref retour au jeu de Karlsson

Erik Karlsson a rejoint ses coéquipiers et renoué avec ses fans, samedi soir. Les retrouvailles furent de courte durée.

Les Sénateurs d’Ottawa ont quitté la capitale en direction de la Caroline du Nord, en fin de journée, dimanche. Le capitaine n’était pas dans l’avion. Il ne sera donc pas du match revanche, lundi soir, contre les Hurricanes.

Il ne veut pas trop s’éloigner de la maison par les temps qui courent.

Il a la bénédiction de ses patrons.

Guy Boucher était fort heureux de le voir sur la patinoire, samedi. «Il est notre capitaine. Il se sent mal de s’absenter au moment où l’équipe a besoin de lui. Dans des circonstances normales, si l’équipe se trouvait en meilleure position, je ne suis pas convaincu qu’il aurait participé ce match.»

«Nous devons faire notre part et comprendre qu’il vit quelque chose de très difficile. Il ne vit pas ça tout seul. C’est un drame familial. Beaucoup de gens sont impliqués. Il pense d’abord à sa famille et il a raison de le faire. La vie est beaucoup plus importante que le hockey», affirme l’entraîneur-chef.

L’absence de Karlsson permettra aux Sénateurs de récompenser un autre joueur. En début de journée, dimanche, l’équipe a confirmé qu’elle rappelait Ben Sexton du club-école de Belleville.

Le nom de cet attaquant de 26 ans rappellera certains souvenirs aux partisans de la première heure.

Son père, Randy, a brièvement occupé le poste de DG des Sénateurs au milieu des années 1990.

Sexton est surtout un joueur d’Ottawa qui a longtemps roulé sa bosse dans les ligues mineures.

«Je suis extrêmement heureux pour lui. C’est un vrai bon gars. C’est surtout un gars qui a franchi toutes les étapes, sans tricher. Personne ne lui a fait de cadeaux dans les dernières années», affirme Mark Borowiecki.

Sexton et Borowiecki sont de grands amis.

«Je connais bien la famille Sexton. Randy fut mon entraîneur dans le hockey mineur. J’ai rencontré mon épouse grâce à Ben. Je lui dois beaucoup. Je devrais l’inviter à manger un bon gros steak», rigole le vétéran défenseur.

Les deux joueurs sont surtout partenaires d’entraînement l’été.

«Je suis assez bien installé, à la maison. Je pourrais facilement m’entraîner seul. J’ai tout l’équipement nécessaire. Je ne manque pas de motivation. J’aime m’entourer de gens qui sont déterminés et c’est le cas de Ben. Si ça se trouve, il est encore plus motivé que moi !»

Sexton a subi une blessure assez sérieuse, en début de saison. Il a été contraint à l’inactivité pendant la majeure partie de l’hiver.

Ça ne paraît pas trop. Il fait flèche de tout bois depuis son retour au jeu, dans la Ligue américaine. Depuis le 19 février, il a pris part à 12 matches et inscrit 14 points.

«Il est vraiment doué, mais il ne se fie pas uniquement à son talent. Son caractère et sa ténacité sont ses principales qualités», croit Borowiecki.

Boucher ne sera pas nerveux à l’idée de l’envoyer dans la mêlée contre des joueurs de la LNH. «Au camp d’entraînement, Ben a su nous prouver qu’il est un joueur prudent, intelligent. Il ne commet presque pas d’erreurs.»

L’entraîneur-chef se préoccupe davantage de sa jeune brigade défensive. Il aura du mal à protéger ses nombreuses recrues, sur la route. «Ce sera extrêmement difficile», croit-il.

Les Hurricanes ont marqué quatre buts aux dépens de Mike Condon, samedi.

Craig Anderson sera d’office, lundi.

TRENTE-SEPT ARRÊTS POUR GUSTAVSSON À BELLEVILLE

Filip Gustavsson a vraiment réussi sa rentrée nord-américaine.

À son premier match en carrière dans la Ligue américaine, le nouveau gardien d’avenir des Sénateurs a fait face à un barrage de 39 lancers. Il en a stoppé 37, ce qui a permis aux Senators de Belleville de vaincre le Rocket de Laval, 8-2, dimanche après-midi.

Le Suédois avait une grosse tâche devant lui.

Les B-Sens avaient un alignement affaibli. Cinq de leurs 10 meilleurs marqueurs n’étaient pas dans la formation. Filip Chlapik, Max McCormick et Ben Sexton étaient avec le grand club. Gabriel Gagné et Nick Paul sont blessés.

Il a surtout été occupé dans les deux premières périodes. Il a stoppé 26 rondelles dans les 40 premières minutes de jeu.

Ville Pokka, un défenseur finlandais de 24 ans, a donné un coup de pouce à Gustavsson dans cette partie. Il a réussi un tour du chapeau.

Les Senators joueront leur prochain match vendredi, à Syracuse, contre le Crunch.