Le défenseur des Sénateurs, Erik Brännström, acquis dans la transaction qui a envoyé Mark Stone à Vegas, vise un poste dans la LNH dès cet automne. Brännström a disputé ses deux premiers matches en carrière à la fin de la saison dernière.

Brännström se sent prêt à faire le saut avec les Sénateurs

Pièce maîtresse de l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas l’hiver dernier, Erik Brännström a montré dès son arrivée dans l’organisation des Sénateurs d’Ottawa qu’il avait de la graine d’Erik Karlsson en lui, autant par son flair offensif que la confiance en lui-même qu’il affiche.

Le défenseur suédois de 20 ans n’a rien perdu de sa superbe au cours de la saison estivale et il entend montrer à ses patrons qu’il est prêt pour un poste à temps plein dans la LNH dès le tournoi des espoirs qui se mettra en branle vendredi soir à Belleville avec un match contre les jeunes des Jets de Winnipeg.

«Je vise un poste dans la LNH, un peu comme tout le monde qui est ici, a-t-il dit après un entraînement tenu au Sensplex jeudi avec les 27 autres espoirs du club qui auront l’occasion de se faire valoir en fin de semaine. Je me sens prêt. J’ai beaucoup appris en jouant dans la Ligue américaine l’an dernier, le rythme de jeu plus élevé, les joueurs plus forts et tout ça. J’ai eu une bonne année et je me sens plus prêt maintenant.»

Brännström a été rappelé pour jouer ses deux premiers matches dans le circuit Bettman à la fin de la dernière saison, et il serait revenu en jouer quelques autres s’il ne s’était pas fracturé un doigt lors d’un match avec les Senators de Belleville, qu’il n’a pu aider dans le dernier droit alors qu’ils tentaient -- en vain finalement -- de se qualifier pour les séries éliminatoires.

«J’ai pris deux semaines de congé après la saison quand je suis rentré chez moi, en Suède, et mon doigt était bien correct donc j’ai eu un bon été d’entraînement», souligne-t-il.

Le fait de s’être trempé les pieds dans la LNH devrait l’aider cette année, pense-t-il. «Je me suis bien senti lors de mon séjour ici, je me sentais à l’aise. Mais c’est une saison de 82 matches, pas seulement de deux. Je vais devoir être constant dans ma façon de jouer tout le temps. Mais je pense être prêt à faire ça», note Brännström, qui avait été blanchi lors de ses deux matches à Ottawa, lui qui a récolté quatre passes en neuf parties à Belleville.

Auparavant, ce premier choix des Golden Knights (15e au total) en 2017 avait partagé sa saison entre leur club-école de Chicago, où il a amassé 28 points (7 buts) en 41 matches, et l’équipe nationale junior de Suède, avec laquelle il a compté quatre buts en cinq parties.

L’entraîneur-chef des Senators Troy Mann, qui dirigera les espoirs à Belleville en fin de semaine, a eu un avant-goût l’an dernier du potentiel de Brännström, et il trouvait que dès l’entraînement de jeudi, il survolait sa compétition.

«Pour moi, Brännström, (Drake) Batherson et (Logan) Brown sont à un niveau différent, ça se voit sur la glace. D’autres gars, comme (Vitaly) Abramov, (Alex) Formenton et (Josh) Norris vont être des joueurs formidables aussi... Mais ces trois gars-là sont un peu en avant. On va espérer qu’ils vont jouer de gros matches et qu’ils vont impressionner tout le monde, mais surtout D.J. (Smith, le nouvel entraîneur-chef) et son personnel, parce que ce sont eux qui vont décider qui reste dans deux semaines, et ce n’est pas tout le monde qui pourra le faire», a-t-il souligné.

Brännström, que plusieurs voient jouer à gauche de Thomas Chabot pour plusieurs années à venir, ne demanderait pas mieux que ne pas remettre les pieds à Belleville après le prochain week-end. Pour ce faire, il est prêt à jouer d’un côté ou de l’autre au sein d’une brigade défensive où il n’y a probablement qu’un poste disponible. «J’ai joué plus à droite à Chicago, et j’ai joué à gauche ici. Ça n’a pas d’importance. J’aime jouer à droite en zone offensive et à gauche en zone défensive. Je peux jouer des deux côtés», mentionne-t-il.

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UN «POSTE À PERDRE» POUR DRAKE BATHERSON

Les jeunes Sénateurs devraient avoir un premier trio pas piqué des vers pour leur premier match contre les espoirs de Winnipeg vendredi soir à Belleville.

L’intriguant centre Logan Brown, qui semble avoir gagné de la vitesse, va se retrouver entre le franc-tireur Drake Batherson et le marchand de vitesse Alex Formenton.

Meilleur compteur à Belleville la saison dernière, Batherson s’est rapporté en grande forme après un autre été à s’entraîner avec Sidney Crosby, Nathan MacKinnon et Brad Marchand à Halifax. L’ailier droit de 21 ans se présente avec une dizaine de livres de plus sur sa charpente, en plus d’avoir grandi un peu. « Je pense que j’ai pris un demi-pouce, a-t-il raconté jeudi. Je ne sais pas quand je vais arrêter de grandir, mais je vais le prendre tant que ça passe... J’ai commencé à vraiment me préoccuper de ma nutrition pour la première fois et ça a fait une grosse différence. Pratiquer avec ces gars-là (Crosby, MacKinnon et Marchand) et les autres qui sont venus nous rejoindre, comme Taylor Hall, ça ne fait que m’aider aussi. »

Batherson mesure maintenant 6’ 3’’ et il pèse 206 livres. Brown fait 6’ 6’’, alors que Formenton n’est pas un manchot non plus à 6’ 2’’. « Quand je l’ai vu (Batherson) pour la première fois il y a une couple de jours, je lui ai mentionné que ça paraissait qu’il a ajouté du muscle dans ses épaules. Il a l’air plus gros, et ça va l’aider dans les batailles à un contre un. Il est un joueur clé. Le message de D.J. (Smith) est qu’il va devoir le mériter, mais je pense qu’il a un poste à perdre, il n’a qu’à être bon pour le garder », estime l’entraîneur des Senators de Belleville Troy Mann.

Formenton n’a rien perdu de la vitesse qui lui a permis de commencer les deux dernières saisons à Ottawa, à 18 et 19 ans, avant d’être retourné chez les juniors. La sérieuse blessure au genou subie au camp de sélection d’Équipe Canada junior, dont il devait être le capitaine, est loin derrière lui. « Pour me tailler un poste à temps plein cette fois, je dois utiliser ma vitesse encore une fois, en plus d’être un travailleur acharné qui fait de l’échec avant et qui se replie ensuite », a souligné Formenton, un choix de deuxième ronde en 2017.