Matthew Tkachuk (à droite) estime que son frère Brady est «un homme maintenant».

Brady Tkachuk impressionne son frère

CALGARY — Matthew Tkachuk est évidemment un grand partisan de son frère Brady, et en ayant passé toute sa vie avec lui, il est bien placé pour évaluer sa progression au cours de sa première saison dans la LNH.

Avant leur deuxième affrontement devant leurs parents et quelques autres membres de la famille, l’attaquant des Flames de Calgary a mentionné qu’il était fort impressionné de voir comment son jeune frère est déjà un pilier de son club.

« Par rapport à l’été dernier, il me semble être un homme maintenant. Il est vraiment difficile de lui enlever la rondelle, et j’ai aussi vu une grande amélioration dans sa façon de penser, de faire des jeux. Il compte des buts, étant le meneur de son club à ce chapitre (avec 17). Il trouve des moyens de mettre la rondelle dans le filet et je suis vraiment heureux pour lui », a-t-il raconté quelques heures avant le match, en marge de l’entraînement optionnel des siens.

La consigne de leur mère, qui ne veut pas les voir lâcher les gants l’un contre l’autre, ne changeait pas par rapport au premier match entre les deux frangins, le 24 février dernier alors que Brady avait compté l’unique filet des Sénateurs dans un revers de 2-1.

« Pour mes parents, ça ne changera pas, ça va toujours demeurer excitant quand on va s’affronter, que ce soit la deuxième ou la 50e fois. Je suis certain qu’ils vont être là pour chacun de ces matches. C’est moins amplifié cette fois-ci, on dirait, en tout cas », a-t-il souligné.

Le plus jeune des Tkachuk a indiqué en matinée qu’il avait l’intention de communiquer avec son aîné, après avoir eu l’occasion de déjeuner avec ses parents en matinée après l’arrivée tardive de son club à Calgary la veille au soir.

« Pour moi, ça va toujours être spécial d’affronter Matthew. Je l’admire tellement. Être en mesure de jouer contre lui, ça va toujours être amusant », a-t-il noté.

Lors du premier duel, les entraîneurs Bill Peters et Guy Boucher avaient fait un beau clin d’œil à l’occasion en demandant aux deux frères de s’affronter pour la mise au jeu initiale. Matthew avait cherché à la gagner en poussant la rondelle derrière Brady avant de le bousculer un peu. « Je sais que si ça se produit à nouveau, il va tenter quelque chose de différent. On va voir si ça arrive, je l’espère », a noté l’ailier droit de 19 ans.

L’entraîneur des Flames Bill Peters a laissé entendre en matinée qu’il pourrait fort bien opposer le trio de son Tkachuk à celui des Sénateurs. Il a toutefois été privé de son centre habituel, Jean-Gabriel Pageau, absent pour cause de suspension.

Au-delà de ce qu’il fait sur la glace au tendre âge de 19 ans, Matthew Tkachuk est fier d’entendre des bons mots concernant l’attitude de son petit frère (qui fait déjà 6’ 3’’ et 196 livres) hors de celle-ci.

« Je suis heureux qu’on me dise quel genre de gars il est dans le vestiaire. Tout le monde qui a déjà joué avec lui, c’est comme s’ils étaient les meilleurs amis de Brady. Il est un rassembleur dans une équipe, il arrive dans une nouvelle équipe à 18-19 ans et il s’entend bien avec tout le monde, ils veulent tous se tenir avec lui. Ils l’aiment tous beaucoup comme coéquipier et je pense que c’est ce dont je suis le plus fier, a-t-il noté. Mon père et moi lui avons donné des conseils avant qu’il arrive (dans la LNH), mais c’est lui qui est là chaque jour, avant, pendant et après les entraînements. Il a fait vraiment fait du bon travail. »

Les deux ont suivi des chemins différents pour atteindre la LNH, le Tkachuk des Flames passant par les rangs juniors avec les Knights de London alors que celui des Sénateurs a joué une saison à Boston University. « Je pense que c’était important pour mon père, qui a joué à B.U., que l’un d’entre nous suive ses traces, et comme ça n’a pas été moi, ce fut Brady », a raconté Matthew Tkachuk en riant à ce sujet.