En l’absence de son complice habituel, David Pastrnak a tout de même enregistré un point, jeudi, une passe sur le premier but du match.

Brad Marchand pas trop repentant

Brad Marchand se sent mal pour ses coéquipiers des Bruins et son organisation, mais il ne s’est pas vraiment excusé auprès de sa dernière victime, Marcus Johansson, après s’être vu imposer une suspension de cinq matches par la LNH pour son coup de coude à la tête du joueur des Islanders de New York mardi.

« Je respecte la décision de la ligue, a commenté l’attaquant étoile des Bruins après l’entraînement matinal des siens au Centre Canadian Tire jeudi. J’essaie de jouer d’une certaine façon depuis un certain temps et ce n’était jamais mon intention de me retrouver dans une situation comme celle-ci, de blesser Marcus, donc j’espère qu’il va revenir en pleine santé très rapidement. Je m’excuse de laisser tomber mes coéquipiers et l’organisation. Il faut que je sois meilleur, il n’y a pas de doute. »

Marchand en est à sa sixième suspension en carrière dans le circuit Bettman, ce qui ne fera rien pour diminuer sa réputation de peste qui ne respecte pas ses adversaires. Il est pourtant le meilleur compteur du club de l’heure dans la LNH avec ses 50 points en 38 matches, au sein d’un trio dominant avec Patrice Bergeron et David Pastrnak.

« La dernière chose que je voulais faire, c’est quoi que ce soit qui ferait mal à l’équipe. C’est évidemment ce que j’ai fait ici. Ce n’est pas ce que je voulais faire. Nous avons une excellente équipe. Ils vont se battre avec ardeur et tout faire pour gagner les matches (en son absence). Je vais les encourager. J’ai placé mon club en désavantage à nouveau, je me sens bien mal à cause de ça », a-t-il aussi indiqué, affirmant que cela ne l’empêchera pas d’aller au Match des étoiles à Tampa Bay en fin de semaine.

L’entraîneur des Bruins espère que son protégé va – enfin – apprendre sa leçon.

« Je ne crois pas qu’il cherchait délibérément à blesser Johansson. Mais en fin de compte, Brad est responsable de ses actions sur la glace. La ligue s’en est chargée. On va lui en parler. On espère qu’en allant de l’avant, il n’y aura plus d’incidents, parce que je crois que Brad a vraiment gagné du respect à travers la ligue pour sa façon de jouer. Il joue avec ardeur chaque soir. En majeure partie, je pense qu’il a gardé son nez propre », estime Cassidy.

Alors que certains observateurs trouvent que le préfet de discipline George Parros a été très clément envers le récidiviste qu’est Marchand avec cette suspension de cinq matches, le défenseur des Sénateurs Mark Borowiecki, victime lorsque celui-ci a été mis au noir trois matches (incluant la Classique hivernale) pour l’avoir renversé sournoisement en décembre 2015, pensait que c’était suffisant. « Quelqu’un en qui j’ai confiance m’a dit qu’il est un bon gars en dehors de la glace. Pour une raison quelconque, il y a un commutateur qui le change rendu sur la glace. Il joue de façon intense, je comprends ça, moi aussi. Mais quand un mode de comportement s’établit de cette façon, des questions doivent obtenir réponse et cinq matches, c’est un départ pour les avoir », a-t-il commenté.

Pageau de retour au boulot

Mark Stone est demeuré au rancart, tout comme Nate Thompson et Johnny Oduya, mais le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a été en mesure de reprendre sa place dans l’alignement jeudi soir contre les Bruins. Pas question d’attendre après la pause du Match des étoiles pour mettre à l’épreuve son épaule amochée par une mise en échec de Leo Komarov, des Maple Leafs, il y a deux semaines.

La pause dont ont bénéficié les Sénateurs a permis à Pageau de ne manquer que quatre parties, quatre défaites des siens.

Jean-Gabriel Pageau

« J’aurais voulu jouer encore, ce n’est pas dans mon habitude de manquer des matches. J’ai trouvé ça long de manquer (quatre matches), mais je reviens en santé, c’est ça l’important, a-t-il indiqué. C’était frustrant. Quand tu n’es pas blessé longtemps comme ça, tu te sens un peu comme si tu laissais tomber tes coéquipiers. C’est certain que ce n’est pas ce que je voulais faire. J’aurais préféré continuer à jouer, mais c’était juste plus sage comme décision de rester à la maison et de faire des traitements pour revenir à 100 % le plus rapidement possible. »

Pageau, qui a vu une séquence de 233 parties consécutives disputées dans la LNH prendre fin de cette façon, en était à une première blessure dans la LNH. Il pensait avoir raté quelques rencontres à ses débuts chez les professionnels dans la Ligue américaine, alors que ses blessures les plus sérieuses – une fracture d’un poignet et une entorse à une cheville – remontent à sa dernière saison junior, partagée entre les Olympiques de Gatineau et les Saguenéens de Chicoutimi.

Pageau n’a pas eu le loisir de participer à une séance d’entraînement avec contact avant d’être lancé dans la mêlée contre les Bruins, mais son patron Guy Boucher a indiqué qu’il avait mis son « haut du corps » à l’épreuve lors de séances privées lors des deux jours précédents. « Ce qu’on a besoin nous (présentement), ce sont des gars qui paient le prix, des gars de caractère. Quand on joue dans le périmètre, on est pourris, c’est aussi simple que ça. Il (Pageau) tombe au bon moment, c’est un gars qui rentre dans le tas, qui backcheck, qui est premier sur la rondelle, va dans le filet et se force à l’intérieur, en plus de jouer dans le fond de notre zone. C’est un gars qui ne triche pas. Moins tu as de gars comme ça, moins tu vas avoir l’air de ce que tu veux être (comme équipe) », a souligné Boucher.

Boucher a laissé entendre jeudi que quelques joueurs rappelés récemment, comme Colin White et Erik Burgdoerfer, seront renvoyés à Belleville pendant la pause du Match des étoiles de la LNH.