Il ne faut surtout pas s’imaginer que les Sénateurs régressent, même s’ils ont perdu huit matches sur dix en décembre.

Boucher voit du positif malgré tout

Les résolutions du Nouvel An ? Très peu pour Guy Boucher.

« Moi, vous savez, les dates... »

« Quand j’étais plus jeune, je prenais des résolutions. Je me rendais compte, après quelques jours, qu’elles avaient toutes pris le bord. Depuis, tout ce qui fonctionne avec des dates, des ultimatums... Je ne vis pas comme ça. »

Ça ne devrait pas trop nous étonner. Ça cadre bien avec le discours que livre Boucher depuis le début de la saison. L’entraîneur-chef des Sénateurs parle de croissance à long terme depuis bientôt quatre mois.

Cela lui permet de dresser un bilan positif de la première moitié de saison.

L’entraîneur-chef voit des signes encourageants, même si son équipe a entrepris l’année 2018 au 31e et dernier rang du classement général.

Il ne faut surtout pas s’imaginer que l’équipe régresse, même si elle a perdu huit de ses 10 dernières parties en décembre.

« Moi, quand je dresse le bilan de notre première moitié de saison, je préfère me souvenir du moment où nous étions à un match du seuil psychologique de ,500. À ce moment-là, presque tous nos joueurs étaient en santé. »

Vrai que les Sénateurs n’ont pas été épargnés par les blessures, récemment.

La défensive a été particulièrement touchée. En plus du vétéran gardien Craig Anderson, un trio de défenseurs — Thomas Chabot, Justin Falk et Christian Jaros — se trouvent présentement sur la touche.

« Nous traversons une mauvaise séquence présentement. Quand tout le monde était en santé, c’était différent. On a surpris beaucoup de gens avec notre gros début de saison. Nos joueurs grandissaient plus vite qu’anticipé. Il se passait beaucoup de bonnes choses, dans ce temps-là. »

« Nous ne sommes pas capables de rivaliser avec toutes les équipes quand nous avons plusieurs joueurs blessés. Cela ne nous surprend pas. Nous savions que nous allions encaisser quelques défaites durant l’absence de nos joueurs réguliers. Quand je m’attarde aux performances individuelles, je constate que nous avons quand même accompli des trucs positifs durant les dernières semaines. Même en évaluant nos performances collectives... Nous n’avons pas été mauvais lors de nos trois dernières parties. »

Les jeunes

Boucher s’appuie toujours sur les performances de plusieurs jeunes joueurs pour dresser un bilan encourageant. On ferait la même chose, à sa place. Chabot a vite gagné sa place parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la LNH. Colin White se dirige vers une saison d’une cinquantaine de points. Brady Tkachuk ferait partie des cinq meilleurs marqueurs à Ottawa s’il n’avait pas raté une dizaine de matches pour soigner une blessure.

« Jaros fait lui aussi partie des joueurs dont nous pouvons difficilement nous passer à l’heure actuelle », insiste le coach.

Maxime Lajoie présente un des pires différentiels de toute la LNH, à moins 17.

Il y a des circonstances atténuantes. « Il vient à peine de fêter ses 21 ans. C’est sa première saison complète dans la LNH. Il doit affronter les meilleurs joueurs des autres équipes, soir après soir. Il peut finir un match avec une fiche de moins deux en affrontant le premier trio. S’il avait affronté le troisième trio, il aurait pu terminer à plus un. »

Boucher salue l’attitude et vante l’enthousiasme de son noyau. « Brady Tkachuk a traversé une séquence plus difficile, récemment. Il a réussi à s’en sortir avec panache. Un joueur qui manque de caractère aurait pu laisser les choses traîner pendant deux mois. Ça n’a pas été son cas. Au lendemain d’un mauvais match, il s’arrange pour faire partie des plus gros travailleurs à l’entraînement. »

Boucher a laissé entendre que le mouvement jeunesse des Sénateurs va s’accentuer au cours des prochains mois. Drake Batherson pourrait revenir à Ottawa plus tôt que tard. « Il pourrait y avoir quatre ou cinq nouveaux joueurs, l’an prochain. »

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S'IL EST EN SANTÉ, THOMAS CHABOT IRA AU MATCH DES ÉTOILES

Thomas Chabot a une raison de plus de ne pas étirer inutilement son séjour sur la liste des blessés.

La jeune vedette des Sénateurs a reçu une invitation à participer au 64e Match des étoiles de la LNH.

Il pourrait donc passer la dernière fin de semaine du mois de janvier à San Jose, en Californie. Il s’agit d’un assez grand honneur. Dans le format actuel de la compétition - un tournoi à trois contre trois - on invite un nombre limité de défenseurs.

En ce moment, seulement neuf d’entre eux ont été invités. Erik Karlsson fait partie du groupe, tout comme John Carlson, Drew Doughty, Miro Heiskanen, Seth Jones, Roman Josi et Keith Yandle.

Chabot, qui se maintient parmi les défenseurs les plus productifs de la LNH, n’a certainement pas volé sa place. Il devra toutefois guérir rapidement. Il se trouve présentement sur la touche pour soigner une blessure assez sérieuse à l’épaule droite.

Il croit que ça ne devrait pas poser de problème.

«Je crois même que je serai capable de jouer quelques matches avec les Sénateurs avant de partir pour la fin de semaine des étoiles», a-t-il avancé, mercredi soir, dans une entrevue accordée au réseau de télévision Sportsnet.

Chabot deviendra le 18e joueur à représenter les Sénateurs au Match des étoiles.

Il pourrait avoir de la compagnie. Les amateurs de hockey ont maintenant la chance d’élire les quatre derniers joueurs qui feront le voyage à San Jose. 

Le nom de Mark Stone figure sur le bulletin de vote.