Le virage jeunesse qu’entreprennent les Sénateurs obligera Guy Boucher à ajuster son système de jeu.

Boucher s’adapte aux jeunes

La phase deux du camp d’entraînement des Sénateurs d’Ottawa débute mardi alors qu’ils amorcent une séquence où ils disputeront quatre parties en cinq soirs.

Pour l’entraîneur-chef Guy Boucher, ces matches sont l’occasion de commencer à départager les prétendants aux quatre ou cinq postes qui sont disponibles en vue du match inaugural du 4 octobre contre les Blackhawks de Chicago.

Mais alors qu’il dit se présenter au match contre les Maple Leafs de Toronto de mardi à Lucan, près de London, avec « un esprit ouvert », il n’y a pas de doute que le virage jeunesse qu’entend emprunter son club en reconstruction signifie également qu’il devra s’ajuster lui-même, et ajuster son système de jeu.

L’injection de jeunes attaquants rapides comme le premier choix Brady Tkachuk, Alex Formenton, Colin White, Filip Chlapik et potentiellement Drake Batherson devrait lui permettre de déployer un échec avant plus soutenu, tandis que la brigade défensive sans des vétérans comme Erik Karlsson et Dion Phaneuf, tous deux partis en Californie, devrait compter des jeunes comme Thomas Chabot, Ben Harpur, Christian Wolanin et/ou Christian Jaros, qu’il entend protéger autant que possible.

« Ce que j’aime, c’est qu’il y a beaucoup de vitesse au camp, comparativement aux deux dernières années. Il y a une grosse différence dans la qualité des joueurs, dans la vitesse d’exécution. Ce n’est même pas proche avec les dernières années. De ce côté-là, on a quelque chose à se mettre sous la dent, c’est certain. Comme entraîneur, c’est très excitant parce que ça peut être des solutions immédiates, et il y en a d’autres qui seront des solutions plus à long terme, mais une chose est certaine, c’est que ça nous donne beaucoup d’espoir », a-t-il commenté dimanche avant de donner une journée de congé d’entraînement à ses joueurs lundi.

« Il va y avoir ceux qui sont prêts et ceux qui ne le sont pas... Dans les vrais matches, on va séparer les hommes des enfants, et à ce moment-là, on ne peut pas pousser un jeune qui n’est pas prêt, ni le contraire, un jeune qui est prêt, mais n’était pas supposé l’être, on ne veut pas le ralentir non plus », a-t-il ajouté au sujet des espoirs de sa formation.

Plus tard, en entrevue avec Le Droit, Boucher a parlé de la possibilité de modifier en profondeur la façon de jouer de son club, qui avait été tant critiqué pour son fameux 1-3-1 il y a deux ans, du hockey fermé en zone neutre ayant cependant apporté son lot de succès puisque l’équipe avait atteint la finale de l’association Est.

« On veut jouer de façon agressive, et ça prend les joueurs pour le faire. Je pense qu’on a cette possibilité, mais je veux en avoir la confirmation. Je veux voir qui va être capable d’être premier sur la rondelle en échec avant, tout en pouvant se replier en étant agressif parce qu’on ne veut pas pincher nos défenseurs (mettre de la pression sur les attaquants le long de la bande, en jargon de hockey) autant qu’avant. On était l’équipe la plus agressive de la ligue lors des deux dernières années pour pincher nos défenseurs, mais on l’était moins avec notre troisième homme. On avait un certain look avec certains joueurs, je me suis ajusté avec ce qu’on avait », a-t-il expliqué.

Pour le match de mardi à Lucan, Mike Condon et l’un ou l’autre de Filip Gustavsson ou Marcus Hogberg se partageront le travail devant le filet, alors que les Sénateurs ont renvoyé les gardiens Kevin Mandolese et Jordan Hollett à leurs équipes juniors (Cap-Breton et Medicine Hat, respectivement). Les Maple Leafs seront les visiteurs ensuite mercredi, avant une visite des Blackhawks de Chicago vendredi, puis un match à Montréal samedi.

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Peter MacTavish embauché comme DG adjoint

Le département des opérations hockey des Sénateurs a pris de l’expansion lundi avec l’annonce de la nomination de Peter MacTavish pour occuper « un des » postes d’adjoint au directeur général Pierre Dorion.

Âgé de 44 ans, Mactavish était un associé en droit de l’emploi et du travail au bureau d’Ottawa du cabinet d’avocats international Norton Rose Fulbright Canada LLP, mais il travaillait également depuis une quinzaine d’années au niveau du recrutement et de la gestion des joueurs avec l’agence CAA Hockey, dirigée par Pat Brisson et J.P. Barry. Selon le communiqué émis par l’équipe, il s’occupera « des contrats, des dossiers en arbitrage salarial en plus d’aider le département des opérations hockey sur le plan administratif, autant à Ottawa que chez les Senators de Belleville ».

MacTavish, qui est marié et père de quatre enfants, a obtenu un baccalauréat en sciences de l’université Queen’s, avant de faire ses études en droit à l’Université d’Ottawa.

Il s’amène pour occuper en partie le poste qu’occupait Randy Lee, qui a démissionné le mois dernier alors qu’il doit toujours faire face en cour à des accusations de harcèlement.

La façon dont le communiqué a été écrit laisse croire qu’un deuxième adjoint sera embauché avec plus d’expérience côté hockey.

Le dépisteur professionnel en chef Jim Clark et l’ancien DG adjoint des Islanders de New York Claude Loiselle seraient des candidats pour ce poste.