Guy Boucher

Boucher pourra y aller avec son plan A

WASHINGTON — Guy Boucher a dit environ une heure et demie avant la date limite des transactions qu’il était « prêt à tout, mais aussi prêt à rien ». Ce fut rien. Ou à peu près.

L’entraîneur-chef des Sénateurs avait « un plan A, B et C » pour le match de mardi soir contre les Capitals de Washington, et il pourra à peu près utiliser son plan A vu que ses gros noms qui faisaient l’objet de rumeurs, les Erik Karlsson, Mike Hoffman, Bobby Ryan, Jean-Gabriel Pageau et Zack Smith, sont tous demeurés avec son club.

Il n’a perdu que des joueurs de soutien comme Johnny Oduya, récupéré au ballottage par les Flyers de Philadelphie, et Nick Shore, refilé aux Flames de Calgary contre un choix de septième ronde l’an prochain. Pour les remplacer, le club a rappelé de Belleville le défenseur Eric Burgdoerfer et le centre Jim O’Brien, qui revient dans la capitale après une absence de cinq ans.

« J’ai des noms sur le tableau et présentement, c’est le plan que j’ai. S’il y a un changement ou aucun changement, ou encore plus de changements, je suis prêt à toute éventualité. Mais pour l’instant, je ne considère que le plan A, les gars qui sont ici », a-t-il affirmé.

Boucher n’était pas sur la glace pour la pratique des siens, restant aux côtés du DG Pierre Dorion pendant les dernières heures de cette journée butoir pour les transactions dans la LNH. Il aurait pu diriger l’entraînement s’il avait eu lieu au Centre Canadian Tire, mais la glace à cet endroit était réquisitionnée par le spectacle Disney On Ice. « Je suis là pour donner de l’information au besoin. Mais il travaille surtout avec son équipe. Comme je l’ai dit souvent, il me laisse faire mon travail, et je le laisse faire le sien. »

Dans son plan « A », il doit continuer à voir qui est le meilleur partenaire pour jouer avec Erik Karlsson, vu qu’il est toujours avec son club et qu’Oduya, son partenaire semi-régulier, est parti. Lors du match de samedi contre les Flyers, c’est Thomas Chabot qui s’est vu confier cette place de choix. Encore lundi, le DG Pierre Dorion a dit au sujet de l’arrière québécois qu’il est « sur le point de devenir une super-vedette ».

« Nos jeunes, on veut en prendre soin. On veut leur donner le bon temps de glace, et ça dépend des matches. Il y a des matches où ça va super bien et on n’a pas de problème à le laisser aller. Mais quand ça devient trop difficile, au lieu de laisser le jeune s’étouffer, soit parce qu’il a trop à gérer en jouant contre les meilleurs joueurs constamment ou dépendamment de la force physique des adversaires, c’est important pour nous d’avoir des options pour le protéger à mesure qu’il se développe et qu’il avance. Dans les prochaines années, ça va être complètement le contraire, mais pour l’instant, on veut avancer à la bonne vitesse, prudemment. Alors d’autres joueurs vont devoir jouer avec Erik », a-t-il indiqué.

C’est parce qu’ils tiennent à ce qu’il obtienne du temps de glace de qualité que les Sénateurs ont rappelé O’Brien, « l’attaquant le plus régulier à Belleville » selon Dorion, plutôt que l’autre premier choix de 2015 avec Chabot, Colin White.

Avant de savoir exactement ce qui allait se passer à l’heure limite, les quelques joueurs des Sénateurs qui ont fait face à la musique devant les micros et caméras mentionnaient à quel point il était bizarre de voir une super-vedette comme Erik Karlsson faire l’objet de rumeurs.

L’an passé à pareille date, le centre Matt Duchene espérait que l’Avalanche du Colorado trouve preneur pour lui, ce qui n’est pas arrivé. « On va voir qui va être sur l’avion pour aller à Washington ce soir. Quand j’ai vu Erik, je lui ai demandé comme il allait. Je sais comment c’est. C’est très différent avec la couverture médiatique au Canada, mais il a bien composé avec ça, il était excellent lors de la pratique. On va voir ce qui va arriver... Je ne m’attendais pas à ce qu’on se retrouve dans une telle situation quand je suis venu ici, mais ça peut changer vite, regardez Tampa Bay qui a raté les séries l’an passé. Moi, j’espère avoir la chance de gagner avec cette franchise et voir les choses aller dans la bonne direction. Tout ce qui va arriver ici (lundi) a un impact sur moi et tout le monde ici », a-t-il indiqué.

Comme Karlsson, Duchene pourra négocier une prolongation à son contrat à compter du 1er juillet prochain.

Burrows reste à Ottawa

Soumis au ballottage sans être réclamé, le vétéran Alexandre Burrows n’a pas à s’inquiéter d’être relégué au club-école de Belleville, ont indiqué autant Guy Boucher que Pierre Dorion lundi.

L’attaquant québécois purgera son 10e et dernier match de suspension pour avoir agressé Taylor Hall, des Devils, au début février, mardi soir à Washington, après quoi il reprendra sa place sur le quatrième trio.

« Une fois qu’il n’est plus au ballottage, il reprend sa place au sein de l’équipe et il est comme tout le monde », a dit Boucher au sujet de Burrows, qui était du voyage vers Washingon. « Il est un vétéran qui a beaucoup de caractère, c’est pourquoi nous sommes allés le chercher l’an passé, et il reste ici, personne ne l’a réclamé, a dit Dorion, Alex doit être meilleur, il le sait, on lui a dit. Peut-être que c’est un wake-up call. »