Les Sénateurs viennent d'encaisser leur pire revers de la saison. Ils ont été blanchis, encaissant six buts contre les Blues de Saint-Louis.

Boucher maintient le cap

Tard mardi soir, avant de quitter le Centre Canadian Tire, Guy Boucher a fait une promesse.
Son équipe venait d'encaisser son pire revers de la saison. Elle avait été blanchie, encaissant six buts contre les Blues de Saint-Louis.
Il n'était pas question pour l'entraîneur-chef de convier les Sénateurs d'Ottawa à une séance d'entraînement punitive quelques heures plus tard. Il n'avait pas l'intention de crier, de briser son bâton ou de déchirer sa chemise sur la glace. Il n'y aurait rien de tout cela, mercredi.
Il a tenu parole.
Il est même allé plus loin, annulant carrément la séance d'entraînement sur glace qui était prévue.
« C'était prévu ainsi depuis quelques jours », argue-t-il.
« Le temps est plutôt mal choisi pour déroger aux plans. J'essaie justement de faire valoir aux joueurs qu'ils viennent de connaître deux mauvaises parties parce qu'ils n'ont pas respecté le plan qui nous a permis de connaître du succès depuis le début de la campagne. Dans le contexte, je vais aussi continuer de respecter le plan. »
Ça ne veut pas dire que le revers contre Saint-Louis est facilement digéré.
Boucher n'a pas davantage aimé le match précédent, dans lequel ses joueurs ont aussi été blanchis, à Buffalo.
« Quand tu travailles comme coach depuis plusieurs années, tu apprends à identifier les raisons qui se cachent derrière un ralentissement. Parfois, ce sont les habitudes de travail. Parfois, c'est la paresse. Des fois, c'est autre chose. Ça peut être mental. En ce moment, c'est ce qui nous arrive. Nos joueurs ont besoin d'être libres mentalement. Ils ne doivent surtout pas rester accrochés au dernier match. Ils ont besoin de continuer à travailler ensemble », explique-t-il.
« Les gens les moins intelligents du monde se mettent à pointer les autres du doigt quand ça va mal. Ce ne sera pas notre cas », complète-t-il.
Boucher a quand même convié ses joueurs au bureau, mercredi. Il a dirigé une courte réunion d'équipe, histoire de parler des façons d'offrir une meilleure prestation, jeudi, quand les Stars de Dallas passeront au CCT.
Ensuite, au lieu de sauter sur la patinoire, les joueurs ont pris la direction du gymnase. Là, ils ont davantage joué que travaillé. Leurs entraîneurs leur avaient préparé une série d'exercices axés sur le travail collectif.
En quittant le building, le moral des joueurs était assez bon.
« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes contents. Nous venons de subir deux revers où nous avons plutôt mal paru. Ça ne servirait quand même à rien de rester plantés là, en boudant. Ce serait même ridicule. Ce serait stupide. Ce serait contre-productif », affirme Mark Borowiecki.
« Il faut que le moral des troupes demeure élevé. Nous ne pouvons pas sombrer dans le négativisme parce que nous venons de connaître quelques mauvaises parties. Il faut prendre ces revers au sérieux, il faut en parler pour trouver des solutions, mais il ne faut surtout pas commencer à chercher des coupables. Dans un sport d'équipe, il faut se serrer les coudes », renchérit Marc Méthot.
Le jeune vétéran franco-ontarien ne prend surtout pas à la légère le prochain adversaire. « Une autre équipe qui se bat pour éviter d'être écartée de la course aux séries », dit-il au sujet des Stars.
Le retour d'Anderson «imminent»
Craig Anderson devant le filet des Sénateurs contre les Stars? C'est fort peu probable. Anderson en uniforme, derrière le banc, dans le rôle du gardien de buts numéro deux? Ça se pourrait.
«Honnêtement, je ne m'y attends pas, répond Guy Boucher. Je ne peux pas parler à la place d'Andy. S'il débarque dans mon bureau et qu'il me dit qu'il veut jouer...»
L'entraîneur-chef est cependant catégorique. Les Sénateurs ne peuvent continuer de surtaxer Mike Condon. Ils ont besoin de leur gardien de buts numéro un, et vite. «Son retour au jeu est imminent, assure-t-il. Mais un retour imminent, ça peut survenir la semaine prochaine.»
Anderson a enfilé les jambières, mercredi. Il a poursuivi son travail de réhabilitation avec l'entraîneur des gardiens des Sénateurs, Pierre Groulx. Il doit prendre part à une autre séance de travail sur glace, jeudi matin. Il communiquera avec Boucher par la suite.
L'entraîneur-chef entend dévoiler l'identité de son gardien débutant contre les Stars durant son point de presse d'avant-match, en fin de matinée.