Mike Hoffman a été le seul joueur des Sénateurs à déjouer Carey Price dimanche. Son nom est mêlé à des rumeurs d’échange.

Boucher et Dorion évaluent leurs joueurs

À trois semaines de la date limite des transactions, Guy Boucher et Pierre Dorion multiplient les conversations.

À pareille date, l’an dernier, l’entraîneur-chef des Sénateurs a soumis une liste à son directeur général. Dans un élan d’enthousiasme, Boucher avait déclaré publiquement que Dorion «avait obtenu des joueurs pour combler toutes nos lacunes».

Les Sénateurs se retrouvent dans une position inverse, cette année. Son patron jongle avec l’idée de se ranger dans le camp des vendeurs. Il pourrait intervenir auprès de lui pour l’encourager à ne pas sacrifier certains joueurs...

« Avec Pierre, j’ai une relation très étroite. C’est le cas depuis le tout début. C’est un lien essentiel entre un entraîneur et son gérant. Si tu n’as pas ça, les choses ne peuvent pas fonctionner. C’est impossible », plaide Boucher.

« Toutes nos discussions portent sur les joueurs, vers la direction qu’on emprunte, la chimie... »

Boucher doit bien se douter que les transactions sont inévitables.

En décembre, lors de sa désastreuse sortie précédant la Classique 100 de la LNH, le propriétaire Eugene Melnyk a clairement annoncé que la masse salariale des Sénateurs pourrait être réduite si l’équipe continuait à perdre.

Certains joueurs de talent pourraient donc être sacrifiés.

« Toutes les questions de contrat, d’argent... Ce n’est pas de mon ressort », souligne Boucher.

« Mon travail consiste à offrir le plus d’information possible au gérant. Après ça, il peut établir le plan à moyen ainsi qu’à long terme. »

Le moulin à rumeurs fonctionne toujours à plein régime. Les noms qui circulent ne changent pas. Mike Hoffman, Jean-Gabriel Pageau et Zack Smith seraient susceptibles de changer d’adresse.

Le commentateur des réseaux RDS et TSN, Pierre LeBrun, croit que certaines formations de l’Association Ouest s’intéresseraient à Dion Phaneuf.

Concentration
Guy Boucher n’est pas prêt à défendre ses joueurs coûte que coûte.

Les Sénateurs ont écopé d’une 13e pénalité de banc, samedi, à Philadelphie.

Ils ont ainsi égalé un record de concession. Ils ont écopé de 13 pénalités de banc à deux occasions en 1992-93 ainsi qu’en 2009-10.

Il leur reste deux mois et demi pour établir une nouvelle marque.

« Ce qui nous arrive? C’est simple. Les joueurs qui s’apprêtent à sauter sur la glace n’attendent pas que les autres touchent à la rampe », commente-t-il.

« C’est une question de concentration, purement et simplement. Certains individus manquent de concentration. »

Boucher n’a pas d’autres explications à fournir.

« Je peux simplement vous confirmer que cette situation ne me rend pas trop heureux. Je ne peux quand même pas retenir mes joueurs par le chandail! J’ai d’autres chats à fouetter. »