Ses Sénateurs ont subi une défaite gênante mercredi à Boston, mais Guy Boucher croit toujours en ses chances d’accéder aux séries éliminatoires. «Je ne me noierai pas», martèle-t-il.

Boucher continue d’y croire

Guy Boucher a beau avoir dit mercredi qu’il doit commencer à penser à plus long terme en donnant plus de temps de glace à des espoirs comme Thomas Chabot et Filip Chlapik, il ne faut pas interpréter ça comme si l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa a lancé la serviette sur cette saison avant même de tourner la dernière page du calendrier de 2017.

De retour au Centre Canadian Tire au lendemain du revers de 5-1 à Boston encaissé au retour de la pause de Noël, Boucher a réitéré après avoir tenu un rare entraînement qu’il croit toujours aux chances de son club qui occupe le 29e rang de la LNH de renverser la vapeur alors qu’approche la mi-saison.

« C’est certain que nous sommes fragiles et que nous devons être plus forts mentalement », a-t-il laissé entendre d’entrée de jeu.

« La constance n’est pas là pour plusieurs membres de l’équipe, incluant nos gardiens (Craig Anderson et Mike Condon). Est-ce en raison des attentes ? Probablement. Tu t’attends à avoir tel genre de saison, et quand ça n’arrive pas, tu restes sur ta faim en termes d’attentes, puis tu te noies. Moi, je ne fais pas ça, je nage et je ne me noierai pas. Les joueurs doivent nager eux aussi, et c’est une question d’attitude et d’éthique de travail pour ensuite obtenir ce que tu mérites », estime-t-il.

Les attentes qui pouvaient être démesurées en début de saison pour une équipe qui était à un but près d’atteindre la finale de la coupe Stanley il y a sept mois ont fait place à la réalité qu’à moins d’un miracle, il n’y aura pas de hockey de la LNH dans la capitale le printemps prochain, quand les grands froids actuels ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Dans cette optique, faire confiance à des jeunes comme Chabot et Chlapik est fort logique.

« En réalité, on pense au court comme au long terme, parce qu’un gars comme “Boro” (Mark Borowiecki) ne revient pas tout de suite, et (Chris) Wideman est parti pour longtemps. Donc il y a une chance et il (Chabot) mérite de la saisir. On ne lui donne pas un essai, on n’essaye personne. Chlapik est ici parce qu’il méritait un rappel. Je ne décide pas qui monte, c’est la direction qui sait qui le mérite. J’aime leur éthique de travail, Chlapik comme Nick Paul également. Est-ce qu’ils font des erreurs ici et là, oui, mais je recherche une attitude, une éthique de travail et une discipline. Ils apportent ça et un enthousiasme, leur travail est de rendre ça contagieux. Et Chabot a marqué un autre but avec une bonne mentalité de tireur, son jeu se développe », a noté Boucher.

« Il ne serait pas ici juste pour remplir un poste. Présentement, son développement est trop précieux pour qu’on le bousille, pour être bien honnête », a-t-il ajouté.

Chabot a été le troisième arrière le plus utilisé mercredi à Boston, après Erik Karlsson et Cody Ceci, avec ses 21:17 minutes passées sur la glace. Il a été le seul à terminer le match avec un différentiel positif (plus-1) alors que Fredrik Claesson a quitté le match tôt en raison de sa majeure et inconduite de partie.

Les vétérans de l’équipe n’ont pas le choix d’accepter que la direction de l’équipe aille dans cette direction.

« Nous méritons d’être où nous sommes, on n’a pas joué assez bien pour gagner. Quand tu n’as pas de succès, des changements vont arriver et c’est de notre faute, les joueurs, on n’a pas fait le travail », a dit le défenseur Dion Phaneuf.