Les Sénateurs n’ont remporté que trois matches en 13 parties sur la route. Ils ont encaissé un autre revers à Montréal, mardi soir.

Boucher avantagé à Ottawa

Guy Boucher a ni plus ni moins levé son chapeau à son homologue du Canadien de Montréal Claude Julien mercredi, au lendemain du revers de 5-2 de ses Sénateurs d’Ottawa au Centre Bell.

L’homme de hockey expérimenté d’Orléans a eu le meilleur sur l’entraîneur-chef de la formation ottavienne mardi soir.

Il a notamment inséré le rapide attaquant originaire d’Ottawa Paul Byron aux côtés de Max Domi et Jonathan Drouin à la place d’Andrew Shaw en deuxième période, ce qui a produit deux buts rapides.

Boucher parlait de la piètre fiche de son club à l’étranger cette saison, seulement trois gains en 13 parties (3-9-1), estimant que le meilleur dossier à domicile des siens (9-4-2) s’explique par le principal avantage conféré à l’équipe locale, soit de choisir après l’adversaire les joueurs qui sont envoyés sur la patinoire après un arrêt de jeu.

« À la maison, on a les matchups qu’on veut, c’est évident. Ça nous aide. Les gens pensent que c’est à cause des partisans, et c’est sûr que tu es confortable d’avoir tes propres partisans. Mais le vrai avantage, c’est de faire jouer tes joueurs contre qui tu veux de l’autre côté, ce qui fait que tu te crées une identité et du momentum pendant ton match. Tu es capable d’avoir une constance par rapport à ce que tu vois. Tandis que tu es sujet au contraire sur la route. Et l’adversaire, ce sont des bons coachs de l’autre bord. Claude [Julien], les faiblesses, il sait quoi attaquer », a-t-il souligné après l’entraînement des siens mercredi, de retour au Centre Canadian Tire, où cette série aller-retour entre rivaux de la 417/40 va se transporter jeudi soir.

« C’est la même chose de mon côté, quand l’adversaire vient ici, on les a étudiés assez, on sait quoi faire. On a un gros avantage. Étant donné qu’on manque d’expérience sur à peu près toutes nos paires de défenseurs et nos attaquants, on a plus de misère sur la route, tandis qu’à la maison, on est plus capable de cacher certaines faiblesses », a-t-il ajouté.

Pendant la récente série de quatre revers de suite qui a pris fin la semaine dernière à Philadelphie, Boucher a tenté de colmater les brèches sur ses trios offensifs en insérant ses spécialistes de la défensive, les Zack Smith, Tom Pyatt et Magnus Paajarvi, sur des lignes différentes. Après une série de trois gains d’affilée, il n’a pas modifié ses lignes en se présentant à Montréal mardi, et malgré la défaite, il n’a pas l’intention d’apporter de changements jeudi soir. Il faut cependant s’attendre à ce qu’il demande à ses trois plombiers de contrer les élans du trio de Domi.

« Ils ont été meilleurs que nous [mardi] et ils ont gardé le pied sur l’accélérateur, il était difficile d’essayer de remonter, a souligné Smith. C’est un match seulement. Il y a quelques jours seulement, on jouait notre meilleur hockey des deux dernières années probablement. Nous avons encore confiance que notre jeu s’en va dans la bonne direction, surtout défensivement... Nous avons beaucoup à prouver lors du deuxième match de cette série aller-retour contre un rival de notre division. C’est bon de ne pas avoir trop de jours pour y penser, qu’on les affronte à nouveau [jeudi]. »

Les deux clubs auront même un troisième affrontement en 12 jours samedi de la semaine prochaine, à la fin d’un voyage qui amènera les Sénateurs auparavant à Nashville et Détroit.

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Max Domi (13) des Canadiens de Montréal contre Drake Batherson (79) des Sénateurs de Ottawa pendant la première période d’action de la LNH au Centre Bell.

DOMI A PRIS BATHERSON PAR SURPRISE

L’attaquant Drake Batherson aurait pu livrer un premier combat dans la LNH avant d’obtenir un premier point à l’étranger depuis son rappel mardi à Montréal, quand Max Domi s’en est pris à lui pour une mise en échec pourtant légale à l’endroit d’Andrew Shaw au premier tiers du revers de 5-2 des Sénateurs. « Il m’a pris par surprise, j’ai fini ma mise en échec et il avait déjà lâché les gants. Je ne m’y attendais pas, j’ai juste fait du mieux que je pouvais pour me protéger. J’ai regardé la reprise pour m’assurer que ce n’était pas salaud et je pense que j’avais bien fait. Mais c’est le hockey, il faut juste être prêt pour ça. Ça fait partie d’une bonne rivalité, surtout qu’on s’affronte trois fois en peu de temps », a confié Batherson mercredi, lui qui a lâché les gants quatre fois pendant sa carrière dans la LHJMQ avec le Cap-Breton et Blainville-Boisbriand.