La brigade défensive était privée d’un de ses principaux éléments, hier en Arizona. Mike Borowiecki a dû se contenter de regarder des gradins son coéquipier Chris Widemen tenter de freiner les ardeurs d’Alex Galchenyuk.

Borowiecki est confus

GLENDALE — Mark Borowiecki s’en doute bien, il est un joueur marqué au fer rouge jusqu’à nouvel ordre dans la LNH.

Ça n’empêche pas le défenseur des Sénateurs d’être confus quant à l’endroit où se trouve la ligne de démarcation entre une mise en échec légale et une qui est illégale. Le robuste défenseur a été suspendu pour trois matches par le préfet de discipline George Parros pour un coup à la tête de l’attaquant Cody Eakin, des Golden Knights de Vegas, dimanche dernier.

Borowiecki pensait que lui et les dirigeants de l’équipe avaient élaboré une bonne défense dans ce cas, survenu à son premier match après avoir été suspendu une rencontre pour un coup de coude/avant-bras qui a valu une commotion cérébrale au défenseur recrue des Bruins de Boston Urho Vaakanaienen. Une audience téléphonique tenue lundi n’a cependant pas donné le résultat espéré, même si la décision rendue par vidéo spécifie que Eakin était éligible à se faire frapper, et que l’entraîneur des Knights Gerard Gallant a déclaré que Borowiecki n’avait pas cherché à blesser intentionnellement son joueur.

« C’est un peu ce qui crée de la confusion parfois. Mais si tu joues sur la ligne, parfois tu vas la traverser et les conséquences sont ce qu’elles sont », a-t-il déclaré après l’exercice matinal des Sénateurs mardi matin.

« J’aimerais dire d’entrée de jeu que je ne veux d’aucune façon placer de la responsabilité sur Cody Eakin. Il n’est pas à blâmer pour ceci, mais notre argumentation tournait autour du fait que si sa tête avait été haute, où aurait été le principal point de contact ? Je pense que ce serait son muscle pectoral gauche... À mon avis, honnêtement, ce coup à Vegas était une bonne mise en échec de hockey, un bon jeu », avance-t-il.

Borowiecki a expliqué que sur le jeu en question, il avait quitté son poste de défenseur à gauche à la ligne bleue adverse pour aller dans l’enclave afin de présenter une option de passe à son coéquipier Colin White, qui avait la rondelle. Un joueur des Knights l’a couvert et l’a fait dévier de sa trajectoire, puis quand White a tenté une passe dans qu’Eakin a interceptée, il est arrivé directement sur lui et l’a plaqué alors qu’il avait la tête basse. Il ne comprend pas comment il aurait pu agir autrement, alors que la vidéo produite par le département de la sécurité des joueurs mentionne qu’il aurait fallu qu’il prenne un angle différent pour le plaquer.

« Je vais vous dire la même chose que j’ai dite à George pendant l’audience, ma réaction initiale était que nous allions avoir un jeu de puissance de deux minutes. Je pensais qu’ils (les Knights) obtenaient deux minutes comme instigateurs (d’une bataille). En temps réel, les arbitres n’ont pas appelé de punition (contre lui). Je ne sais pas ce qui est arrivé après ça », a dit Borowiecki, qui a écopé d’une majeure pour coup à la tête, entraînant automatiquement son expulsion du match.

Alors que son patron Guy Boucher refusait de commenter la décision de la LNH, Borowiecki cherchait à faire contre mauvaise fortune, bon cœur. « Peut-être que le salaire que je vais perdre (près de 44 000 $) et qui va au Fonds d’assistance des joueurs va aider un gars qui en a besoin. Et en n’allant pas à Buffalo samedi avec l’équipe, je vais aller patiner avec les Condors d’Ottawa (club dont il est le capitaine honoraire) », a-t-il indiqué.