Si on oublie la défaite contre les Hurricanes, lundi était une bonne journée pour Mark Borowiecki. Son ami Ben Sexton a rejoint l'équipe et il a été nommé représentant des Sénateurs pour l'obtention du trophée Bill-Masterton.

Borowiecki candidat au trophée Bill-Masterton

RALEIGH — Mark Borowiecki est, depuis toujours, un exemple de persévérance. Il a toujours été un grand joueur d’équipe. Il mérite depuis longtemps d’être considéré pour l’obtention du trophée Bill-Masterton.

Le défenseur vient cependant de vivre une année plus difficile que les autres.

« J’ai eu des hauts et des bas. J’ai été obligé de m’absenter pour des raisons personnelles. J’ai subi une blessure assez sérieuse. Ça m’a poussé à me remettre en question », dit-il.

« Les gens qui m’ont élevé m’ont enseigné à travailler pour surmonter les obstacles. C’est ce que j’ai fait. En ce moment, j’ai l’impression de jouer le meilleur hockey de toute ma carrière », enchaîne-t-il.

Tout cela n’a pas échappé aux journalistes d’Ottawa qui sont membres de la Professional Hockey Writers Association (PHWA). Borowiecki sera le représentant des Sénateurs, ce printemps. Le scrutin final réunit chaque année un représentant de toutes les équipes de la LNH. « Je suis terriblement reconnaissant. Et je suis un peu surpris, aussi. Vous me connaissez. J’essaie juste d’être un gars normal qui joue au hockey. »

Un responsable des communications des Sénateurs a informé Borowiecki de sa nomination, lundi matin. Il s’est empressé de trouver tous les scribes qui étaient au PNC Arena pour leur serrer la main. Plus d’une fois.

« Les gars comme moi n’ont pas souvent la chance de remporter des honneurs individuels », précise-t-il.

Sexton

Borowiecki flotte sur son nuage depuis près de 48 heures.

Dans le vestiaire des visiteurs, en Caroline du nord, il était assis à côté d’un de ses meilleurs amis.

Tel que prévu, Ben Sexton a fait ses débuts dans la LNH contre les Hurricanes.

« Ben est comme un train en dehors de la patinoire. Il travaille, travaille et travaille encore », a souligné Borowiecki.

Ces commentaires ont fait sourire un collègue.

Le collègue a demandé à Sexton s’il trouvait ça normal que Borowiecki soit plus excité que lui.

« Je suis très emballé », a répliqué du tac au tac l’attaquant fraîchement rappelé de Belleville.

Sexton est né à Ottawa en 1991. Son père, Randy, a occupé le poste de directeur général des Sénateurs entre 1993 et 1995.

« J’ai assisté à plusieurs matches, durant cette période, mais je ne m’en souviens pas vraiment. Je conserve quelques souvenirs des rassemblements de partisans et de mes premières rencontres avec Spartacat. J’étais juste un fan qui essayait de récolter le plus d’autographes possible. »

Ses joueurs favoris, durant sa jeunesse, étaient Daniel Alfredsson et Mike Fisher.

« Deux gars qui jouaient au hockey de la bonne façon. Ils étaient aussi des modèles à l’extérieur de la patinoire. Ils s’impliquaient constamment dans la communauté », raconte-t-il.

Sexton s’efforce de s’impliquer à son tour dans son milieu de vie. « Selon ce qu’on me dit, les autres joueurs de Belleville étaient tous très heureux quand nous l’avons rappelé. Ça vous en dit long sur sa personnalité », souligne Guy Boucher.

Sexton ne manquait pas de soutien, en Caroline. Son père, sa mère, sa fiancée et ses deux frères ont fait le voyage pour le voir en action.