Mark Borowiecki a discuté avec le préfet de discipline, George Parros, mercredi.

Borowiecki accepte sa sentence

Mark Borowiecki a accepté de façon magnanime la suspension d’un match qui lui a été imposée par la LNH pour un coup porté à la tête du défenseur recrue Urho Vaakanainen, des Bruins de Boston.

Le défenseur des Sénateurs n’en veut pas au préfet de discipline George Parros. Pas trop en tout cas, même s’il aurait aimé voir celui-ci punir également l’attaquant du Canadien Brendan Gallagher pour un double-échec à la tête qu’il a encaissé samedi dernier.

« Nous avons eu une audience téléphonique productive (mercredi) avec George et ses collègues. Je pense que notre organisation a présenté une bonne défense. Mais évidemment, George a un travail difficile et il va toujours y avoir un côté qui n’est pas content de lui. Je suis toujours prêt cependant à avouer mes fautes, je vais donc respecter sa décision », a-t-il affirmé d’entrée de jeu lors d’une mêlée de presse qui a suivi l’entraînement quotidien de son club au Centre Canadian Tire.

Pour se défendre du coup d’avant-bras/coude qu’il a donné à Vaakanainen à 3:05 de la première période lors d’une mêlée dans l’enceinte du filet des Sénateurs, Borowiecki a surtout exprimé qu’il n’y avait aucune préméditation, aucune malice dans son geste.

« Je veux que ce soit clair, et je l’ai dit (à Parros) hier, il n’y avait absolument aucune intention de blesser là-dessus, je ne voulais pas viser sa tête de quelque manière que ce soit. C’était un jeu où j’ai simplement réagi, il y avait une rondelle libre devant le filet, un défenseur s’amenait rapidement et j’ai juste levé mon bras pour bloquer le devant de mon filet. Malheureusement, ça l’a atteint à la tête, je me sens mal pour ça. C’est ça qui est ça à ce moment-ci », a-t-il souligné, notant que la séquence paraît mal quand on regarde le vidéo au ralenti, alors qu’en temps réel, le jeu va vite.

Ayant lui-même raté plusieurs semaines d’activités en raison d’une commotion cérébrale la saison dernière (« je ne porte pas une visière teintée pour obtenir des points de style », a-t-il dit lundi), Borowiecki sympathisait particulièrement avec Vaakanainen, une recrue de 19 ans.

« Il n’a rien à se reprocher, il fonçait au filet pour une rondelle libre. C’est un accident malheureux... J’ai traversé des moments pénibles en raison de blessures du genre (commotions), des affaires que bien des gens ne savent pas. Je ne souhaite ça à personne, surtout pas un jeune défenseur qui tente de s’établir dans la ligue », a-t-il indiqué.

En ce sens, il aimerait contacter le jeune Finlandais pour exprimer ses regrets. « Je ne l’ai pas encore fait, j’attends de voir un peu ce qu’il en retourne. Il a eu un diagnostic de commotion, j’espère qu’elle n’est pas sévère. J’aimerais trouver son numéro (de téléphone). Sur la glace, à l’arrêt de jeu suivant, je suis allé au banc pour m’excuser, j’ai vu qu’il avait les yeux un peu vitreux », a raconté Borowiecki, alors que Vaakanainen a terminé la première période, mais n’est pas revenu par la suite.

L’entraîneur-chef Guy Boucher a accepté la décision sans se plaindre lui aussi. « Si vous êtes pour être suspendu, un match, c’est la meilleure sentence possible. Ça aurait pu être pire. Moi, je ne m’attarde pas là-dessus, que ce soit la bonne décision ou pas, ce n’est pas à moi de le dire. La ligue a ses standards et elle prend ses décisions avec toute l’information disponible », a-t-il noté.

À Boston, son vis-à-vis Bruce Cassidy n’a pas commenté beaucoup plus. « Je ne veux pas trop en parler. C’est ironique que la veille, notre équipe a eu une rencontre avec George Parros, tout comme Ottawa. Je suis heureux qu’ils aient reconnu (une infraction). J’aurais aimé que ça soit vu sur la glace également », a-t-il dit.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Wolanin rappelé

En raison de la suspension à Mark Borowiecki, et de l’incertitude concernant l’état de santé de Cody Ceci et Ben Harpur, les Sénateurs ont rappelé le défenseur Christian Wolanin de leur club-école de Belleville avant de prendre le chemin de Denver jeudi. « On part en voyage et on veut s’assurer d’avoir assez de gars pour passer à travers le voyage, a expliqué Guy Boucher. Je ne sais pas si (Wolanin) va jouer, ça va dépendre, on ne sait pas combien de gars vont être prêts. » Boucher aimerait revenir avec un alignement à sept défenseurs, et il y en avait neuf sur la glace à l’entraînement avec Cody Ceci, qui devrait pouvoir affronter l’Avalanche, et Ben Harpur, qui a patiné jeudi après avoir été blessé au « milieu du corps » samedi contre Montréal. Il était du voyage vers le Colorado en après-midi.

Nerveux au camp

Wolanin, que Boucher considère très semblable à Maxime Lajoie, connaissait un bon début de saison avec Belleville, ayant récolté un but et deux passes en sept rencontres, avec un différentiel de plus-3. Il avait aussi bien fait à sa sortie des rangs universitaires à la fin de la saison dernière, lors d’une audition de 10 matches. « Je pense que j’ai joué nerveusement au camp d’entraînement (en septembre). Je n’en ai pas arraché comme certains le pensent, mais j’étais un peu anxieux et je pense que c’est pourquoi je ne me suis pas taillé un poste. En ayant joué dans la Ligue américaine, je sais que je peux jouer là et je pense aussi avoir ma place dans la LNH, c’est juste une question de le prouver. Je vais tenter de le faire si j’ai une chance de jouer », a-t-il confié au collègue Nick St-Pierre, d’Unique FM.

Entre les lignes

Comme Cody Ceci, l’attaquant Max McCormick aurait le feu vert pour revenir au jeu vendredi, mais Guy Boucher se garde une petite gêne dans leurs cas, attendant de voir comment tout son monde va se sentir après l’entraînement matinal de vendredi à Denver.

Boucher ne pense pas que Duchene va être affecté négativement en retournant au Pepsi Centre pour la première fois. « Ça reste un match de hockey, sur une glace avec des bandes. Chaque gars compose avec ça différemment, mais “Duchy” est un professionnel, assez vieux pour bien gérer ça », a-t-il dit... 

Boucher n’a plus que 12 attaquants à sa disposition, avec le renvoi cette semaine de Paul Carey à Belleville. Il a joué cinq matches sans obtenir de point.