«Les amateurs méritaient de savoir quel est le plan ici, ils auraient probablement dû le savoir plus tôt. J’étais heureux d’aider à véhiculer ce message.» affirme Mark Borowiecki après avoir participé à un vidéo de questions avec Eugene Melnyk.

Borowiecki a «fait une faveur» à Melnyk

Erik Karlsson était présent au tournoi de golf de veille de début de camp d’entraînement des Sénateurs d’Ottawa mercredi au club Royal Ottawa de Gatineau, mais il faudra attendre aux examens médicaux de jeudi avant qu’il ne parle aux médias, s’il n’est pas échangé auparavant évidemment.

En attendant, c’est un autre défenseur, Mark Borowiecki, qui était le joueur le plus attendu, pas autant pour parler de la saison qui s’en vient que pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à participer à un vidéo promotionnel de l’équipe avec le propriétaire Eugene Melnyk mis en ligne en début de semaine, où il a agi comme interviewer pour demander notamment « quel est le plan » de relance de l’organisation.

« On m’a approché pour faire quelque chose pour l’équipe, on m’a dit de quoi il en retournait et comme membre de cette organisation, c’était une chance de lancer un message aux partisans et aux détenteurs d’abonnements. Les amateurs méritaient de savoir quel est le plan ici, ils auraient probablement dû le savoir plus tôt. J’étais heureux d’aider à véhiculer ce message. Je l’ai fait en sachant très bien qu’il y aurait des réactions négatives. Ça fait partie d’être un adulte. Moi, je vais faire tout ce que je peux pour aider cette équipe », a lancé le défenseur originaire du secteur Kanata d’Ottawa.

« Si des gens veulent se cacher derrière un ordinateur ou un nom d’utilisateur pour m’insulter, c’est correct, je suis un grand gars. Ça ne m’inquiète pas trop. En ligne, ça semble être “cool” présentement de sauter sur cette équipe, je comprends ça. La dernière année a été difficile, des choses sont arrivées qui étaient hors de notre contrôle et qui ont donné un mauvais reflet de l’organisation, je le comprends aussi. Mais la chose facile aurait été de ne rien faire, laisser la tempête passer et espérer que je sois encore là de l’autre côté. Ça aurait été la solution facile, mais ce n’est pas moi. J’ai pris le risque d’être la cible de critiques en faisant une faveur au club », a-t-il ajouté.

Borowiecki ne s’inquiétait pas trop de la réaction des amateurs dans les réseaux sociaux, et il ne pense pas non plus que ses coéquipiers vont lui tenir rigueur de s’être affiché ainsi aux côtés de celui qui signe leurs chèques de paie — et qui pourrait potentiellement les mettre en lock-out l’an prochain alors que la LNH et l’Association des joueurs auront l’option de rouvrir la convention collective les liant.

« Les gens voudraient probablement entendre que les gars m’ont encerclé et qu’ils voulaient se battre avec moi. C’est ce qui est arrivé, “Duchy” (Matt Duchene) m’a sauté dans la face, a-t-il blagué. Non, ce n’est pas le cas. J’étais un peu stressé quand c’est sorti, je savais qu’il y aurait de vives réactions. Les gens qui vont me détester pour ça me détestaient déjà. Ça ne m’affecte pas. J’ai eu une bonne conversation avec “Dutch” et avec “Wides” (Chris Wideman), ils m’ont calmé en me disant qu’il y avait pire dans la vie que quelques personnes en ligne qui critiquent quelque chose que tu as fait avec de bonnes intentions », a-t-il indiqué.

Joueur apprécié de ses coéquipiers parce qu’il se porte à leur défense lorsque la situation le dicte et qu’il sacrifie son corps en bloquant des tirs et distribuant des mises en échec, Borowiecki pense que les problèmes du « vestiaire divisé » de l’an dernier sont derrière l’équipe. « Nous allons être beaucoup plus ensemble cette saison, on s’en est déjà parlé... Il y a eu des occasions l’an dernier où quelque chose aurait dû être dit dans le vestiaire et ça n’a pas été fait, je le regrette », estime-t-il.

+

Matt Duchene a le droit de négocier une nouvelle entente depuis le 1er juillet, mais il n’y a pas eu de pourparlers sérieux jusqu’à maintenant.

STONE ET DUCHENE PRÊTS À REBONDIR

La perspective de se retrouver avec une équipe en reconstruction complète, telle qu’évoquée par le propriétaire Eugene Melnyk cette semaine, n’effraie apparemment pas trop Mark Stone et Matt Duchene.

Les deux piliers pourraient évidemment abandonner la barque en cours de route alors qu’ils seront éligibles à leur autonomie complète le 1er juillet prochain, à moins qu’ils ne signent des prolongations de contrat — ou qu’ils ne soient échangés au plus offrant — avant d’en arriver là.

« Des reconstructions peuvent prendre deux mois, 10 mois, ou trois ans. Je suis ici maintenant, je veux gagner des matches de hockey et nous allons essayer de gagner avec ceux qui seront dans ce vestiaire le 4 octobre quand la saison va débuter », a lancé Stone.

Ce dernier a réitéré qu’il est satisfait d’avoir signé un contrat d’un an seulement, à un salaire de 7,35 millions $, juste avant de passer devant un arbitre au début d’août. « On a tenté de s’entendre à long terme, sans succès, mais on a réussi à négocier une entente d’un an. C’est bon, maintenant je peux me concentrer sur le hockey et on a quelques mois avant de penser à la suite des choses », a-t-il commenté, lui qui ne pourra reprendre les négociations pour une prolongation de contrat avant le 1er janvier.

Duchene a le droit de négocier une nouvelle entente depuis le 1er juillet, mais il n’y a pas eu de pourparlers sérieux jusqu’à maintenant. Il n’a pas voulu commenter quand Le Droit lui a demandé s’il refusera de parler de contrat une fois la saison commencée. « C’est la dernière chose qui est dans mon esprit, pour être bien honnête. Je suis juste prêt pour le camp, je suis excité de patiner avec les gars pour de vrai maintenant. Le reste, ça va se régler de soi-même. Je crois que tout va finir comme ça doit finir. Je prends ça au jour le jour, je suis un Sénateur d’Ottawa aujourd’hui. On verra ce que l’avenir nous réserve, j’espère faire partie de la réponse ici cette année », a noté le centre acquis du Colorado dans l’échange à trois clubs qui a envoyé Kyle Turris à Nashville.

Duchene, qui fera 6 M $ cette saison, n’a pas voulu parler non plus de l’impact que le départ possible d’Erik Karlsson pourrait avoir sur les décisions qu’il prendra. « Je n’y ai pas pensé. Erik est avec nous présentement, il est encore notre capitaine et nous sommes heureux de l’avoir avec nous », a-t-il laissé entendre.