Bobby Ryan.

Bobby Ryan se voit rester à Ottawa

Sa présente saison est déjà terminée et la prochaine sera la dernière de son contrat, mais Bobby Ryan s'est dit ouvert à la possibilité de prolonger son séjour dans la capitale nationale, malgré les ratées de son club au cours d'un hiver particulièrement long.
L'attaquant des Sénateurs, acquis à gros prix des Ducks d'Anaheim l'été dernier, a rencontré hier la presse locale pour la première fois depuis qu'il a été opéré pour une hernie sportive la semaine dernière et il ne s'est pas défilé lorsque la question de son avenir à long terme a été abordée.
«Je sais qu'on ne peut pas en parler avant le 1er juillet (selon la convention collective) et pour dire la vérité, c'est une arrière-pensée pour moi jusqu'à maintenant. Je sais qu'il y a plusieurs gars de l'équipe qui ont besoin de contrats d'ici un an et que l'organisation va devoir commencer à faire des choses pour aller dans la bonne direction avec certains joueurs. Mais moi, j'adore ça ici, nous aimons ça (lui et sa fiancée), plus important encore. Le changement a été très bon pour nous. Quand le temps va être venu, si Bryan (Murray, le d.g.) veut s'asseoir pour avoir cette conversation, on va le faire», a-t-il répondu à ce sujet.
Les Sénateurs ont cédé leur premier choix de juin prochain, qui s'annonce assez élevé, ainsi que les attaquants Jakob Silfverberg et Stefan Noesen pour obtenir l'attaquant américain de 27 ans. Ils ne voudront certes pas le laisser écouler la dernière année de contrat et risquer ensuite de le perdre pour rien sur le marché des joueurs autonomes sans compensation. Son ouverture à une éventuelle prolongation de son pacte qui lui rapporte en moyenne 5,1 millions$ par année est certes une bonne nouvelle pour Murray.
«Je disais la même chose à Anaheim, quand tu es repêché par une organisation, ou que tu y es échangé, tu veux récompenser cette organisation et en faire partie à long terme. Tu veux amener ce club à un autre niveau et faire partie de quelque chose de spécial. C'est comme ça que je me sentais quand j'ai été échangé, et l'organisation ici est de première classe, elle vous traite comme des membres de la famille», souligne celui qui a amassé 23 buts et 48 points en 70 parties avant son opération, qui s'est «bien déroulée», a-t-il rapporté.
Son père étant un ami de longue du président des Flyers de Philadelphie Bobby Clarke, plusieurs lui prêtent l'intention de jouer pour eux un de ces jours, mais Ryan dément la rumeur. «J'ai toujours voulu faire partie d'une seule équipe, maintenant je suis avec une deuxième... Je n'ai jamais eu de conversation (avec ses parents) pour me rapprocher d'eux. Présentement, je suis un Sénateur et j'aime vraiment ça.»
Les difficultés de l'équipe à sa première saison à Ottawa ne lui font pas croire qu'il aurait une meilleure chance de gagner ailleurs, lui qui a établi une belle complicité avec Kyle Turris et Clarke MacArthur.
Bizarre de saison
«Cette saison a été bizarre, il s'est passé plein de choses. Par moments, tout était beau, à d'autres, on faisait deux pas vers l'arrière après un vers l'avant... Je vois du potentiel cependant, les gars qui montent, les (Mark) Stone et (Mike) Hoffman peuvent contribuer, (Jean-Gabriel) Pageau. Le futur est brillant, peu importe ce qui arrivera avec les cinq gars à la recherche de contrats d'ici un an et demi», a ajouté Ryan.
Ils sont en fait six piliers du club qui auront besoin de nouveaux pactes, soit Craig Anderson, Jason Spezza, Clarke MacArthur et Marc Méthot, à qui il reste un an aux contrats, ainsi qu'à Milan Michalek et Ales Hemsky, agents libres cet été.
Ryan a aussi mentionné hier que sa blessure subie vers la fin novembre l'a ralenti «jusqu'à un certain point, mais je voulais jouer pour les gars, pour ma nouvelle équipe. Je manquais un peu de force dans mes tirs et à d'autres endroits. La douleur était tolérable, mais ça a empiré avec le temps. Le fait que c'était une année olympique était peut-être un peu dans le derrière de ma tête, mais je voulais jouer».
Son entraîneur Paul MacLean s'est dit satisfait de sa campagne: «Il est arrivé hot, comme il l'avait dit (sur Twitter). Il était parti pour une saison d'environ 35 buts lors des 25 premiers matches, mais la blessure qu'il a subie l'a ralenti, c'est évident. Mais on est très satisfait de sa saison», a-t-il noté.
mbrassard@ledroit.com