Bobby Ryan disputera un premier match en plein air, samedi, quand les Sénateurs se mesureront au Canadien dans le cadre de la Classique LNH100 à la Place TD.

Bobby Ryan, néophyte

Un joueur de la LNH qui n’a jamais pratiqué son sport sur une patinoire extérieure ? Ça se peut.

Bobby Ryan disputera un premier match en plein air, samedi, quand les Sénateurs se mesureront au Canadien dans le cadre de la Classique LNH100 à la Place TD.

Ce n’est pas entièrement sa faute.

« Comme tout le monde, j’ai donné mes premiers coups de patin à l’extérieur. J’ai passé les premières années de ma vie au New Jersey. »

Ryan était âgé d’une dizaine d’années quand sa famille a quitté la côte est américaine pour s’installer à El Segundo, en banlieue de Los Angeles.

Là-bas, il n’y a pas de patinoires extérieures dans les parcs municipaux.

Ryan a connu autre chose. Il jouait souvent au hockey à l’extérieur... avec des patins à roues alignées aux pieds.

Le roller hockey était un sport très à la mode en Californie, vers la fin des années 1990.

Pro Beach Hockey, un circuit professionnel, a même existé pendant trois saisons. Des matches étaient même diffusés sur les ondes du réseau ESPN.

« Mes premières idoles dans le monde du hockey étaient les joueurs des Flyers de Philadelphie. Après notre déménagement, ces joueurs de roller-hockey les ont rapidement remplacés. À 12 ans, je passais beaucoup plus de temps à jouer au roller-hockey sur le bord de l’océan que sur la patinoire, avec mes patins à glace », raconte-t-il.

Des adultes, membres d’une ligue récréative, avaient plus ou moins « adopté » le gamin.

« Mes amis jouaient chaque jour sur leur heure de lunch. Ma mère me faisait l’école à la maison. Un membre de mon groupe venait me chercher à la maison. Un autre me ramenait quand notre partie était finie. Lorsque personne n’était disponible, j’étais bien capable de chausser mes patins à la maison et rouler pendant quatre miles pour aller les rejoindre. »

« Les hommes ne me faisaient pas de quartier. C’était du hockey robuste. Nous ne portions pas d’équipement, à l’exception de nos gants. Quand on tombait, on s’écorchait les jambes sur l’asphalte. »

Ryan a gardé contact avec quelques-uns de ses anciens coéquipiers et adversaires de l’époque.

Avec Duchene

Après avoir parlé de ses vieux copains de la Californie, Bobby Ryan a pris quelques minutes pour discuter d’un nouveau copain.

Il vient de connaître deux bons matches consécutifs avec Matt Duchene.

Mercredi, contre les Rangers, les résultats étaient même au rendez-vous. Le duo a été à l’origine des deux premiers buts marqués par les Sénateurs.

Ce n’est pas énorme, mais c’est un point de départ.

« J’ai comme peur de vous dire que les choses sont en train de cliquer pour nous. J’ai quand même l’impression que nous avons commencé à nous rapprocher, mardi, lors de notre passage à Buffalo. Si les choses pouvaient continuer de progresser dans la bonne direction, ce serait génial. Nous avons travaillé très fort, lui et moi, dans le but que les choses débloquent. »

« La victoire contre les Rangers nous a fait beaucoup de bien, moralement. Il est agréable d’attaquer ce week-end important sur une note victorieuse. »

Anderson prêt pour le CH... et le froid

À l’approche de son premier match en plein air, Craig Anderson se montre aussi pragmatique qu’à son habitude.

« Il fera froid », a-t-il simplement répondu quand on lui a demandé de parler de ses attentes face à la Classique LNH100 qui sera présentée ce week-end.

Le gardien des Sénateurs n’a certainement pas tort. On devrait ressentir une température de moins 16 degrés Celcius, samedi soir, dans les environs de la Place TD.

« Il fera froid, mais les conditions atmosphériques seront les mêmes pour tout le monde », dit-il.

Anderson croit qu’il aura plus de difficultés à s’habituer à la configuration du stade qu’à la météo.

« Nous sommes tellement habitués aux amphithéâtres de la LNH. Les partisans sont si près de nous, contre la baie vitrée. Dans un stade, ils sont beaucoup plus loin. Ça change les perspectives un peu », indique-t-il.

Anderson a pourtant déjà joué dans un stade. Le 2 mars 2014, les Sénateurs ont affronté les Canucks de Vancouver, à BC Place, dans le cadre de la Classique Héritage de la LNH.

Le gardien américain s’était plutôt bien débrouillé. Il avait stoppé 29 tirs. Grâce à lui, les Sénateurs avaient pu effacer un déficit de deux buts pour l’emporter 4-2.

Clarke MacArthur, Erik Karlsson, Cody Ceci et Colin Greening avaient marqué les buts d’Ottawa, dans un match disputé devant 54 194 spectateurs.

Anderson ne connaît pas le meilleur début de saison de sa carrière. Il a livré une de ses pires performances lors de son seul duel contre le Canadien. Le 30 octobre, au Centre Canadian Tire, il a laissé passer six des 15 lancers dirigés vers son filet avant de s’installer derrière le banc au début de la troisième période.

Il peut cependant recommencer à faire le plein de confiance. Il ressemblait au Craig Anderson des belles années, mercredi soir, dans la victoire contre les Rangers de New York.

« Je me préparerai en fonction de ce match extérieur en portant quelques morceaux de vêtement de plus. On verra bien », a-t-il déclaré.

Burrows de retour ?

L’entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, a donné congé à sa troupe, jeudi.

Dans sa dernière rencontre avec la presse, après le match de mercredi, il a déclaré qu’il n’apportera pas de modifications à sa formation.

Il pourrait toujours changer d’idée et permettre au Québécois Alexandre Burrows de participer à la Classique LNH100.

Burrows a été laissé de côté face aux Rangers, même s’il n’était pas blessé. Boucher ressentait simplement le besoin d’accorder une pause à son vétéran. Burrows a récolté un seul point à ses 15 dernières parties. Il a marqué son dernier but le 4 novembre, contre les Golden Knights de Vegas.