Le joueur des Sénateurs Bobby Ryan contourne le centre des Flames, Paul Byron, dans le plus récent match entre les deux équipes, cette semaine.

Bobby Ryan est à bout de patience

Bobby Ryan n'est vraiment pas du genre à perdre son calme facilement.
Il est peut-être même le joueur le plus calme - après Chris Phillips - à avoir enfilé l'uniforme des Sénateurs dans la dernière décennie.
Mercredi soir, quand il a jeté les gants devant le défenseur des Flames de Calgary Kris Russell, on sentait depuis la galerie de presse que la marmite était sur le point de déborder.
Après le match, dans le vestiaire, Ryan n'a même pas cherché à le nier.
«Il est assez difficile de me faire sortir de mes gonds. J'étais vraiment rendu au bout de ma patience», a-t-il déclaré.
Plusieurs raisons
Les causes de la frustration auraient pu être nombreuses.
- Les défaites qui s'accumulent? Les Sénateurs d'Ottawa ont subi trois défaites en temps réglementaires à leurs quatre premiers matches depuis le retour de la pause olympique. Les deux dernières, contre deux des pires équipes de la Ligue nationale de hockey en Alberta, étaient carrément gênantes.
- Son temps de glace qui diminue? En début de saison, quand tout allait bien, son entraîneur l'utilisait pendant près de 20 minutes par partie. À Edmonton, puis à Calgary, il n'a même pas atteint le plateau des 15 minutes.
- La production offensive qui n'est au rendez-vous? Ryan a marqué 18 buts dans les 41 premières parties de la saison. Il en marqué seulement quatre dans les 22 dernières.
Un peu tout ça? Rien de tout ça?
Relancer l'équipe
Relancer «Des fois, quand la rondelle ne veut pas rentrer, quand tu ne joues pas comme tu voudrais, tu cherches une façon de relancer ton équipe. J'ai essayé quelque chose et ça n'a pas fonctionné. Je venais à peine de m'asseoir au banc des pénalités après mon combat quand les Flames ont marqué leur troisième but de la partie...»
Objectifs à court terme
De retour au vestiaire, après le match, Ryan avait retrouvé ses esprits. Il parlait bien calmement de la position peu enviable dans laquelle les Sénateurs se retrouvent. Il cherchait, sans la moindre trace de frustration, des façons de sauver ce qu'il reste de la saison.
«Dans la vie, je crois sincèrement à l'importance des objectifs à court terme. J'irais même plus loin que ça. Je suis du genre à me fixer des objectifs très simples. C'est en se concentrant sur les tâches les plus simples qu'on atteint ses objectifs à court terme. C'est en atteignant ses objectifs à court terme qu'on réussit de grandes choses à long terme», a-t-il expliqué au représentant du Droit.
«Je pense que tous les joueurs doivent se trouver une raison de sauter sur la patinoire soir après soir. Chris Neil doit essayer de compléter le plus grand nombre de mises en échec possible, les spécialistes des unités spéciales doivent trouver des façons de relancer notre attaque à cinq et ainsi de suite.»
«À compter de maintenant, je vais me concentrer sur les petits objectifs», promet-il.
Marquer des buts
- Et votre premier objectif sera de... «Marquer des buts», s'exclame-t-il.
Ryan ne veut pas faire de promesses qu'il ne pourra pas tenir. Avec 19 matches à jouer en saison régulière, il sera difficile pour lui de connaître sa cinquième saison de plus de 30 buts dans la LNH.
«Je peux quand même faire certaines choses pour stimuler l'attaque. J'ai l'impression d'avoir attendu la rondelle trop souvent au cours des dernières semaines. Je dois juste me rapprocher à cinq ou 10 pieds du filet. Si je fais ça, je vais trouver des rondelles libres. Je vais marquer.»