Bobby Ryan se sent bien mentalement. Selon lui, c’est ce qui fait sa force en ce moment.

Bobby Ryan «en plein contrôle»

RALEIGH — Dans la victoire contre l’Avalanche, mercredi, presque tout a bien fonctionné pour les Sénateurs. Sauf, un truc. La séquence de sept matches consécutifs avec au moins un point de Bobby Ryan a pris fin.

Le vétéran ailier droit a obtenu quelques belles chances de marquer. «Surtout en première période. Je pense à une séquence, en particulier, qui joue en boucle dans ma tête.»

«Notre temps de glace a chuté, par la suite. Nos entraîneurs ont surtout utilisé le trio défensif qui était opposé aux grosses vedettes adverses. C’est correct. Ça me va. Vous ne m’entendrez jamais me plaindre quand on gagne.»

Ryan serait bien mal venu de se plaindre.

Il ne manque pas de temps de glace par les temps qui courent.

Son entraîneur est satisfait de son rendement.

Très satisfait.

Guy Boucher a toujours apprécié Ryan. Il l’aime encore plus quand il joue du gros hockey.

Il a sorti l’encensoir, cette semaine, quand est venu le temps de commenter son jeu.

«Bobby joue bien depuis un certain temps, déjà. Il se pointe dans les secteurs de la patinoire où il faut payer le prix. Et il paie le prix.»

«Il est vraiment utile durant les supériorités numériques. Personne n’est aussi efficace que lui, dans notre équipe, pour transporter la rondelle en zone d’attaque. Il trouve les ouvertures sur la glace. Quand il n’est pas sur la glace, ça se voit immédiatement.»

«Ce que j’aime par-dessus tout, en ce moment, c’est qu’il trouve de la complicité avec à peu près tout le monde. C’est ce qui me laisse croire qu’il est en plein contrôle. Il n’est pas à la remorque. C’est lui qui entraîne les autres.»

Ryan a traversé d’autres belles séquences depuis son arrivée à Ottawa, il y a maintenant cinq ans. Il se montre donc très prudent quand il commente ses propres performances.

«Je me sens bien, se contente-t-il de répondre, quand on lui demande d’expliquer sa récente séquence. Je sais que c’est important. Quand je ne me sens pas bien, mentalement, j’ai tendance à naturellement m’effacer. C’est plus fort que moi. J’essaie simplement de ne pas commettre d’erreurs.»

Les meilleures histoires de hockey mettent rarement en scène des joueurs qui «ont peur de commettre des erreurs».

«Parfois, au hockey, il faut être l’agresseur. C’est important. Quand je ne me sens pas en confiance, je ne bouge pas mes pieds. Je n’essaie pas grand-chose. Je me contente du minimum, je ne veux pas me mettre dans le trouble.»

«Je travaille là-dessus depuis longtemps. J’en ai parlé avec des psychologues sportifs. J’en ai parlé avec des psychologues réguliers, non sportifs. Beaucoup de gens essaient de m’aider. En ce moment, je connais du succès. Ça paye. Le plus important, pour moi, c’est de trouver des moyens de performer avec constance.»

Rumeurs

Contrairement aux autres attaquants d’expérience des Sénateurs, Bobby Ryan n’a pas trop à s’inquiéter, à l’approche de la date limite des transactions. Son contrat devrait le retenir à Ottawa pendant un bout de temps, encore.

Il se plaît dans son rôle de vétéran, au sein d’une jeune équipe.

«Même quand je repense à notre récente séquence de sept ou huit matches sans victoire, je constate que personne ne paniquait. Les jeunes savent qu’ils sont ici pour apprendre et pour progresser. Ils font du bon travail, dans tout ça. C’est bon d’être un vétéran au sein d’une équipe comme celle-là.»

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Dzingel bientôt échangé ?

« Je suis presque certain que Ryan Dzingel sera échangé », a déclaré l’insider du réseau TSN, Darren Dreger, jeudi matin, lors d’un passage sur les ondes d’une station de radio sportive d’Edmonton. L’ailier américain de 26 ans ne fait pas beaucoup couler d’encre. Il vit un peu dans l’ombre de ses coéquipiers Matt Duchene et Mark Stone. Il est pourtant lui aussi sur le point d’obtenir son autonomie complète. « Personne ne parle de Dzingel, et pourtant, il est en voie de connaître une très bonne saison. Il a marqué un autre but, mercredi soir, contre l’Avalanche du Colorado. Il possède un bon coup de patin. Il a une bonne tête. Je crois que Pierre Dorion pourrait obtenir quelque chose d’intéressant dans une transaction », a complété Dreger. Il s’est permis d’ajouter que les Oilers pourraient faire partie des équipes intéressées.

Harpur et les enfants

Ben Harpur prépare déjà son été. Il était tout emballé, cette semaine, de nous parler de l’événement communautaire qu’il est en train d’organiser. The Ben Harpur Big Game se déroulera le 19 juillet prochain, dans la région de Niagara Falls. Au lieu d’organiser un tournoi de golf de bienfaisance, il a choisi d’organiser quelque chose pour les enfants. « Ce sera un gros tournoi de hockey balle qui se déroulera durant une journée complète, raconte-t-il. C’était mon passe-temps favori quand j’étais jeune. J’avais la chance de vivre dans une rue tranquille. Je chaussais mes patins à roues alignées aux environs de 10 h, le matin. Avec mon frère, je jouais jusqu’à l’heure du souper. » En santé, Harpur participe au voyage, ce week-end.