Bobby Ryan sait que les attentes envers lui sont plus élevées à cause de son contrat. Il accepte cette situation.

Bobby Ryan à l’aise avec son contrat

Bobby Ryan réalise très bien qu’il est dans une situation précaire avec les Sénateurs d’Ottawa, avec des jeunes espoirs qui le poussent vers la sortie et un entraîneur qui semble trouver qu’il ne travaille pas toujours assez fort.

Le vétéran attaquant que D.J. Smith a laissé dans les gradins dimanche lors de la victoire contre San Jose sait aussi que son contrat lui rapportant 7,5 M $ pour la présente saison et les deux suivantes fait qu’il est à peu près impossible à échanger. Difficile donc, de sortir de cette situation, à part attendre d’être réinséré dans l’alignement.

Dans ce contexte, est-ce que son contrat est «pourri» («sucks, en anglais), comme l’avait dit Roberto Luongo quand ce dernier s’est trouvé dans une situation similaire à Vancouver ?

«Mon contrat? Je le trouve bien correct!», a-t-il lancé en riant à la question posée par Le Droit après son retour au travail mardi matin avec ses coéquipiers.

«Il me convient parfaitement. Nous avons tous des agents. Les miens ont fait leur travail. Mon contrat fait en sorte qu’on s’attarde davantage à mes performances personnelles. Je comprends tout ça. Ai-je joué à la hauteur de mon salaire? Par moments, oui. Par moments, absolument pas. J’en suis conscient. Mais je ne vais certainement pas vous dire que mon contrat est pourri.»

Différentes émotions

L’attaquant américain de 32 ans, qui en est à sa septième saison dans la capitale, a dit être passé par différentes émotions dimanche matin quand Smith lui a fait part de sa décision. «J’ai gardé les choses à l’intérieur à prime abord. Je suis ensuite venu au match pour être le coéquipier que tu dois être dans cette situation. J’étais content pour les gars qui ont joué un excellent match et remporté la victoire. Hier (lundi, jour de congé), j’ai pu y réfléchir un peu plus. En bout de ligne, tout ce que tu peux faire dans cette situation est d’être patient et être un coéquipier. Autant il y a de la compétition interne, on est tous dans la même équipe et tu veux voir les jeunes gars bien faire. En même temps, c’est évidemment frustrant», avait-il commencé par dire lors de son point de presse.

Il a mentionné avoir compris le message de Smith, qui est «d’être meilleur», et de «produire» offensivement, notamment sur le jeu de puissance.

«J’étais triste au début... Mais tu peux être fâché et maudire le coach, le DG et n’importe qui d’autre que tu veux blâmer, mais ça ne te mènera nulle part. J’ai décidé d’avoir une attitude proactive, prendre ça comme une leçon pour m’améliorer, c’est ce que je vais faire», a ajouté Ryan, qui a mentionné avoir eu une conversation franche avec Smith («il est très bon pour ça», a noté Ryan).

L’entraîneur-chef est évidemment revenu en long et en large sur le cas Ryan au cours de son point de presse, ne s’engageant pas à le faire jouer samedi à Boston lors de la prochaine sortie de son club.

«Bobby a été bon aujourd’hui, il a patiné avec ardeur, il a travaillé. Il est venu ici et il veut se remettre dans le bon chemin. Nous avons une semaine de travail devant nous, on va espérer que le plan fonctionne et que lorsqu’il va obtenir sa chance, il va être prêt», a-t-il indiqué.

Alors que Smith a retranché Ryan dimanche parce qu’il ne voulait pas utiliser son habile attaquant sur un quatrième trio, il semblait ouvert à cette possibilité maintenant.

«Je ne lui en ai pas parlé, mais je pense qu’il accepterait. Il veut jouer et ici, vous pouvez commencer sur la quatrième ligne et finir sur la première très facilement, dépendamment de votre éthique de travail et de votre façon de jouer.»