Blessé plus souvent qu’à son tour aux doigts, Bobby Ryan n’a pas apprécié recevoir un coup de bâton de son ancien coéquipier, Kyle Turris.

Bobby Ryan a juste vu rouge

Une douzaine d’heures plus tard, le combat que Bobby Ryan a livré contre son ancien coéquipier Kyle Turris continuait de faire jaser au Centre Canadian Tire, encore plus que la célébration de Thomas Chabot après son spectaculaire but gagnant en prolongation contre les Predators de Nashville.

Évidemment, dans la foulée de l’échange de Turris dans la transaction qui a amené Matt Duchene avec les Sénateurs d’Ottawa l’an dernier, avant que le vestiaire ne devienne « brisé » selon le DG Pierre Dorion, les adeptes des théories de complot voyaient là un règlement de comptes.

Turris a refusé de parler de l’incident après le match de lundi, disant juste que « c’est ça qui est ça ». De son côté, l’attaquant américain qui n’avait pas lâché les gants depuis le camp d’entraînement de septembre 2016 alors que Patrick Sieloff avait frappé Clarke MacArthur – un coup qui a mené à la fin de sa carrière – a accepté de revenir sur les faits après l’entraînement des siens mardi. Il a assuré qu’il n’y avait pas d’arrière-pensée à sa décision de s’en prendre à un ancien coéquipier avec qui il entretenait une relation « cordiale ».

« Il m’a cinglé sur une main. Je l’ai poussé, il m’a poussé à son tour, ça a dégénéré en bataille. Il n’y a rien de plus que ça, honnêtement, a-t-il commencé par relater. C’est une première pour moi [un combat contre un ancien coéquipier], mais ce n’était pas bizarre. Tu oublies qui c’est quand tu es dans le moment. »

Ryan a subi des blessures à des doigts à neuf reprises depuis le mois de novembre 2014. Il n’a donc pas apprécié de voir le centre des Predators le frapper dans cette région après qu’il lui ait soutiré la rondelle. Mais il n’a pas été surpris, a-t-il laissé entendre.


«  Il m’a cinglé sur une main. Je l’ai poussé, il m’a poussé à son tour, ça a dégénéré en bataille. Il n’y a rien de plus que ça, honnêtement.  »
Bobby Ryan

« Je n’ai pas aimé qu’il me cingle. Il connaît mon historique, il était ici. Il m’a atteint en plein sur un doigt, donc je lui ai donné un whack. Il a répliqué avec un whack, on a échangé d’autres poussées avant que ça devienne plus, a poursuivi Ryan. Ça n’a pas été une surprise... Je lui avais enlevé la rondelle, et Turry est toujours un gars qui se sert de son bâton. Je ne sais pas s’il était fâché que je lui aie soutiré la rondelle, je ne sais pas non plus s’il visait mes mains. Ça m’a pris hors d’équilibre un instant. »

Avantagé au niveau de la taille et du poids, Ryan a largement eu l’avantage dans l’échange. Une fois rendus au banc des punitions, les deux joueurs se sont échangés d’autres politesses. « On s’est souhaité ‘Joyeux Noël’ et on a demandé comment vont les enfants et l’épouse... Non, c’était juste la continuation des émotions de la bataille », a indiqué Ryan.

Ce dernier disputait un troisième match depuis qu’il est revenu au jeu après en avoir raté trois en raison d’une commotion cérébrale. Quand il s’est fait demander s’il n’était pas ironique qu’il ait tenté de se faire justice lui-même dans ces conditions, et avec ses poings en plus, il a rétorqué : « Tu oublies. Quelques personnes m’en ont parlé et tu oublies, tu te laisses emporter par les émotions du moment. Il y a une poussée d’adrénaline et je ne pensais pas à mes mains ou à ma commotion, ça, c’est certain. »

Ses coéquipiers ont adoré le voir montrer autant d’émotions, et son entraîneur Guy Boucher n’avait aucun problème avec ça non plus.

« Il arrive des choses bien pires entre frères dans le salon. J’ai bien plus peur pour le mois de février, j’espère que les Stone et les Tkachuk ne vont pas se battre parce que les deux mères vont m’en vouloir », a blagué Boucher en parlant des matches contre les Flames de Calgary qui verront Mark et Michael Stone ainsi que Brady et Matthew Tkachuk s’affronter.

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Duchene prépare son retour au jeu

Matt Duchene a fait une apparition sur scène avec un groupe qui a offert une prestation pendant la soirée country au Centre Canadian Tire après le gain de 4-3 des Sénateurs. Bientôt, il pense qu’il pourra se retrouver à un endroit où il est encore plus à l’aise, sur la glace.

Le centre des Sénateurs a raté les six derniers matches en raison d’une élongation musculaire à l’aine subie il y a deux semaines lors d’un match contre le Canadien, et il vise reprendre sa place vendredi lorsque son club rendra visite aux Devils du New Jersey.

«C’est encore au jour le jour pour l’instant. J’espère pouvoir jouer vendredi, mais on va voir comment la semaine va progresser. Ça a été difficile d’être au rancart, je déteste être blessé, comme tous les autres gars. Tu te sens impuissant de regarder les matches, mais les gars ont fait du bon travail pendant tous ces matches que j’ai ratés», a-t-il indiqué mardi lors de son premier point de presse depuis la blessure.

Duchene a laissé entendre qu’il n’avait jamais subi de blessure du genre. «Ça ne m’était jamais arrivé de m’étirer l’aine et c’est un peu étrange. Parfois, il y a des choses mécaniques qui ne vont pas avec ton corps, qui n’est pas bien aligné. Nous avons de bons thérapeutes qui ont réglé ces problèmes. Ça avait l’air pas mal pire au début que ça semble l’avoir été en fin de compte. Maintenant, la chose la plus importante est de maintenir les choses acquises et que ça ne régresse pas. J’espère que ça va bien se passer d’ici à vendredi», a-t-il ajouté.

Duchene pensait avoir des chances d’affronter Montréal samedi ou Nashville lundi, mais les Sénateurs ont décidé de jouer de prudence vu qu’ils ont trois jours sans match cette semaine. Guy Boucher a laissé entendre que si Duchene joue vendredi, c’est que «jouer deux matches en deux soirs ne sera pas un problème», a-t-il noté, faisant référence à la visite des Capitals de Washington samedi, dernier match avant une pause de Noël de cinq jours.

Concernant son passage sur scène avec le James Barker Band dans un des bars du CCT après le match, Duchene a aimé se produire en spectacle avec sa guitare, affirmant qu’il n’était pas très nerveux, n’en étant pas à sa première expérience du genre. «Ça a été très amusant. J’adore ça, c’est un rush de se retrouver sur scène. Je suis un grand fan de musique country et j’aime ça jouer avec des musiciens de talent comme eux. C’était la première fois que je les entendais en personne et ils sont excellents. Je ne fais pas ça souvent, donc c’est énervant un peu, comme si je ne jouais qu’un match de hockey par année. Mais je joue souvent l’été autour d’un feu de camp, mon père et ma grand-mère sont de bons musiciens aussi, ils n’ont pas peur d’aller sur scène et ils m’ont refilé ce talent», a-t-il raconté.

Matt Duchene, le joueur de hockey joueur de guitare.

«C’est encore au jour le jour pour l’instant. J’espère pouvoir jouer vendredi, mais on va voir comment la semaine va progresser. Ça a été difficile d’être au rancart, je déteste être blessé, comme tous les autres gars. Tu te sens impuissant de regarder les matches, mais les gars ont fait du bon travail pendant tous ces matches que j’ai ratés», a-t-il indiqué mardi lors de son premier point de presse depuis la blessure.

Duchene a laissé entendre qu’il n’avait jamais subi de blessure du genre. «Ça ne m’était jamais arrivé de m’étirer l’aine et c’est un peu étrange. Parfois, il y a des choses mécaniques qui ne vont pas avec ton corps, qui n’est pas bien aligné. Nous avons de bons thérapeutes qui ont réglé ces problèmes. Ça avait l’air pas mal pire au début que ça semble l’avoir été en fin de compte. Maintenant, la chose la plus importante est de maintenir les choses acquises et que ça ne régresse pas. J’espère que ça va bien se passer d’ici à vendredi», a-t-il ajouté.

Duchene pensait avoir des chances d’affronter Montréal samedi ou Nashville lundi, mais les Sénateurs ont décidé de jouer de prudence vu qu’ils ont trois jours sans match cette semaine. Guy Boucher a laissé entendre que si Duchene joue vendredi, c’est que «jouer deux matches en deux soirs ne sera pas un problème», a-t-il noté, faisant référence à la visite des Capitals de Washington samedi, dernier match avant une pause de Noël de cinq jours.

Concernant son passage sur scène avec le James Barker Band dans un des bars du CCT après le match, Duchene a aimé se produire en spectacle avec sa guitare, affirmant qu’il n’était pas très nerveux, n’en étant pas à sa première expérience du genre. «Ça a été très amusant. J’adore ça, c’est un rush de se retrouver sur scène. Je suis un grand fan de musique country et j’aime ça jouer avec des musiciens de talent comme eux. C’était la première fois que je les entendais en personne et ils sont excellents. Je ne fais pas ça souvent, donc c’est énervant un peu, comme si je ne jouais qu’un match de hockey par année. Mais je joue souvent l’été autour d’un feu de camp, mon père et ma grand-mère sont de bons musiciens aussi, ils n’ont pas peur d’aller sur scène et ils m’ont refilé ce talent», a-t-il raconté.