L’attaquant des Blues de Saint-Louis, Samuel Blais, a démontré lors des dernières séries éliminatoires qu’il est un joueur important pour son équipe.

Blais prend plus de place

Samuel Blais a mis la main sur une bague de la coupe Stanley avant même de s’être établi comme un joueur régulier dans la LNH.

En ce début de saison, l’attaquant originaire de Montmagny, près de Québec, s’est attelé à la tâche de montrer qu’il pourrait devenir un joueur important pour les Blues de Saint-Louis alors qu’ils vont tenter de défendre leur titre en 2019-2020.

Avant d’affronter les Sénateurs jeudi soir, il avait amassé quatre points, dont deux buts, lors des trois premiers matches de son équipe cette saison, en prenant place à la gauche de Ryan O’Reilly, le récipiendaire du trophée Conn-Smythe de joueur le plus utile des dernières séries, et de l’autre Québécois des Blues, David Perron.

« Chaque match pour moi est une chance de montrer ce que je suis capable de faire. Jusqu’à maintenant, ça va vraiment bien. Je pense que l’an passé en séries, c’est là que j’ai commencé à être plus confiant sur la glace de la Ligue nationale. Cette année, j’essaie juste de continuer ça... J’avais joué un peu avec eux (O’Reilly et Perron) en séries et cette année, ils nous ont mis ensemble et ça a “cliqué” en partant. Ce sont deux excellents joueurs et je me sens chanceux de jouer avec eux. J’essaie de profiter de ma chance », a-t-il raconté après l’exercice matinal des siens.

L’ailier gauche de 6’ 2’’ et 205 livres avait partagé son temps entre Saint-Louis et San Antonio, lors des deux précédentes saisons. S’il a été productif dans la Ligue américaine (8 buts, 18 points en 26 matches), il l’avait été un peu moins sur un quatrième trio dans la LNH (2 buts, 4 points en 32 matches). En séries, il a participé à 15 parties, obtenant un but et deux passes.

L’ancien des Tigres de Victoriaville et des Islanders de Charlottetown dans la LHJMQ a impressionné le vétéran O’Reilly avec son début de campagne.

« Il a été dominant lors de notre trois premiers matches. Il utilise sa taille, il joue de façon physique. Il un complément parfait pour Perron et moi, il crée tellement d’espace pour nous. Il est très efficace, on forme une bonne ligne, on joue bien alors que Perron contrôle tellement bien la rondelle et il peut faire des jeux à partir de rien », a indiqué l’ancien des Sabres de Buffalo, qui a blagué que jouer avec les deux Québécois lui a « permis d’améliorer mon vocabulaire en français, même si certains mots ne sont pas trop bons ».

Celui-ci indiquait qu’après avoir joué jusqu’en juin, il a trouvé qu’il avait été plus facile de « repartir la machine » qu’en obtenant quatre mois de congé avec un club qui rate les séries.

Blais estime pour sa part que malgré les nombreux partys avec la coupe qui ont agrémenté son été, il a été en mesure de bien se préparer pour une campagne où il doit faire ses preuves, ayant seulement signé un contrat d’un an (pour 850 000 $) le 1er juillet dernier.

« Notre approche est la même que l’an passé quand ça a commencé à bien aller (après les Fêtes). On a pratiquement la même équipe que l’an passé, et tout le monde ici, on croit en notre équipe. Tous les gars connaissent leur rôle dans l’équipe, c’est ça qui fait notre force. C’est certain que tout le monde veut nous battre alors qu’on est les champions en titre. Nous, on veut refaire ce qu’on a fait l’an dernier, on est confiants et on a tous les éléments dans le vestiaire pour répéter l’exploit », a souligné Blais.

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Une première pour Pageau

Le centre gatinois Jean-Gabriel Pageau a vécu une première jeudi soir contre les Blues, alors qu’il avait comme ailier un autre ancien Olympique, Vitaly Abramov, rappelé au début de la semaine. « C’est la première fois que ça arrive en saison que je joue avec un ancien Olympique, alors qu’il y avait eu Hubert Labrie (pour un match) pendant la présaison. C’est quelque chose de pas mal spécial, ça montre que l’organisation (gatinoise) fait de bonnes choses pour recruter et développer des joueurs », a indiqué Pageau en matinée. L’entraîneur D.J. Smith, qui a complété leur trio avec l’attaquant d’Orléans Scott Sabourin, ne savait pas trop combien de temps de glace il allait donner à Abramov. « Ça va dépendre de lui, comment il joue. Les joueurs dictent toujours leur temps de glace, moi, je ne fais que les juger », a-t-il dit.

Ryan en confiance

Les champions en titre de la coupe Stanley représentaient une grosse commande pour les Sénateurs, mais le vétéran Bobby Ryan aime bien les affronter, lui qui totalisait 33 points, dont 19 buts, en 30 parties en carrière contre eux. Un de ses trois matches de quatre points en carrière est survenu contre eux en 2013, quand il était avec Anaheim. « J’ai toujours aimé jouer contre eux. Ils ont toujours un club typique de l’association Ouest, ils sont gros et ils jouent de façon physique, ce qui fait souvent ressortir le mieux de mon jeu. Je vais espérer que ça va continuer », a-t-il noté.

Entre les lignes

L’attaquant des Sénateurs Brady Tkachuk s’est prêté à une entrevue avec la télévision de Saint-Louis aux côtés de son bon ami Robert Thomas jeudi matin, ce dernier habitant encore cette saison dans le sous-sol de ses parents à Saint-Louis. « Il a son territoire là et je m’assure qu’il ne monte pas dans ma chambre. Il fait partie de la famille maintenant. Ça a marché pour lui l’an passé, il a gagné une coupe Stanley à sa première année dans la ligue. Je ne sais pas si son loyer a augmenté, cependant », a-t-il blagué... L’ancien des Bruins (entre autres) Marc Savard, originaire d’Orléans, s’est joint au personnel d’entraîneur des Blues cette saison comme spécialiste des habiletés en attaque.