Le gardien Ben Bishop soutient qu'il préfère se concentrer sur son boulot de jour en jour et ignorer toutes les distractions.

Bishop changera-t-il d'adresse?

À moins d'un mois de la date limite des échanges dans la LNH, une des grandes questions qui se posent est de savoir si « Big Ben » Bishop devra changer son horloge de fuseau horaire.
Le directeur général du Lightning Steve Yzerman devra prendre une décision d'ici au 1er mars concernant l'ancien gardien des Sénateurs qui n'a pas affronté son ancien club jeudi soir même s'il détient une fiche de 9-0-3 contre eux.
Bishop avait perdu le premier match après la pause du match des étoiles 4-3 contre Boston mardi et il a donc cédé sa place au gardien d'avenir à Tampa Bay, Andrei Vasilevskiy, 22 ans, pour la partie contre Ottawa.
Andrei Vasilevskiy
Ce dernier sera certes le cerbère protégé par Tampa Bay au prochain repêchage d'expansion alors qu'il a signé une prolongation de contrat de trois ans pour 10,5 millions $ l'été dernier. L'équipe pourrait donc perdre Bishop pour rien, d'autant plus qu'il sera un joueur autonome sans compensation le 1er juillet.
« On va voir ce qui va se passer. Pour être bien honnête, ça a été la même chose toute l'année, rien n'a vraiment changé et il n'y a rien que tu puisses y faire. Quand tu as la chance de jouer, tu dois essayer de bien jouer et y aller avec ça. Tu ne peux pas contrôler les choses qui ne sont pas dans tes mains. Je me concentre sur ce que j'ai à faire quand je joue, et quand je ne joue pas, il faut ignorer les distractions autant que possible », a-t-il raconté après l'entraînement matinal optionnel du Lightning jeudi.
Les rumeurs le concernant risquent de l'envoyer un peu partout à travers la ligue alors que des clubs comme Dallas, St. Louis (son patelin et le club qui l'avait échangé à Ottawa) ainsi que possiblement Philadelphie s'intéresseraient à lui. L'été dernier, les Flames de Calgary avaient exploré la possibilité de faire son acquisition, mais Bishop avait refusé une prolongation de contrat discutée pour invoquer sa clause de non-échange.
« J'ai un peu de contrôle, c'est vrai, mais je veux jouer, évidemment. Je pense que ça n'entrera pas en ligne de compte ici. J'imagine que la plupart des clubs savent ce qu'ils vont faire concernant Las Vegas (le club d'expansion). Je ne peux pas penser à ça, comme j'ai dit, je dois me concentrer à jouer et obtenir des victoires, c'est tout ce qui compte », dit le cerbère de 29 ans qui fait 6' 7''.
À ce chapitre, les choses ne vont pas particulièrement bien pour lui comme pour le Lightning cette saison, alors qu'il a une fiche de 11-12-3 avec une moyenne de 2,83 et un taux d'efficacité de ,904, chiffres similaires à ceux de Vasilevskiy (11-11-3, 2,79 et ,910).
Des hauts et des bas
Bishop a eu quelques blessures qui l'ont ralenti, ratant neuf matches en raison d'une blessure au bas du corps en décembre et janvier. La présence de Vasilevskiy l'empêche aussi de jouer aussi souvent qu'il le souhaiterait.
« Notre club n'a pas réussi à connaître de bonne séquence, c'est une année de hauts et de bas. Mais c'est difficile pour moi de partir sur une séquence de succès quand tu alternes. C'est dommage, nous avons une excellente organisation, beaucoup de talent et c'est un endroit fantastique où jouer. Le gazon n'est pas nécessairement plus vert ailleurs et tu veux gagner où tu es, sans avoir à penser à l'an prochain. Tu veux juste jouer en pensant au prochain match. On verra ce qui va arriver, moi, je veux juste jouer », a réitéré Bishop, que les Sénateurs avaient refilé au Lightning contre Cory Conacher et un choix de quatrième ronde (Tobias Lindberg) en avril 2013 pour mettre fin à un ménage à trois avec Craig Anderson et Robin Lehner à l'époque.
Des éloges pour Benoît Groulx
Le Lightning ne répond pas aux attentes cette saison, mais s'il faut en croire l'entraîneur associé Rick Bowness, l'ancien des Sénateurs, ce n'est pas parce que les joueurs de soutien rappelés du club-école de Syracuse, ne font pas du bon travail. Celui-ci a louangé le développement effectué par le Gatinois Benoît Groulx avec le Crunch à sa première saison dans la Ligue américaine.
«Il doit faire de l'excellent travail parce qu'il n'y a pas un joueur rappelé ici qui n'a pas fait la job. Et malgré la perte de ses joueurs clés, Syracuse demeure très compétitif. C'est bénéfique pour nous que ce club gagne, mais il développe surtout très bien les joueurs», a dit Bowness, dont le club donne présentement une chance au défenseur recrue Jake Dotchin.
Borowiecki prêt à rocker
Après avoir raté six parties en raison d'un virus qui lui a fait perdre une dizaine de livres, le défenseur Mark Borowiecki a pu reprendre sa place dans l'alignement contre le Lightning alors que Fredrik Claesson a été retranché même s'il avait obtenu quatre passes à ses trois matches précédents.
«Je suis prêt à rocker, a dit Borowiecki. Quelques pratiques de plus devraient m'avoir aidé à retrouver mon synchronisme et j'espère que ça ne sera pas long à le retrouver dans un match. Je vais essayer de reprendre où j'avais laissé, j'ai hâte de frapper quelqu'un, C'est ça mon jeu.»
Guy Boucher a aussi opté pour réintégrer Curtis Lazar à son alignement à la place de Chris Neil, estimant avoir besoin de sa vitesse contre Tampa Bay.
Retour de Boucher à Tampa
Guy Boucher
L'entraîneur-chef Guy Boucher a passé une vingtaine de minutes en matinée à jaser avec les journalistes de Tampa Bay au sujet de son retour. On a notamment appris que ce n'était pas la première fois qu'il mettait les pieds au Amalie Arena depuis son congédiement : il était venu à un match des séries en 2015 au moment où il était en ville pour régler la vente de sa maison.
Dans le vestiaire du Lightning, le défenseur Victor Hedman, seul joueur avec Steven Stamkos à avoir joué pour lui, a dit que Boucher «m'a beaucoup aidé au début de ma carrière dans la ligue, il était comme maintenant, un entraîneur très exigeant qui avait imposé une bonne structure à l'équipe».