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L'entraineur des gardiens de but, Zac Bierk, en discussion avec Matt Murray. 
L'entraineur des gardiens de but, Zac Bierk, en discussion avec Matt Murray. 

Bierk pas là juste pour remettre Murray sur les rails

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Sa mission première est peut-être de remettre Matt Murray sur le droit chemin, mais Zac Bierk n’a pas l’intention pour autant de négliger les nombreux autres jeunes gardiens de l’organisation des Sénateurs d’Ottawa.

Embauché au début d’avril pour remplacer Pierre Groulx au poste d’entraîneur des gardiens, cet ancien gardien de la LNH arrivé des Coyotes de l’Arizona a passé le dernier mois à apprendre tous les gardiens présentement sous contrat avec l’organisation.

Au lendemain de la mise sous contrat d’Anton Forsberg comme possible adjoint à Murray la semaine prochaine, Bierk a participé à une première visioconférence avec les médias locaux et il a mis l’accent avec les relations établies avec les cerbères ainsi qu’avec l’entraîneur des gardiens du club-école de Belleville, Justin Peters.

«Je voulais juste d’abord établir une connexion avec les gardiens, à un niveau personnel sur la glace, où je pense que c’est arrivé de façon organique. C’est peut-être un point positif avec cette année compliquée par la COVID, mais avec quelques blessures, j’ai eu la chance de connaître tous ces gars-là et je pense que la connexion s’est établie, je suis content pour ça», a-t-il laissé entendre d’entrée de jeu.

L'entraineur des gardiens de but, Zac Bierk

L’ancien du Lightning et des Coyotes, notamment, a été attiré à Ottawa par l’entraîneur-chef D.J. Smith, avec qui il a remporté une coupe Memorial avec les Generals d’Oshawa en 2015. «J’ai vu comment D.J. peut faire acheter un programme à un groupe et avec cette jeune équipe, il y a lieu d’être optimiste en les voyant se retrousser les manches et se mettre à l’ouvrage (‘embrace the grind’, en anglais)», dit-il.

À son arrivée, Murray a montré des signes encourageants alors qu’il revenait d’une blessure, obtenant deux jeux blancs en quatre matches (fiche de 3-1) avant de se blesser à nouveau le 24 avril à Vancouver lors du fameux match où Artem Anisimov a dû enfiler l’équipement de Forsberg comme gardien d’urgence, ce dernier s’étant blessé avant la période d’échauffement.

Bierk ne pense pas avoir eu le temps de changer grand-chose au niveau technique chez l’ancien gardien des Penguins. «Je ne sais pas s’il y a eu quelque chose de particulier. En arrivant le 5 avril, je voulais partir à zéro avec lui, il n’était pas question de réinventer ou de redécouvrir, mais juste de prendre les choses au jour le jour, connecter avec lui et me mettre sur la même page que lui sur une couple de choses qu’on voulait travailler. Ce serait un bon point de départ et l’échantillon est petit, mais il a montré une volonté d’apporter certains ajustements et il a eu du succès», note-t-il.

Remettre Murray sur les rails en vue de la prochaine saison est évidemment une priorité de l’organisation qui lui a consenti un contrat de quatre ans pour 25 M $ après l’avoir acquis de Pittsburgh. Forsberg ainsi que les espoirs Filip Gustavsson et Joey Daccord ont profité de ses absences pour montrer qu’ils pourraient prendre sa relève, mais il y a le danger cet été d’en perdre un au repêchage d’expansion de Seattle.


« Nous avons des raisons d’être excités et optimistes pour l’avenir. Nous avons plusieurs gardiens avec des habiletés et des qualités différentes, je pense que Justin Peters a fait un excellent travail de développement avec Belleville. On a vu ça avec Daccord et Gustavsson, ainsi qu’avec notre choix qu’on a mis sous contrat (Mads) Søgaard dans un petit échantillon. Ça va être important d’être en contact avec lui (Peters) pour que le message aux gardiens soit toujours constant, pense Bierk, qui n’a pas nommé le Québécois Kevin Mandolese. Pour le reste, ces choses-là ont tendance à se régler d’elles-mêmes. Plusieurs de ces gars-là ont présenté de bons arguments pour obtenir du temps de jeu. C’est un bon problème à avoir. »
Zac Bierk

Zac Bierk travaillait sous les ordres de Brian Daccord, père de Joey, avec les Coyotes, celui-ci étant un conseiller spécial au d.g. en plus de superviser tous les gardiens de l’équipe. Il assure cependant qu’il n’aura pas de préjugé favorable envers le gardien qui se remet d’une blessure à un genou. «Je l’ai rencontré pour la première fois en même temps que tous les autres. Je n’ai pas travaillé longtemps avec Brian et c’est une année bizarre avec la COVID, mais il m’a aidé à grandir comme entraîneur et à sortir de ma zone de confort», a ajouté ce disciple de Benoît Allaire, maintenant entraîneur des gardiens des Rangers.