Le défenseur Jacob Bernard-Docker tentera de percer l’alignement de l’équipe nationale junior du Canada. Il a été fort déçu lorsqu’il a été retranché l’année dernière.

Bernard-Docker plus gros et plus fort

Jacob Bernard-Docker a un été très chargé, mais ce n’est pas lui qui va s’en plaindre.

Après le camp de développement des Sénateurs de cette semaine, le défenseur droitier qui a été leur deuxième choix de première ronde l’an dernier n’aura qu’un mois pour reprendre son entraînement normal avant de participer à un camp d’évaluation de l’équipe nationale junior du Canada qui aura lieu au Michigan au début d’août.

« C’est un été très occupé, mais comme joueur de hockey, c’est ce que tu veux, jouer au hockey. C’est un honneur d’être invité à nouveau à ce camp, évidemment, et j’espère y retourner pour faire une bonne impression afin de me tailler un poste dans cette équipe cette année », a souligné l’arrière qui fêtera ses 19 ans dimanche.

Bernard-Docker a été fort déçu en décembre dernier quand il n’a pas été retenu pour prendre part au tournoi tenu à Victoria et Vancouver, pas trop loin de son patelin de Canmore, en Alberta. Il entend se reprendre pour le championnat de 2020 qui aura lieu pendant le temps des Fêtes, en République tchèque cette fois.

« C’était une énorme déception. En grandissant, tu regardes le Championnat mondial junior et ça a toujours été un objectif que j’avais de jouer pour cette équipe. Ça m’est resté en tête et je vais me présenter là plus gros et plus fort, et j’espère mieux jouer. Quand je m’entraîne chaque jour, sur la glace comme en dehors, j’y pense chaque jour. Ça me donne une motivation supplémentaire, c’est certain. Mais par-dessus tout, il faut que je crois en moi-même et en mes habiletés », estime cet arrière mobile de 6’ et 187 livres.

Une fois le camp d’Équipe Canada junior complété, le 26e choix au repêchage de l’an dernier à Dallas ne sera pas du camp des recrues des Sénateurs en septembre vu qu’il sera alors de retour sur les bancs d’école à l’Université du North Dakota. Avec les Fighting Sioux, il a connu une excellente première saison dans la NCAA avec 5 buts et 17 points en 36 parties. C’était le plus haut total de point par une recrue (« freshman », en anglais) à l’UND la saison dernière, et le sixième plus élevé de toute la NCAA.

Au North Dakota, il est à la tête d’une mini-filière des Sénateurs maintenant, avec son coéquipier défenseur Johnny Tychonick, choix de deuxième ronde l’an dernier, et le centre Shane Pinto, choix de deuxième ronde de samedi dernier à Vancouver.

« C’est cool d’être à un camp de la LNH avec ces gars-là. Je viens juste de rencontrer Shane, j’essaie de l’aider un peu. Je n’ai rien eu à faire avec son recrutement. Les entraîneurs à UND ont fait de bonnes choses pour attirer de bons joueurs, et les dépisteurs ici à Ottawa l’ont reconnu. C’est une bonne chose pour le programme à North Dakota », note Bernard-Docker au sujet de cette puissance du hockey universitaire américain qui n’a cependant pas réussi à se qualifier pour le tournoi menant au « Frozen Four » la saison dernière.

Alors que la reconstruction des Sénateurs se poursuit et qu’il y a donc des postes disponibles pour de jeunes espoirs comme lui, Jacob Bernard-Docker mentionne qu’il essaie de ne pas trop penser au moment où il décidera de signer un premier contrat professionnel.

« Pour l’instant, je veux juste faire la meilleure impression possible. La décision n’est pas totalement dans mes mains. Je retourne certainement à North Dakota cette année, j’espère y connaître une bonne saison. Je veux juste aider mon équipe le plus possible, les autres décisions ne me reviennent pas », affirme-t-il.