Le défenseur André Benoît a stoppé une rondelle avec son dos.

Benoît, le gardien d'urgence

André Benoît n'a jamais gardé les filets durant son enfance. Mais hier, il s'est improvisé en gardien de but en fin de match alors que les Sabres tentaient de créer l'égalité.
Le défenseur de l'Est ontarien a stoppé un tir adverse avec son dos avec une trentaine de secondes à écouler.
«Je ne sais pas si la rondelle a frappé moi ou (Chris) Phillips, a-t-il avoué au départ.
«C'était un moment de survie où tu espères bloquer le plus d'espace devant le filet. Tu espères que la rondelle finisse par te frapper.»
C'est ce qui s'est produit.
Un arrêt qui lui vaudra sûrement des taquineries de la part de son beau-père, Rick Wamsley, ancien gardien des Blues de St-Louis et maintenant entraîneur chez les Sénateurs.
«Je vais sûrement lui demander si mon déplacement était bon», a lancé Benoît à la blague.
Regin soulagé
Un autre qui était heureux et soulagé dans le vestiaire, c'était l'attaquant Peter Regin. Il a obtenu deux mentions d'aide, inscrivant enfin son nom sur la feuille de pointage.
«Quand ça fait neuf parties que tu ne récoltes aucun point pour commencer la saison, les gens commencent à poser des questions, a-t-il avoué. Obtenir ces premiers deux points, ça fait du bien.»
Regin faisait partie d'un lot de joueurs qui ont été vantés par le coach après la victoire. Sans surprise, le nom d'Erik Karlsson se trouvait sur la liste, mais également celui de Stéphane Da Costa, fraîchement rappelé de Binghamton.
«Mark Borowiecki a eu probablement son meilleur match jusqu'ici», a ajouté Paul MacLean.
Mcomtois@ledroit.com