En compagnie de sa famille, Alexandre Burrows a procédé à la mise au jeu protocolaire avec son ancien coéquipier des Sénateurs, Jean-Gabriel Pageau, et le centre des Canucks, Bo Horvat.

Bel hommage à Burrows

C’était la soirée Alexandre Burrows mardi soir au Rogers Place de Vancouver alors que ses deux anciens clubs dans la LNH s’affrontaient.

Les Canucks en ont profité pour inscrire le nom de leur ancien numéro 14 sur leur Ring of Honour pour souligner ses plus de 12 saisons passées dans leur uniforme.

Les Sénateurs, en contrepartie, ont mis fin à sa carrière l’an dernier en rachetant son contrat à la fin de la saison 2017-2018, mais même s’il n’a pas pris sa retraite au moment où il l’aurait souhaité, Burrows ne leur souhaitait pas de malheur, lui qui avait soupé avec Jean-Gabriel Pageau lundi soir en plus de saluer Thomas Chabot mardi matin.

« Je souhaite une victoire des Canucks en prolongation », a-t-il lancé en retournant un appel du Droit au cours de cette journée fort occupée pour lui.

« Je n’ai pas passé beaucoup de temps [deux saisons] à Ottawa, mais je m’y suis fait de bons amis et je n’ai aucune rancune envers l’organisation, qui a pris une décision de business. Je savais que c’était une possibilité et je n’ai aucun problème avec ça », a ajouté celui qui est toujours sur la liste de paie de l’équipe ottavienne cette saison – à un salaire de 833 333 $ qui ne compte pas sous le plafond salarial.

Burrows avait été obtenu en février 2017 contre un ancien choix de deuxième ronde, Jonathan Dahlen, qui est retourné en Suède cette saison après deux saisons dans l’organisation des Canucks et une dans celle de San Jose sans jamais jouer un match dans la LNH. Avec Ottawa, Burrows a récolté 12 buts et 13 passes en 91 parties, aidant le club lors de ses mémorables séries du printemps 2017 où il s’est incliné au septième match de la finale de l’Est contre Pittsburgh.

« En ayant perdu la finale de 2011 avec les Canucks contre Boston, je vais toujours me souvenir qu’on a battu les Bruins en première ronde. Si on avait pu battre Pittsburgh ensuite, ça aurait été encore plus formidable pour Ottawa », s’est-il rappelé.

Avec les Canucks, il aura laissé le souvenir d’un joueur détesté par le reste de la ligue, mais adoré en Colombie-Britannique, en particulier quand il a complété admirablement le trio des jumeaux Daniel et Henrik Sedin pendant quatre ans, comptant 127 de ses 205 buts en carrière en jouant avec eux.

« Je n’aurais jamais pensé quand j’ai commencé à jouer au hockey qu’un jour, je serais sur le Ring of Honour d’un club comme les Canucks. Je suis chanceux, j’ai eu l’aide de beaucoup de gens tout au long de mon cheminement, a souligné celui qui est maintenant entraîneur-adjoint du Rocket de Laval. Je pense que les gens de Vancouver m’ont apprécié parce que je travaillais tout le temps fort et que j’étais dévoué à mon équipe. Je suis aussi parti de loin, étant un joueur jamais repêché qui a commencé dans la ligue East Coast pour me rendre à la LNH à force de travail acharné. »

Le premier entraîneur qui lui a donné sa chance a été Marc Crawford et Burrows se désolait de voir qu’il fait présentement l’objet d’une enquête pour un comportement inapproprié par son employeur actuel, les Blackhawks de Chicago. « Je n’ai que de bonnes choses à dire à son sujet, autant à mes débuts qu’à la fin quand je l’ai retrouvé à Ottawa », a-t-il dit au sujet de l’ancien adjoint [puis successeur par intérim] de Guy Boucher.

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Alexandre Burrows, qui regrette lui-même certains de ses comportements du temps où il était joueur, se comptait chanceux d’être arrivé à Vancouver alors qu’ils allaient connaître plusieurs bonnes saisons consécutives, sous les ordres d’Alain Vigneault et avec les Sedin, Ryan Kesler, Kevin Bieksa, Alexander Edler et Roberto Luongo, sans parvenir toutefois à remporter la coupe Stanley.