Quand il a été rappelé de Belleville, Jean-Christophe Beaudin ne s'attendait pas à rester si longtemps avec les Sénateurs.

Beaudin n’est pas pressé de repartir

« Ça mesure combien, un poteau ? »

Dans le vestiaire des Sénateurs, après le match de samedi soir, Jean-Christophe Beaudin essayait de mesurer sa malchance.

C’est une question de centimètres.

Dans la troisième période du match contre les Hurricanes, il a ramassé une rondelle libre en territoire adverse. Sa force d’accélération lui a permis de se rendre là où il a pu décocher un tir qui n’a donné aucune chance au gardien James Reimer.

Quand la rondelle a frappé la barre horizontale, le jeune attaquant québécois a compris qu’il venait de rater, de très peu, une chance de marquer son premier but en carrière dans la Ligue nationale de hockey.

« Sur la glace, j’ai peut-être lâché un petit sacre. J’ai repris mes esprits très rapidement. Je savais que j’avais toujours une job à faire », a-t-il déclaré.

Beaudin affichait quand même un large sourire.

Pour obtenir une chance de marquer, en troisième, il fallait d’abord que son coach lui fasse suffisamment confiance pour l’envoyer sur la patinoire, en troisième.

Dans les 20 dernières minutes de la partie, alors que les Sénateurs essayaient de protéger une avance de deux buts, D.J. Smith utilisait régulièrement son quatrième trio.

Beaudin, Filip Chlapik et Jonathan Davidsson jouaient aussi souvent que leurs plus expérimentés coéquipiers.

« Ce soir, ils trouvaient le moyen de placer la rondelle en zone adverse lors de chaque présence sur la patinoire, a fait valoir Smith. Ils ont travaillé, ils ont rempli leurs missions. Ils ont tout fait avec beaucoup de vitesse. Quand les choses commençaient à mal tourner, pour nous, on envoyait leur trio sur la glace et tout se replaçait. Les autres gars, sur le banc, étaient vraiment contents pour eux. Ils ont fait basculer le momentum de notre côté. »

« En somme, notre quatrième trio avait des ailes, ce soir. Grâce à eux, toute notre équipe a eu l’air plus rapide. »

À ce stade de sa carrière, cette marque de reconnaissance vaut plus que n’importe quel but pour Beaudin.

« C’est vraiment un bon vote de confiance », convient l’ancien choix de troisième ronde de l’Avalanche du Colorado.

« Je ne suis pas venu ici pour scorer des buts. C’est évident que je serai content quand j’aurai réussi à marquer le premier. Je suis venu ici pour faire ma job. Personne ne s’attend à ce que je marque 50 buts par année. Tant que je fais ma job, je serai content. »

Un jour à la fois

Jean-Christophe Beaudin a grimpé dans l’avion qui a mené les Sénateurs en Caroline, en fin de journée, dimanche.

Tout porte à croire qu’il obtiendra lundi une nouvelle opportunité de marquer son premier but en carrière.

Il s’agira de son huitième match dans la grande ligue.

Quand il a été rappelé de Belleville, au départ, personne ne s’attendait à ce qu’il reste aussi longtemps

« Je dois t’avouer qu’au début, je ne m’attendais pas à ce que mon séjour à Ottawa soit aussi long que ça », reconnaît-il, lui-même, avec humilité.

« J’ai toujours eu confiance en moi. Je sais que je suis capable d’être ici. Je sais que je peux faire la job. Je vais donc continuer de la faire du mieux que je peux. Je vais laisser les dirigeants de l’organisation prendre leurs décisions. »

Bon week-end pour White

Le séjour de remise en forme de Colin White dans la Ligue américaine n’a pas été trop long. Vendredi soir, le centre américain a récolté deux mentions d’aide dans un revers de 4-3 des Senators de Belleville, à Syracuse. Vingt-quatre heures plus tard, il affrontait les Hurricanes à Ottawa.

En récoltant une autre passe payante, tout en remportant 54 % de ses mises en jeu, il a passé ce deuxième test. « Je ne l’avais pas vu patiner avec autant d’aisance, depuis le début de la saison. Il a transporté la rondelle davantage. En ce sens, il a vraiment rendu service à notre équipe », a commenté D.J. Smith. White a passé 16 minutes et 22 secondes sur la patinoire, contre les Hurricanes. Pour l’instant, il se retrouve au centre du troisième trio, entre Vladislav Namestnikov et Tyler Ennis.

Deux gilets jaunes

Logan Brown pourrait aussi effectuer un retour au jeu, prochainement. L’autre centre d’avenir de l’organisation a recommencé à patiner avec ses coéquipiers. « Je me sens beaucoup mieux », a-t-il déclaré, dimanche midi, au terme d’une séance d’entraînement où il portait un gilet jaune.

Le jaune, à Kanata, est porté par des joueurs qui sont capables de patiner, mais qui ne doivent pas encaisser des mises en échec. On vous rappelle qu’un autre espoir des Sénateurs, Rudolfs Balcers, le porte sur une base quotidienne. Brown a fait le voyage en Caroline. Il n’affrontera pas les Hurricanes, mais un retour au jeu plus tard cette semaine semble possible.

« J’ai été très déçu de me blesser. Je commençais vraiment à faire ma place. Dans mes derniers matches, je trouvais que ça se passait bien pour moi », dit-il.

DeMelo dans une classe à part ?

Il reste encore trois semaines à écouler au mois de novembre. Déjà, on pense qu’un champion a été couronné, dans le vestiaire des Sénateurs. Dylan DeMelo arbore une moustache de première qualité. Il est, de loin, celui qui a le plus fière allure, durant la campagne « Movember ».

« Je vais laisser les autres débattre sur cette question, a réagi le principal intéressé, dimanche. Je trouve que d’autres gars ont de belles moustaches. De toute façon, j’ai toujours considéré que Movember, c’est un marathon, pas un sprint. »

DeMelo est peut-être, tout simplement, trop modeste. « J’ai triché un peu en laissant ma moustache pousser un peu avant le début du mois de novembre. Je crois que Thomas Chabot a fait comme moi. Celle de Dylan pousse si vite... »