John Klingberg fait partie des meilleurs compteurs chez les défenseurs de la LNH.

Aux trousses de Klingberg

John Klingberg trône au sommet de la liste des compteurs chez les défenseurs de la LNH depuis plusieurs mois, mais le défenseur des Stars voit très bien Erik Karlsson dans son rétroviseur et il ne sera pas surpris s’il le dépasse bientôt.

« Je l’ai dit aux médias suédois dès le départ quand j’ai amassé beaucoup de buts et de points que Karlsson et (Brent) Burns allaient probablement remonter et me coiffer à la fin de la saison. Je ne suis pas surpris du tout. Je sais que j’ai quatre points d’avance (avant le match de vendredi soir) et je regarde ça un peu, mais c’est parce que c’est un ami aussi. Je vais essayer de ne pas le laisser me battre cette fois », a raconté le défenseur de 25 ans, qui avait 7 buts et 58 points avant son duel avec le capitaine des Sénateurs, qui en avait 8 et 54 en sept parties de moins.

L’arrière de 25 ans qui a été une belle découverte en tant que choix de cinquième ronde au repêchage de 2010 est deux ans plus jeune que le double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH. On le retrouve maintenant dans la conversation pour ce titre en 2017-2018, même si plusieurs voient leur compatriote Victor Hedman comme le favori. Chose certaine, le « top 3 » de l’équipe nationale suédoise n’est pas piqué des vers.

« C’est bien d’être mentionné comme un candidat (pour le Norris). Si vous (les médias) votez pour moi, je vais vous remercier. Sinon, je vais être fâché contre vous », a dit Klingberg, pince-sans-rire, à ce sujet.

Au sujet de Karlsson, il ajoutait : « Je n’essaie pas de copier son style, mais je l’ai vu jouer souvent. J’ai eu l’avantage de grandir à Gothenburg, je l’ai vu souvent jouer chez les juniors. J’ai suivi toute sa carrière. Je ne cherche pas à imiter certains aspects de son jeu, j’essaie de faire les choses à ma propre manière, mais c’est évident que nous sommes assez similaires. Je me sens fortuné de l’avoir vu jouer si longtemps et d’avoir incorporé certaines choses de sa façon de jouer dans mon jeu », a-t-il indiqué.

Premier compteur chez les défenseurs du circuit Bettman trois saisons de suite avant d’être coiffé par Burns pour ce titre l’an dernier, Karlson a dit qu’il ne porte pas attention à la course dans laquelle il est impliqué avec Klingberg et quelques autres (John Carlson a 56 points, Burns 54, et Shayne Gostisbehere, 52, ainsi que Drew Doughty et Hedman, à 51, suivent pas loin derrière).

« Je ne regarde pas trop ce qu’il fait, on joue trop loin l’un de l’autre pour ça. Même si on se connaît personnellement, je ne pense pas que ni l’un ni l’autre on s’inquiète trop de ça. On fait ce qu’on a à faire. Je suis content de voir que ça va bien pour lui, il est un excellent joueur et c’est bien de voir qu’il y a plusieurs bons défenseurs suédois qui se font bien », a commenté Karlsson, qui avait trois buts et neuf passes à ses huit derniers matches avant vendredi pour revenir dans la course.

Ce dernier parle de la présence campagne comme « d’une des plus difficiles de ma carrière, sinon la plus difficile, je ne pense pas avoir joué au niveau dont je suis capable. Je ne vois pas cette saison autrement que comme un échec », a-t-il lancé, notant à quel point son ancien partenaire régulier Marc Méthot lui a manqué.

Méthot n’a pas manqué de souligner pour sa part les similarités entre Karlsson et son nouveau coéquipier Klingberg.

RENDEZ-VOUS RATÉ POUR MÉTHOT

Le retour au bercail de Marc Méthot ne s’est pas passé comme il l’aurait souhaité.

Le défenseur franco-ontarien des Stars n’a pas pu affronter ses anciens coéquipiers en raison d’une profonde coupure à la main, subie en bloquant un tir avec sa main gauche lors d’un désavantage numérique de deux hommes mardi dernier à Montréal.

Méthot espérait donc que les responsables de l’écran géant au Centre Canadian Tire ne lui feraient pas d’hommage sur celui-ci pendant le match, vu que ce serait un peu bizarre de souligner son passage dans son patelin alors qu’il sera relégué à la galerie de presse, ou qu’il passera du temps en famille dans les gradins, lui dont l’épouse Ellie et le fils Jack étaient également en visite à Ottawa pour l’occasion.

« J’avais hâte à ce match, il y a beaucoup de monde qui ont acheté des billets pour venir me voir jouer, incluant de la famille venue de Sudbury. Mais j’ai une coupure pas trop belle à la main, ça a laissé des traces... C’est comme ça, tu ne peux pas contrôler ça. C’est décevant, mais c’est ça le sport », a raconté Méthot après avoir patiné lors de l’entraînement matinal de Dallas, sans pouvoir manier son bâton cependant.

Lors du passage des Sénateurs au Texas semaine dernière, il a raconté après coup à quel point il avait éprouvé de drôles de sensations sur la glace en affrontant ses anciens coéquipiers, qui demeurent des amis. Pendant qu’il donnait une entrevue à RDS vendredi matin, il a bien ri quand Mark Stone est passé dans le couloir et qu’il a filmé un vidéo de lui. « Je suis content d’avoir passé à travers ce premier match, ça a réduit un peu les émotions ressenties en voyant mes anciens coéquipiers à nouveau. Ça reste étrange de venir de ce côté-ci de l’aréna », a ajouté Méthot.

Le défenseur de 30 ans a été blessé à la même main gauche dont le petit doigt avait été arraché par un coup de bâton de Sidney Crosby, des Penguins de Pittsburgh, à ce temps-ci de l’année l’an passé. « Elle est pas mal amochée. Je vais espérer que les rondelles vont se tenir loin de cette main à l’avenir », a-t-il noté, espérant pouvoir revenir au jeu lors du prochain match des Stars, dimanche à Winnipeg.