Le gardien Craig Anderson s’est associé au partisan des Sénateurs Ben Milks afin d’amasser des fonds pour la lutte contre le cancer.

Au tour d’Anderson de s’engager

Les Sénateurs connaissent un bon début de saison sur la glace, mais également en dehors de celle-ci.

Alors qu’ils tentent de renouer avec des partisans qui ont été échaudés par leurs difficultés de la saison dernière, ainsi que l’échange du capitaine Erik Karlsson au premier jour du camp d’entraînement, leur engagement dans la communauté se fait sentir, en particulier depuis les tornades du 21 septembre dernier qui ont ravagé les villes d’Ottawa et de Gatineau.

L’équipe a entre autres fait une collecte de fonds pour appuyer la Croix-Rouge dans le cadre de son aide aux sinistrés. L’équipe a aussi fait un arrêt en sol gatinois pour un entraînement à l’aréna Robert-Guertin la semaine dernière. Il faut maintenant ajouter à la liste le gardien Craig Anderson qui s’associe à un fervent partisan de l’équipe très actif sur les réseaux sociaux, Ben Milks (mieux connu sous son surnom de @bRian5or6 sur Twitter), afin d’amasser des fonds pour la lutte contre le cancer.

C’est évidemment une cause que le vétéran cerbère a à cœur alors que son épouse Nicholle avait été diagnostiquée il y a deux ans avec une rare forme de cancer de la gorge. On approche du triste anniversaire de l’annonce de sa maladie, rendue publique le 29 octobre 2016 alors que l’équipe était au milieu d’un voyage dans l’Ouest canadien. Anderson, rappelons-le, avait quitté le club pour être au chevet de son épouse, avant que celle-ci ne l’incite à retourner jouer un match à Edmonton parce que son substitut du temps, Andrew Hammond, s’était blessé lors d’un match à Calgary. Ce qu’Anderson avait fait, blanchissant les Oilers 2-0 dans un match rempli d’émotions.

À la fin de cette saison où il avait excellé même en ratant deux mois d’activités, se méritant le trophée Masterton pour son dévouement au hockey, Nicholle Anderson avait été déclarée en rémission de son cancer.

Dans le cadre de la présente campagne menant au match du Hockey contre le cancer, le 15 novembre lors de la visite des Red Wings de Detroit au Centre Canadian Tire, des chandails mauves portant le slogan Fight 4 1 Cause (41 étant le numéro d’Anderson) sont mis en vente sur le site teespring.com/stores/brian5or6.

« J’ai un ami qui avait eu l’idée de ce slogan il y a deux ans, quand Nicholle a été diagnostiquée à l’origine. Ça avait été décidé à ce moment-là, mais on n’avait vraiment rien fait avec ça. Mon épouse a été la première conjointe de joueurs à interagir avec lui. Elle a établi cette relation, et le gars a été un excellent attribut à l’organisation des Sénateurs ainsi que pour nous, les joueurs. Il apporte des ondes positives et il sait comment utiliser les médias sociaux pour amasser des fonds pour la Fondation des Sénateurs. C’est une autre façon pour nous de s’associer à lui et utiliser ce slogan qu’on avait imaginé il y a deux ans », a raconté Anderson mardi matin après l’entraînement matinal des siens.

Anderson est impressionné par la personnalité de cet « influenceur » des médias sociaux. « Il fait de drôles de vidéos souvent pour parler des nouvelles concernant l’équipe, et il ne s’attarde pas trop longtemps là-dessus, il passe ensuite à autre chose et reste positif », dit-il au sujet de Milks, qui avait aussi établi une relation avec Karlsson l’été dernier, tentant en vain de convaincre l’organisation de lui offrir une prolongation de contrat au lieu de l’échanger ultimement aux Sharks de San Jose.

Concernant son épouse Nicholle, Anderson rapporte qu’elle va très bien, son cancer demeurant en rémission. « C’est le statu quo, so far, so good. Elle doit passer des examens régulièrement, passer des tests sanguins, toutes ces choses amusantes. Chaque jour est une bataille constante, mais elle continue à prendre du mieux », a-t-il souligné.

Avec Sylvain St-Laurent, Le Droit

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LES SÉNATEURS EN BREF

Des éloges pour Jaros

Rappelé de Belleville pour une troisième fois cette saison, le défenseur Christian Jaros a affronté les Bruins en soirée mardi vu que le vétéran Cody Ceci n’était pas prêt à revenir au jeu, et que Ben Harpur manquait également à l’appel. Avant la rencontre, l’entraîneur-chef Guy Boucher a tenu des propos très élogieux à l’endroit de sa recrue slovaque de 22 ans. « Il n’y a pas d’hésitation à le faire jouer. Il est robuste, il est extrêmement rapide, il peut revenir dans le jeu quand il commet une erreur en se servant de ses pieds. Il est un cheval en plus de ça, il a un bon bâton en zone défensive. J’adore la façon dont il se défend, il est très agressif. Il a de bonnes mains et un excellent lancer en plus », a-t-il dit au sujet du dernier joueur retranché à la fin du camp d’entraînement. En trois matches cette saison, Jaros a une passe.

À l’entraînement avec Bergeron

Lorsqu’il retourne dans son patelin de Sainte-Marie de Beauce pendant la saison estivale, Thomas Chabot se rend quotidiennement au PEPS de l’Université Laval à Québec pour ses entraînements estivaux. À cet endroit, il a l’occasion de côtoyer depuis quelques années un certain Patrice Bergeron, le centre vedette des Bruins. « Quand tu évolues un peu à ses côtés, juste de le voir aller, c’est un gars qui est vraiment sérieux, qui travaille fort. Il ne vient pas au gym pour perdre son temps, tu le vois la raison pourquoi il a du succès dans sa carrière. Il est un gars talentueux et il est encore un meilleur gars en dehors de la glace », a relaté le défenseur des Sénateurs avant de se frotter au pivot de ce que l’entraîneur Guy Boucher a qualifié de « meilleur trio de la LNH » encore mardi matin.

Difficile voyage pour les Bruins

Les Bruins finissaient un voyage de quatre parties amorcé dans l’Ouest canadien mardi à Ottawa, et ce périple n’a pas été facile pour eux puisque trois piliers de l’équipe, David Backes, Kevan Miller et Charlie McAvoy, ont été renvoyés directement à Boston après leur passage en Alberta. Sans eux, l’entraîneur-chef Bruce Cassidy, l’ancien 67 originaire de la capitale, souhaitait voir certains de ses attaquants de deuxième et troisième trios commencer à produire plus pour enlever de la pression sur le trio de Bergeron. « On a absolument besoin d’autres gars qui produisent. Ça s’en vient pour un gars comme (David) Krejci, qui a frappé une couple de poteaux lors des deux derniers matches », a dit Cassidy au sujet de l’ancien Olympique, qui avait un but et cinq passes à sa fiche avant le match de mardi.