La carrière de Filip Chlapik semble sur la bonne voie après des débuts laborieux.

Au niveau de Chabot et Brown

Il n'est pas un choix de première ronde comme Thomas Chabot ou Logan Brown, mais Filip Chlapik est tout aussi hautement considéré par l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa Guy Boucher.
En l'absence des Erik Karlsson, Derick Brassard et maintenant Colin White, celui-ci s'est fait demander jeudi lequel de ses trois espoirs était le plus près d'avoir une place dans l'alignement pour le match inaugural du 5 octobre contre les Capitals de Washington.
« Il n'y en a pas un qui est plus proche que les deux autres. Ils sont tous aussi proches - et aussi loin - d'une place, c'est vraiment le cas. Ils sont tellement près qu'on se dit : "Oh, mon Dieu, nous avons des options" », a-t-il lancé à la fin de son point de presse quotidien, après un entraînement axé sur le positionnement en zone défensive.
Le Tchèque Chlapik est ce choix de deuxième ronde des Sénateurs au repêchage de 2015 qui a connu une grosse saison avec les Islanders de Charlottetown l'an dernier, rebondissant d'une décevante campagne de 12 buts et 54 points l'année suivant sa sélection pour récolter 34 buts et 91 points en plus de passer 98 minutes au banc des punitions, en 57 parties.
Sa façon de jouer, autant que sa production, a convaincu les Sénateurs de lui faire signer un contrat, alors qu'ils avaient exprimé des doutes à son sujet à la fin du camp de développement des espoirs de l'équipe à l'été 2016.
Le DG adjoint Randy Lee et le directeur du développement des joueurs Shean Donovan n'avaient pas mis de gants blancs à la fin de ce camp, disant à Chlapik qu'il était grand temps pour lui de se mettre à s'entraîner sérieusement en dehors de la glace s'il ne voulait pas se retrouver sans offre de contrat.
« Ça avait été un gros choc quand ils m'ont parlé de cette façon. Je sais que ma saison précédente n'avait pas été excellente... Mais finalement, c'est la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Je suis vraiment content et fier d'avoir changé ma façon de faire les choses, sur la glace comme en dehors, et maintenant les choses vont bien », a dit le hockeyeur de 20 ans natif de Prague.
Polyvalent
Chlapik a un avantage sur Brown dans le casse-tête à l'attaque parce qu'il est plus polyvalent, étant capable de jouer autant au centre qu'à l'aile gauche. « Mais dans le système qu'on joue à Ottawa, ça importe peu si tu joues au centre ou à l'aile, il faut surtout savoir si tu es le "F1, F2 ou F3' (premier, deuxième ou troisième attaquant en échec avant ou en repli) », note Chlapik.
Sa polyvalence reste un atout que Guy Boucher aime bien, mais ce n'est pas le seul.
« J'aime tout ce qu'il fait. Sa vitesse, son intelligence, sa ténacité. Présentement, il fait tout ce qu'on lui demande. Il est définitivement un de ces gars qui pousse pour rester avec nous. Est-ce qu'il sera ce gars-là ? Je ne sais pas, il y a beaucoup de compétition. Des gars comme (Max) McCormick, (Chris) Vandevelde qui est excellent pour écouler les punitions et apporte beaucoup d'éléments intangibles. (Logan) Brown a un sens du hockey hautement développé. Et il y a Formenton (Alex), ce jeune de 18 ans qui a déjoué certains de nos meilleurs défenseurs ce matin... Il y a de bonnes histoires à ce camp », souligne le pilote québécois.
Chlapik ne demanderait pas mieux que de toujours être avec le grand club lundi quand il ira jouer un match sur l'Île-du-Prince-Édouard contre les Devils du New Jersey. Il devrait auparavant avoir une autre chance de se faire valoir samedi lors de la visite des Canadiens de Montréal, alors que Guy Boucher a indiqué qu'il laissera son centre numéro un, Kyle Turris, dans les gradins pour un troisième match hors-concours de suite « parce que j'ai trop de centres à évaluer », a-t-il dit.
Boucher a laissé entendre qu'il aimerait jouer les deux dernières parties du calendrier présaison, mercredi prochain à Winnipeg et le samedi 30 septembre à Montréal avec son alignement presque complet (sans Brassard et Karlsson, évidemment).
Ryan Dzingel de retour sur patins
Une blessure à l'aine subie à la fin de la première pratique du camp d'entraînement n'augure rien de bon pour Ryan Dzingel.
L'attaquant américain des Sénateurs était de retour à l'entraînement avec ses coéquipiers dans le « groupe LNH » jeudi et il a laissé entendre après coup qu'il n'est pas question que ce contretemps signale le début d'une « guigne de la deuxième année » pour lui.
Il a quitté la pratique principale avant la fin de celle-ci, mais ce n'était pas en raison de complications à sa blessure.
« J'avais fait une séance de patinage pour blessés, puis j'ai fait une session avec les gardiens avant de participer à la pratique avec les gars. J'ai été sur la glace plus de deux heures et tout s'est bien passé, les thérapeutes m'avaient juste oublié sur la glace », a-t-il raconté après avoir passé quelques minutes à l'infirmerie pour recevoir d'autres traitements.
« C'est survenu à la fin de la première pratique (vendredi dernier), j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Ce n'est évidemment pas comme ça que je voulais commencer un camp d'entraînement où, pour la première fois, j'avais mon poste à peu près assuré, mais ça va arriver. J'étais content de retrouver les gars et maintenant, je vais travailler afin d'être prêt pour le 5 octobre », a-t-il indiqué.
La prochaine étape pour ce rapide patineur sera maintenant de participer à un premier match hors-concours. Il aimerait que ce soit lundi contre les Devils à Summerside, sur l'Île-du-Prince-Édouard, mais l'entraîneur-chef Guy Boucher a indiqué un peu plus tard qu'il attendra à mercredi prochain, à Winnipeg, pour le lancer dans la mêlée.
Sur le troisième trio
Boucher a aussi déjà évoqué pendant le camp que son plan initial est d'insérer Dzingel sur un troisième trio avec Alexandre Burrows sur l'autre flanc, et possiblement Jean-Gabriel Pageau au centre, si celui-ci n'a pas besoin de remplacer Derick Brassard entre Bobby Ryan et Mark Stone.
Armé d'un nouveau contrat de deux ans qui lui rapportera 1,8 million $ en moyenne par année, Dzingel assure qu'il n'a pas l'intention de s'asseoir sur ses lauriers. « Il y a des gens qui pensent ça, mais pour moi, arriver au camp avec un poste assuré, c'était plus excitant que d'autre chose. Je veux faire mes preuves encore plus et contribuer encore plus que l'an dernier », a noté Dzingel, qui avait contribué 14 buts et 32 points en 81 matches à sa saison recrue.