Jean-Gabriel Pageau célébrait son 25e anniversaire à Stockholm.

Anniversaire inoubliable pour Pageau

STOCKHOLM — Jean-Gabriel Pageau devrait se souvenir longtemps du jour où il a atteint le cap du quart de siècle.

Célébrant ses 25 ans en disputant un match pas comme les autres au Ericsson Globe de Stockholm, il a contribué à la victoire des siens en récoltant une passe sur le but égalisateur de Johnny Oduya. Puis il a eu quelques sueurs froides en voyant ses coéquipiers écouler une punition pour bâton élevée écopée alors qu’il restait un peu moins de cinq minutes à faire en troisième période, quelques minutes après que Mike Hoffman ait lancé son club en avant.

« Je ne pouvais pas demander mieux, les gars m’ont taquiné un peu avant le match, me disant qu’ils allaient gagner ce match-là pour ma fête. Je trouve que c’est un beau cadeau. C’était notre plan en arrivant ici de gagner les deux parties. C’est certain que c’est le fun, toute l’ambiance qu’il y a ici. Mais on était venu pour gagner les deux matches et on l’a fait. On a joué du bon hockey. Ce n’est pas toujours facile quand tu tires toujours de l’arrière comme ça, mais je trouve qu’on a montré beaucoup de caractère et on est revenu », a souligné le centre gatinois.

C’était la deuxième fois en six occasions que les Sénateurs revenaient de l’arrière pour l’emporter après avoir tiré de l’arrière après 40 minutes de jeu (fiche de 2-3-1), eux qui ont plutôt gaspillé des avances à quelques occasions.

Pageau était certes soulagé que sa punition de fin de rencontre n’ait pas été coûteuse. « J’étais stressé un peu, un deux minutes comme ça à la fin, ce n’est jamais idéal. Le “P. K.” a été très solide à la fin, ça m’a soulagé. Les gars ont gagné de grosses mises au jeu et j’étais vraiment content de sortir du cachot encore avec l’avance », a-t-il indiqué.

Le 44 des Sénateurs aurait pu obtenir une autre mention d’assistance en deuxième période quand Chris Wideman a marqué de l’enclave, sauf que ce but a été effacé après révision vidéo étant donné que Tom Pyatt avait bousculé le gardien Jonathan Bernier.

Wideman se souviendra de ce match en Suède longtemps lui aussi parce que c’était la première fois de sa carrière dans la LNH, et depuis longtemps en fait, qu’il était utilisé comme attaquant plutôt qu’à sa position naturelle de défenseur. Guy Boucher l’a utilisé sur le quatrième trio avec Nate Thompson et Nick Paul, qui a remplacé un Zack Smith blessé.

« J’avais à peu près 12 ans la dernière fois que j’ai joué en avant. C’est une de ces affaires, le coach est le patron, s’il te demande de faire quelque chose, que ce soit de jouer en avant ou à la défense, ou conduire la Zamboni, tu dois le faire pour tous les gars dans le vestiaire. Nous avons un groupe qui pense à l’équipe en premier, c’est une affaire importante. Les gars m’ont bien appuyé, c’était nouveau pour moi. Ça a été une bonne soirée pour nous, et pour les Suédois. Ce voyage a été bon pour l’esprit d’équipe, c’est certain », a raconté Wideman après la rencontre.

LES SÉNATEURS EN BREF

Smith au rancart

L’ailier gauche Zack Smith a dû déclarer forfait pour le deuxième match contre l’Avalanche à Stockholm en raison d’une blessure à un doigt. « Il s’est disloqué un pouce en troisième période (vendredi), a indiqué Guy Boucher avant le match de samedi. Le thérapeute l’a remis en place, mais il devra rater trois semaines d’activité. C’est un autre membre de notre top-6 qui n’est pas là (avec Bobby Ryan), et c’est déjà sa troisième blessure cette saison. À un moment donné, on va espérer qu’il ait un break de ces blessures », a dit l’entraîneur-chef des Sénateurs. Smith n’avait aucun but à sa fiche avec six passes en 12 parties cette saison, lui qui a aussi raté trois parties en raison d’une blessure à une épaule, en plus d’être blessé au camp.

Condon sur le banc

Guy Boucher s’est presque excusé d’avoir sorti son crochet pour ramener son gardien partant pour le match de samedi, Mike Condon, au banc des siens pour le remplacer par Craig Anderson. Condon avait alloué trois buts sur 10 tirs, mais il ne pouvait pas grand-chose sur ceux-ci, une échappée de Blake Comeau en désavantage numérique, un tir voilé d’Alexandre Kerfoot en avantage numérique et une passe de Sven Andrighetto qui a dévié sur le bâton de Dion Phaneuf. « Ce n’était pas la faute de “Condo”, mais parfois, tu fais un changement de gardien pour une question d’optique. C’est ce que j’ai fait et ça a fonctionné, parfois tu as l’air d’un génie, parfois non. Je pensais rembarquer Condon, mais “Andy” a fait un gros arrêt et je me suis ravisé », a expliqué Boucher. Anderson a repoussé les huit tirs dirigés vers lui.

Crawford en deuil

L’entraîneur associé Marc Crawford a appris le décès de son père Floyd samedi matin, quelques heures avant le deuxième match contre l’Avalanche à Stockholm. Un ancien joueur et entraîneur qui était fort connu à Belleville, il était âgé de 88 ans. Crawford a quand même pris place derrière le banc des Sénateurs samedi soir, malgré son deuil. « Il est demeuré concentré pendant tout le match malgré sa douleur, ça montre à quel point il est un professionnel. On voulait lui rendre hommage à notre façon », a commenté Guy Boucher. Crawford pourra assister aux funérailles alors que les Sénateurs sont rentrés dans la capitale dimanche et qu’ils auront congé d’entraînement lundi et mardi.