« Je suis ici depuis 2011 et c’est cette organisation qui m’a tout donné dans ce sport. » raconte Craig Anderson

Anderson veut rester à Ottawa

Craig Anderson a dit l’été dernier qu’il ne voulait pas rester à Ottawa s’il était encore pour y avoir encore des « mélodrames ».

Il n’y a probablement pas un gros marché pour un vétéran gardien âgé de 37 ans qui est 46e et avant-dernier dans la LNH pour la moyenne de buts alloués (3,50) parmi les cerbères qualifiés. Peu importe, l’Américain qui célébrera bientôt le huitième anniversaire de la transaction qui l’a amené du Colorado contre Brian Elliott (le 18 février 2011) n’est pas intéressé à changer d’adresse, a-t-il confié lundi.

« Je suis ici depuis 2011 et c’est cette organisation qui m’a tout donné dans ce sport. Avant, je m’étais promené ici et là pour amorcer ma carrière [à Chicago, en Floride et au Colorado, principalement]. On m’a donné toutes les chances de connaître du succès ici et j’aime cette organisation, cette ville, ces amateurs. Je suis à la maison ici. C’est hors de mon contrôle, mais si on vient me voir et on me demande si je veux rester, la réponse est oui à 100 %. J’adore ça ici, j’aime tout de cet endroit. Encore une fois, c’est hors de mon contrôle », a-t-il déclaré.

Anderson a signé une prolongation de contrat de deux ans, à un salaire annuel de 4,75 millions $ US en septembre 2017, après avoir mené les Sénateurs en finale de l’Est la saison précédente malgré les problèmes de santé de son épouse Nicholle, atteinte d’un cancer, qui l’a forcé à s’absenter au beau milieu de la saison régulière. Ce contrat comporte une clause de non-échange partielle où il peut être invité à soumettre une liste de 10 équipes auxquelles il ne pourrait pas être transigé.

« Je pense à [Mats] Sundin qui avait refusé d’être échangé il y a quelques années à Toronto. Ça aurait pu rapporter un choix de première ronde [aux Leafs]. Tout le monde était fâché contre lui, mais il était chez lui à Toronto. Encore une fois, c’est hors de mon contrôle. Si jamais ils viennent me voir et me disent qu’ils peuvent obtenir quelque chose pour moi, on traversera ce pont quand on y arrivera. Mais pour l’instant, c’est le statu quo, tout est beau », affirme-t-il.

Malgré les problèmes de son club cette saison, Anderson dit qu’il aime l’ambiance qui règne dans le vestiaire, avec le mouvement de jeunesse amorcé par l’organisation.

« Finir ma carrière ici me trotte derrière de la tête. Je suis ici depuis un bout de temps, il y a un record de blanchissages que Patrick [Lalime] détient toujours que je pourchasse. Cette organisation m’a tout donné et je vais tout donner pour elle... J’ai un contrat pour cette année et l’an prochain, on verra après si le corps tient toujours le coup. J’aime toujours autant venir à l’aréna, mettre mon équipement et essayer d’arrêter des rondelles. C’est encore amusant. Présentement, je m’amuse beaucoup avec les jeunes qui sont ici. Cette jeunesse est rafraîchissante, ça apporte beaucoup d’énergie », a dit Anderson, qui est à deux matches du cap des 600 parties jouées dans la LNH, et à trois du record d’équipe de 30 jeux blancs de Lalime.

Comme un peu tout le monde, Anderson est curieux de voir quelle direction l’équipe va prendre au cours des trois prochaines semaines. « C’est définitivement dans nos esprits. Mais comme joueurs, on n’a pas de contrôle là-dessus. On ne peut pas perdre de l’énergie sur les choses qu’on ne peut pas contrôler, et c’en est une. C’est la nature de la business, tu sais que des choses vont arriver, mais comme joueur, tu essaies de te concentrer sur ce que tu as à faire sur la glace. C’est difficile de dire ce que l’avenir nous réserve, on ne le sait pas. Quels contrats sont offerts [à Matt Duchene, Mark Stone et Ryan Dzingel], quelles sont les offres pour des échanges ? On devrait le savoir bientôt. Pour un amateur de hockey, c’est un moment excitant. On est en mode attente », a-t-il souligné.

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Paul cédé à Belleville

Soumis au ballottage la veille, l’attaquant Nick Paul n’a pas été réclamé par une autre formation de la LNH et il a donc été cédé au club-école de Belleville, avec lequel il a récolté 11 points en 15 parties cette saison. « Il y a différents rôles dans un club de la LNH et Nick est probablement pris entre tous ces rôles. C’est son défi, de trouver ce qu’il va être s’il veut rester dans la LNH. Ça va pour lui comme pour n’importe qui. Tu pouvais être une vedette dans le junior, mais dans la LNH, tu dois trouver le moyen de survivre, être un expert dans un aspect du jeu pour qu’on puisse compter sur toi et que personne ne puisse prendre ton poste. Quand tu n’as pas de niche, quelqu’un peut prendre ton poste, et je pense que c’est ce qui est arrivé avec [Rudolfs] Balcers, qui a été promu et qui fait bien avec et sans la rondelle », a indiqué l’entraîneur-chef Guy Boucher dimanche. 

Wolanin blessé

Renvoyé à Belleville la semaine dernière, le défenseur Christian Wolanin sera au rancart pour quelques jours chez les petits Senators alors qu’il a été victime d’un dangereux coup de hanche de Nathan Walker, des Bears de Hershey, dimanche dans un revers de 3-2. Walker a écopé d’une punition de match et Wolanin s’est tordu de douleur sur la séquence, mais les Sénateurs ont fait savoir lundi qu’il y avait eu plus de peur que de mal. Il n’aurait pas été blessé à un genou et son cas sera réévalué quotidiennement. Également du côté de l’infirmerie d’Ottawa, les résultats d’examens concernant les blessures de Mikkel Boedker et Christian Jaros devraient être connus mardi. Comme Belleville affronte les Marlies mardi, il sera facile pour les Sénateurs de rappeler un ou deux joueurs au besoin, alors qu’il n’y avait que six défenseurs et 11 attaquants sur la glace lundi.