«Dans toute ma carrière, je n'ai jamais appartenu à un groupe tissé aussi serré», affirme le gardien vétéran Craig Anderson, qui ne craint pas un rehaussement de la compétition entre lui et son coéquipier Robin Lehner devant le filet des Sénateurs.

Anderson s'excuse d'être encore blessé

Craig Anderson sait que ses coéquipiers ont besoin de lui. À cette période cruciale de l'année, il est parfaitement conscient que sa place se trouve devant le filet des Sénateurs.
Hier matin, le gardien a rencontré les journalistes pour leur dire qu'il ne se sentait pas capable d'affronter les Rangers. Il s'est permis d'ajouter que sa présence devant le filet pour le match de jeudi demeure incertaine. Il pourrait prendre part au voyage dans le sud des États-Unis, la fin de semaine prochaine. Mais ce n'est pas garanti.
Il s'agissait de sa première sortie publique, une semaine jour pour jour après avoir subi une blessure au «haut du corps». On sentait qu'il avait presque le goût de s'excuser.
«J'ai beaucoup de mal à me contenter d'un simple rôle de spectateur. Je voudrais me trouver sur la glace, je voudrais aider les gars. Je voudrais donner à mon équipe une chance de gagner chaque match», affirme-t-il.
Mais...
«À la fin de la journée, si je me sentais capable de jouer, je serais en uniforme. Ce n'est malheureusement pas le cas en ce moment. J'ignore combien de temps ça va durer. Tout ce que je sais, c'est que je me sens mieux aujourd'hui qu'hier. Je me sentais mieux hier qu'avant-hier. Donc, il y a du progrès. Je vais cependant attendre d'avoir retrouvé toutes mes facultés avant de replonger dans le feu de l'action.»
Violentes collisions
Anderson dit tout cela sachant fort bien que chaque défaite subie pendant son absence rapproche les Sénateurs d'une élimination.
Il dit cela, parfaitement conscient qu'il a été blessé plus souvent qu'à son tour au cours des trois dernières saisons.
«Ma première blessure, c'était un accident. Un accident dont je suis responsable», dit-il, faisant référence à cet incident de cuisine lors duquel il s'est infligé une lacération profonde à un doigt avec un couteau.
Les autres blessures, dit-il, sont imputables à des collisions. «Les collisions font partie du hockey. Les gardiens peuvent se faire renverser au même titre que les patineurs. Plus tôt durant ma carrière, j'ai été capable de jouer alors que j'étais blessé tout en faisant abstraction de la douleur. Les blessures que j'ai subies au cours des dernières saisons ne me permettent pas vraiment de le faire.»
Anderson a pourtant participé à la séance de patinage matinale, hier. Il a été, avec son remplaçant Nathan Lawson, un des premiers joueurs à sauter sur la patinoire. Il fut aussi le dernier à quitter la glace.
«À l'heure actuelle, je suis capable d'effectuer la majorité des mouvements que je dois faire sur la glace mais j'ai du mal à suivre la rondelle. Dans un match, cela ferait en sorte que j'aurais du mal à réussir certains arrêts. J'aurais l'impression de nuire à l'équipe si je jouais en ce moment», indique-t-il.
Anderson s'est infligé sa plus récente blessure la semaine dernière, dans un match où il a joué de malchance à deux reprises contre les Predators de Nashville. Il a d'abord été sonné par un lancer frappé de Shea Weber. Il a déclaré forfait à la suite d'une collision avec Milan Michalek.
Les deux incidents seraient à l'origine de sa blessure.
«Le lancer de Weber, je l'ai reçu sur l'épaule gauche. Il a probablement contribué à raidir quelques muscles qui sont habituellement plus détendus. La collision avec Milo n'a fait qu'empirer les choses.»
Sstlaurent@ledroit.com