Craig Anderson ne serait certainement pas malheureux s’il devait compléter la saison en Floride, où sa carrière a commencé.
Craig Anderson ne serait certainement pas malheureux s’il devait compléter la saison en Floride, où sa carrière a commencé.

Anderson refuse de s’en faire

C’était le jour du concours annuel d’habiletés des Sénateurs d’Ottawa. Dimanche après-midi, au Centre Canadian Tire, Christian Jaros a remporté le concours du patineur le plus rapide. Nick Paul a conservé la couronne du joueur au lancer frappé le plus puissant. Colin White a remporté le concours de précision.

Rien de bien mémorable. Rien pour marquer l’imaginaire des quelques milliers de fans qui s’étaient rendus à Kanata pour l’occasion.

Pourtant, en regagnant le vestiaire au terme de cette journée pas-tellement-mémorable, Craig Anderson avait le sourire aux lèvres.

Le vétéran gardien faisait partie de l’équipe des rouges, qui a remporté le concours.

« Je crois bien que je ne m’étais pas retrouvé dans le camp gagnant une seule fois au cours des 10 dernières années », a-t-il affirmé.

Nous avons choisi de le croire sur parole.

Comme nous avons choisi de le croire sur parole, quelques minutes plus tard, quand il nous a dit qu’il n’a pas trop réfléchi à ce qui pourrait lui arriver, d’ici la date limite des transactions.

« Je n’ai vraiment pas pris le temps d’y penser », insiste-t-il.

« Cette année, je m’amuse beaucoup quand je me présente à l’aréna. Je profite de chaque moment. La meilleure façon de profiter du moment, c’est de rester dans le moment présent », enchaîne-t-il.

En se répétant ces phrases, Anderson essaie d’oublier son contrat, qui arrive à échéance à la fin de la saison. Il sait pourtant que son statut pourrait le rendre intéressant aux yeux de certaines équipes qui ont besoin d’aide, devant le filet.

« Je n’ai aucun contrôle sur toutes ces choses. J’ai appris, au fil des ans, que je suis un meilleur joueur quand je me concentre sur les choses que je peux contrôler. »

« Il ne sert à rien de s’en faire à cette période de l’année. Qui sait ce qui nous pend au bout du nez ? Des blessures peuvent survenir à tout moment. Ces équipes pousseront peut-être certaines équipes à chercher de l’aide. Je pourrais faire partie de l’équation... ou pas. »

Anderson n’aurait pourtant pas besoin de chercher bien loin pour trouver des équipes qui manquent de profondeur, devant le filet. On en trouve au moins trois, dans la section Atlantique. Ces trois équipes sont engagées dans la course aux séries éliminatoires.

À Montréal, Carey Price doit parfois se sentir bien seul.

C’est un peu la même chose, à Toronto, pour Frederik Andersen.

En Floride, les Panthers cherchent à se qualifier pour les séries pour la première fois en quatre ans. En ce moment, Sergeï Bobrovsky est soutenu par un ancien espoir des Sénateurs, Chris Driedger.

Anderson a entrepris sa carrière en Floride. Sa famille est installée dans cet État du sud.

Il ne serait certainement pas malheureux s’il devait compléter la saison, là-bas.

« En ce moment, tout ce que je peux faire, c’est profiter de chaque moment passé à l’aréna. Je joue avec les gars d’Ottawa et j’ai beaucoup de plaisir. »

Anderson aura la chance de profiter du moment, mardi soir, quand les Sénateurs joueront leur prochain match. D.J. Smith lui a déjà dit qu’il affronterait les Capitals, à Washington.

Il s’agira de son 600e départ dans la Ligue nationale de hockey.

Marcus Högberg jouera vendredi, à Détroit.

« L’ambiance est différente, chez nous, cette année. Qu’on gagne ou qu’on perde, j’ai l’impression que notre équipe joue correctement. On apprend. On grandit. Cette croissance rend les choses agréables. »

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Le défenseur Christian Jaros pourrait bien retourner à Belleville avant longtemps.

DES RENFORTS EN DÉFENSIVE D'ICI LA FIN DE LA SEMAINE ?

Christian Jaros, patineur le plus rapide des Sénateurs ? Ça ne devrait pas (trop) nous surprendre. Guy Boucher disait souvent, l’an dernier, qu’il était le meilleur patineur de sa troupe.

Le Slovaque a été un des grands perdants, à la suite du changement d’entraîneurs à Ottawa. D.J. Smith n’a pas l’air de lui faire autant confiance.

« Christian est un joueur puissant. Il nous donne du bon hockey... par moments », a commenté le nouvel entraîneur-chef, au terme du concours d’habiletés.

Jaros est à Ottawa depuis le 29 décembre. Dans la défaite de samedi soir, contre le Lightning de Tampa Bay, il a passé tout juste 12 minutes sur la patinoire.

« La puissance de Christian est évidente. On la voit souvent durant les séances d’entraînement. Durant les matches, c’est moins évident. »

Jaros pourrait bien retourner à Belleville avant longtemps, parce que les nouvelles de l’infirmerie sont encourageantes.

Les trois défenseurs d’expérience qui sont présentement blessés – Dylan DeMelo, Ron Hainsey et Nikita Zaitsev – pourraient revenir au jeu durant la prochaine semaine.

On pourrait en revoir un dans la mêlée, dès mardi, à Washington.

Les trois pourraient jouer, vendredi, contre les Red Wings de Détroit.

« Jaros a tous les outils pour jouer ici, croit Craig Anderson. Ce n’est pas un problème. Presque tous les joueurs ont été obligés de reculer pour mieux avancer. Il se retrouve dans cette position en ce moment. Il peut quand même devenir un joueur d’impact. »