Toujours blessé, Craig Anderson n’a pas pu assister au combat entre son coéquipier Brady Tkachuk (gauche) et Jonathan Ericsson

Anderson rate le rendez-vous avec Howard

DETROIT — Craig Anderson devra patienter encore quelques jours avant de pouvoir disputer le 600e match de sa carrière, lui qui aurait bien aimé atteindre ce plateau jeudi soir à Detroit en affrontant son compatriote Jimmy Howard, qui jouait la 500e partie de la sienne avec les Red Wings.

Le gardien des Sénateurs a accompagné son équipe au début de son périple, mais il n’a participé qu’à la fin de l’entraînement pour recevoir quelques tirs de loin alors qu’il se remet d’une rétine égratignée par une balle de tennis lors d’un entraînement hors glace.

Pour Anderson, c’est une blessure survenue de façon bizarre qui s’ajoute à celle qu’il s’était infligée en février 2012 alors qu’il avait dû être opéré pour réparer un tendon sectionné quand il avait tenté de séparer du poulet congelé avec un couteau.

« Je vois encore un peu embrouillé, ce à quoi il fallait s’attendre. Ça devrait être de retour à la normale dans quelques jours, c’est ce que l’optométriste a dit en tout cas, a-t-il confié après l’entraînement matinal des Sénateurs au Little Caesars Arena. C’est arrivé de façon bizarre. On faisait des exercices de réaction avec des balles de tennis, il y en a une qui m’a atteint sur le poignet d’une mauvaise façon et elle a ricoché dans une direction que je n’attendais pas. C’est un accident, ça aurait pu arriver en jouant au mini-hockey avec mes enfants. Les chances que ça m’arrive à nouveau sont probablement une sur un million. Je fais des exercices avec des balles de tennis depuis que j’ai 12 ans. »

Anderson s’est dit déçu de devoir attendre pour franchir un plateau impressionnant pour un gardien. « Je suis assis (sur 599) depuis un bout de temps et le 600e match va devoir attendre. J’ai hâte d’atteindre ce cap et de recommencer à bien jouer, ce n’est jamais plaisant d’être sur les lignes de côté et regarder les autres jouer... Ça aurait été bien de jouer mon 600e contre Jimmy Howard qui jouait son 500e, mais ça n’arrivera pas. Nous sommes deux gardiens américains qui se sont affrontés souvent au fil des années. Il est un bon gars et un excellent gardien », a-t-il souligné.

Alors qu’Anderson ne serait pas sur le marché des transactions s’il faut se fier aux derniers commentaires du DG Pierre Dorion, il est question à Detroit que Howard soit échangé d’ici à la date limite du 25 février alors qu’il écoule la dernière année de son contrat et qu’il sera joueur autonome le 1er juillet prochain. Il est même question de l’échanger contre un choix de repêchage et de le rapatrier ensuite le 1er juillet prochain, ce qui arrive rarement cependant.

Howard ne voulait pas vraiment discuter des questions de contrat quelques heures avant d’affronter les Sénateurs.

« Je suis heureux d’arriver (à ce 500e match) avec les Red Wings et avec cet excellent groupe de gars, a-t-il dit en matinée. C’est évident que j’aimerais rester ici, mais je n’ai pas de boule de cristal... Je ne pense pas à ça (être échangé). Ce serait mentir que dire que je ne réalise pas que c’est une possibilité. Mais pour moi, c’est juste de faire de mon mieux quand je joue pour donner une chance de gagner à mon équipe. »

Chez les Red Wings, Howard est le troisième gardien à atteindre le plateau des 500 matches, après Terry Sawchuk et Chris Osgood. Il est le 8e Américain dans la LNH, aussi.

« C’est spécial, surtout que “Ozzie” (Osgood) est un de mes bons amis, un mentor », note le gardien de 34 ans.

Natif de Syracuse, Howard a grandi à Ogdensburg, dans l’état de New York, à 45 minutes d’Ottawa. Il a joué une saison avec les Lasers de Kanata, dans la Ligue centrale junior A, en 2000-2001, avant d’aller à l’Université du Maine. « Ça fait presque 20 ans de ça. Ce sont de bons souvenirs de mon enfance, toutes ces randonnées en auto avec mes parents », a ajouté Howard.

+

Jour de la marmotte

C’est inévitable, partout où ils vont passer au cours de ce voyage, les joueurs autonomes potentiels des Sénateurs, en particulier Mark Stone et Matt Duchene, vont se faire demander où ils en sont dans leurs négociations avec l’équipe. « C’est la même réponse pour moi, ça reste entre (mes agents) et l’équipe... Rien ne change, je viens à l’aréna et je fais mon travail, qui est d’essayer de gagner des matches », a dit Stone jeudi matin à Detroit. Duchene est un peu plus loquace, mais il n’élabore pas trop. « C’est un processus qui se poursuit. J’en ai déjà parlé et je ne veux pas trop revenir là-dessus. Beaucoup de choses entrent en ligne de compte et j’aimerais garder ça entre l’équipe et mon agent... Ce n’est pas une chose facile, ça, c’est certain », a noté le centre acquis de l’Avalanche il y a 16 mois.

Borowiecki au rancart

Le défenseur Mark Borowiecki n’a pas accompagné les Sénateurs à Detroit, restant dans la capitale pour soigner une blessure à un pied survenue mardi quand un lancer de son coéquipier Christian Jaros l’a atteint sur le patin. Il avait quitté momentanément, mais il était revenu pour finir la partie contre les Hurricanes. C’est après que son pied serait devenu très enflé. « On va attendre de voir, il a été atteint par un tir lors du dernier match et il doit passer un IRM (test d’imagerie par résonnance magnétique) pour connaître l’étendue des dommages », a laissé entendre l’entraîneur-chef Guy Boucher mardi avant d’affronter les Red Wings. Le défenseur Cody Goloubef a été rappelé de Belleville, tout comme l’attaquant Darren Archibald, qui a été retranché après la période d’échauffement à nouveau.

Les Wings vendeurs

À Detroit également, il y a beaucoup de rumeurs d’échanges présentement, alors que le gardien Jimmy Howard et l’attaquant Gustav Nyquist sont tous deux des joueurs autonomes potentiels l’été prochain qui pourraient intéresser d’autres équipes. L’entraîneur Jeff Blashill ne cache pas que ça peut être une distraction. « Peu importe qui vous êtes... Moi, je ne vais pas sur les réseaux sociaux, mais j’en entends parler par des amis, etc., alors qu’on ne veut pas y penser. Si vous êtes un joueur dont le nom est mentionné dans ces affaires-là, comment est-ce que ça ne peut pas vous affecter... On va parler avec un gars qui en arrache à cause de ça, on lui dit de contrôler ce qu’il peut contrôler, mais c’est la chose la plus difficile à faire », a-t-il souligné.