Craig Anderson a annoncé qu’il resterait à Ottawa, mais qu’il est «trop vieux pour les drames» comme le conflit qui a éclaté entre Erik Karlsson et Mike Hoffman cet été.

Anderson prêt à rester

Craig Anderson a fait jaser dans la capitale lundi alors qu’il a déclaré la veille qu’il serait heureux de rester à Ottawa pourvu qu’il n’y ait plus de « drame » dans le vestiaire de l’équipe.

« J’aime Ottawa. J’aime jouer à Ottawa. Mon seul commentaire à ce sujet est que je suis trop vieux pour les drames. Je ne veux rien savoir des drames. J’espère que nous avons résolu tout ça. Je suis là depuis huit ans, c’est chez moi. Je ne suis pas intéressé à aller ailleurs pour autant que l’on nettoie ce qui s’est passé cet été », a déclaré le gardien des Sénateurs d’Ottawa après un match de bienfaisance au Michigan, tel que rapporté par TSN.

Une rumeur avait circulé lors du dernier repêchage en juin à Dallas à l’effet que l’Américain aurait souhaité un changement d’air. Anderson n’a pas confirmé qu’il avait demandé à être échangé, une requête à laquelle il aurait été difficile pour le d.g. Pierre Dorion de donner suite alors qu’il est un cerbère âgé de 37 ans venant de connaître une mauvaise saison, lui qui amorce une prolongation de contrat de deux ans à un salaire annuel de 4,75 millions $ (US).

L’été des Sénateurs a été turbulent avec les accusations de cyberintimidation à l’endroit de l’épouse du capitaine Erik Karlsson par la fiancée de l’attaquant Mike Hoffman, qui a été échangé (aux Panthers de la Floride via San Jose) dans la foulée de celles-ci, ainsi que l’arrestation du d.g. adjoint Randy Lee à Buffalo à la fin mai, lui qui a remis sa démission de son poste la semaine dernière alors que sa cause se retrouve toujours devant les tribunaux.

C’est sans parler des incessantes rumeurs d’échange concernant Karlsson, le joueur de concession qui a rejeté une offre de prolongation de contrat de l’équipe au début juillet. À moins de trois semaines du début du camp d’entraînement, le 13 septembre, il est toujours question qu’il soit refilé au plus offrant afin d’éviter qu’il ne quitte sans que le club obtienne rien en retour quand il pourra devenir joueur autonome sans compensation, le 1er juillet 2019.

Dans ce contexte, il n’y a encore que peu de vétérans de l’équipe qui patinent lors des séances organisées par le défenseur Mark Borowiecki au Sensplex. Ils étaient moins d’une demi-douzaine lundi, Mark Stone, Cody Ceci et Jean-Gabriel Pageau étant les principaux autres.

« Ce serait bien qu’il y en ait quelques-uns de plus, mais dans les circonstances, je comprends un peu. En ville, les gens trouvent qu’il y a un nuage noir au-dessus de l’organisation présentement et ça ne partira pas de soi-même. Ça va être à nous, les joueurs, de se rallier ensemble et changer la culture de cette équipe. Nous sommes tous excités pour la prochaine saison, on ne redoute pas ce qui va se passer. J’ai parlé beaucoup à ‘Dutch’ (Matt Duchene), à ‘Stoner’ (Stone), Ceci, ‘Pager’ (Pageau), les gars qui sont autour. Bien des gens doutent de nous et parfois, quand ton dos est acculé au mur, ça t’enlève de la pression. On a hâte que ça commence », a indiqué Borowiecki.

Concernant Karlsson, ce dernier dit qu’il « a mérité le droit de se retrouver dans la meilleure position possible pour lui, s’il veut devenir joueur autonome, c’est son droit ». En même temps, il comprend que la direction de l’équipe doit explorer toutes les avenues pour l’améliorer. « Je ne suis pas là pour leur dire ce qu’ils devraient faire. Moi, je ne suis là que pour bloquer des tirs, jouer au hockey et avoir des coups de poings sur la gueule », a-t-il blagué.

Une distraction que Borowiecki a été heureux de voir disparaître est celle apportée par le cas Randy Lee. « Je dois être honnête, comme quelqu’un qui a été développé par Randy, cet épisode a été décevant. Je n’étais pas là, je ne connais pas toutes les circonstances, mais j’ai été déçu de Randy. Quand tu fais partie de cette franchise, tu es un ambassadeur pour cette équipe, cette marque de commerce, partout où tu vas. Je m’en tiens à un certain standard quand je vais quelque part, et tout le monde doit en faire autant... Randy ne l’a pas fait et il va en subir les conséquences », a-t-il ajouté.