Mark Stone et Matt Duchene célèbrent le but chanceux de Dylan DeMelo.

Anderson et les Sénateurs repoussent les Sabres

Ça n’a pas été facile, mais au 1000e match local de leur histoire, les Sénateurs d’Ottawa ont gâché le 1000e match dans la LNH de Jason Pominville jeudi soir.

Le gardien Craig Anderson a eu besoin d’effectuer 46 arrêts dans un gain de 4-2 alors que la formation locale a mis fin à une séquence de quatre revers de suite à son retour dans la capitale après un voyage difficile de trois matches (0-2-1) dans le Mid-Ouest américain.

Les 12 587 amateurs présents au Centre Canadian Tire ont réservé une ovation polie à l’attaquant des Sabres quand son exploit a été souligné par l’annonceur maison et au tableau indicateur, certains se rappelant probablement que Pominville avait éliminé les Sénateurs avec un but crève-cœur en désavantage numérique en prolongation du cinquième match d’une série de deuxième ronde au printemps de 2006.

Son club tirant de l’arrière 3-0 après 40 minutes, Pominville a amorcé une tentative de remontée des Sabres en comptant dès la première minute du troisième tiers en faisant dévier un lancer de la pointe. Jeff Skinner a enchaîné moins de trois minutes plus tard en utilisant la même stratégie, sur un jeu de puissance.

Un but dans un filet désert de Bobby Ryan, peu après un superbe arrêt d’Anderson aux dépens de Skinner, a scellé l’issue de la rencontre cependant et freiné la séquence de cinq matches sans revers en temps réglementaire (3-0-2) des Sabres, qui avaient aussi une fiche de 5-0-2 à leurs sept visites précédentes au CCT.

« On a tenu le fort en troisième. On menait 3-0 et on se doutait bien qu’ils tenteraient de revenir. Ils ont compté tôt, puis ils ont compté en avantage numérique, et on ne paniquait certainement pas, mais nous étions sur les talons un peu. Il faut leur donner du crédit, ils volaient sur la glace, mais on a fait le travail pour obtenir la victoire », a dit Anderson, la première étoile de cette rencontre avant laquelle il s’est vu présenter la coupe Molson comme joueur par excellence du mois d’octobre.

« L’arrêt contre Skinner, il a fait une feinte de trop. S’il en fait trois plutôt que quatre, il a probablement un filet désert devant lui. Parfois, ça te prend un peu de chance et c’est ce qu’on a obtenu à la fin », a ajouté Anderson.

Un but de Ryan Dzingel en avantage numérique au premier tiers, à son 200e match en carrière, a lancé les locaux en avant, et cette priorité a été accentuée en période médiane avec des buts de Dylan DeMelo et Colin White, également sur l’attaque à cinq. Ces deux derniers filets ont été préparés par Thomas Chabot, qui a porté sa récolte à 15 points pour se hisser à égalité au sommet des compteurs chez les défenseurs de la LNH.

DeMelo a joué de chance alors que son tir hors cible a frappé la bande avant de rebondir dans le dos du gardien Carter Hutton.

« Nous avions besoin de cette victoire après un voyage difficile. Nous avons joué de façon solide lors des 40 premières minutes, même si nous étions sur les talons en troisième. Quand on dicte le rythme du jeu, qu’on gagne nos batailles à un contre un et qu’on se soucie des détails, nous sommes un club difficile à vaincre. C’était tendu en troisième, les punitions n’ont pas aidé notre cause. Mais évidemment, “Andy” (Anderson) a été notre épine dorsale, il a été fantastique. C’est une leçon pour nous... Mais en même temps, plusieurs de leurs tirs provenaient de l’extérieur, a dit DeMelo. J’ai été surpris de compter de cette façon, 9 fois sur 10, ça ne va pas rentrer. C’est un bond chanceux. Je vais le prendre, comme je l’ai dit aux gars. »

Les deux mêmes équipes vont s’affronter à nouveau samedi à Buffalo, mais la recrue Alex Formenton n’y sera pas, le DG Pierre Dorion annonçant après le match qu’il retourne dans les rangs juniors avec les Knights de London.

+

WHITE A LE DESSUS SUR EICHEL

Jusqu’à samedi au moins, Colin White va pouvoir taquiner son ami Jack Eichel. 

Le centre recrue des Sénateurs a eu le dessus sur son ami de Boston et ancien coéquipier de l’équipe nationale américaine junior jeudi soir quand il a compté ce qui devait s’avérer le but gagnant du gain de 4-2 des siens contre les Sabres, malgré les deux passes de leur capitaine Eichel.

« C’était bien de revenir à la maison, nous avons retrouvé nos jambes après un voyage difficile. Nous avons joué notre meilleur hockey ou à peu près lors des deux premières périodes. On s’est assis sur notre avance en troisième, on va apprendre de ça. Après leurs deux buts, on s’est bien regroupés sur le banc. La plupart de leurs tirs sont venus de l’extérieur, bien des clubs ne font que lancer de partout », a-t-il souligné après coup.

Concernant son affrontement avec Eichel, le trio qu’il pivotait avec Tom Pyatt et Magnus Paajarvi ayant la mission de le contenir dès la mise au jeu initiale, il a ajouté : « On s’est fait dire ce matin que ce serait notre travail. On l’a bien fait lors des deux premières périodes, en troisième, on a juste fait rouler nos trios », a-t-il noté.

Confiance effritée

L’entraîneur-chef Guy Boucher était évidemment heureux de la façon dont son club s’est comporté lors de ce match, malgré la domination 48-32 au niveau des tirs par Buffalo. « Il y avait plusieurs facteurs qui entraient en ligne de compte en troisième. Il y avait la fatigue du voyage, mais c’est surtout la confiance qui s’effrite parce que récemment, on a perdu des matches où on avait des avances après deux périodes. On a des gars qui sont aussi fatigués en troisième, comme (Maxime) Lajoie, que j’adore, mais jouer contre la première ligne adverse tout le match, c’est du stock avoir à gérer ça », a-t-il noté.