Craig Anderson bloque un lancer d'Andrei Markov, en deuxième période, samedi.

Anderson entre dans un club sélect

Craig Anderson aurait dû se douter, dès le départ, qu'il s'agirait d'une soirée spéciale.
Durant l'hymne national, on trouvait 12 joueurs, quatre arbitres et... une chauve-souris sur la patinoire du Centre Bell.
Personne ne sait exactement d'où provenait le mammifère volant. Anderson a beau se préparer à toutes les éventualités avant de sauter sur la glace, il n'était pas prêt pour cela.
«Je n'avais pas nécessairement peur. J'étais un peu anxieux, a-t-il avoué après la rencontre. Je n'avais pas vraiment envie qu'elle s'approche. Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que mon épaule était un perchoir. Je n'ai pas besoin d'un ami comme ça sur mon épaule.»
Dans ce match où il a officiellement accédé au club des 100 gardiens qui ont signé le plus de victoires dans la LNH, Anderson a quand même eu besoin d'un coup de pouce de certains de ses amis.
Erik Karlsson a contribué au pointage in extremis. Il a obtenu une deuxième mention d'aide lors du but marqué par Clarke MacArthur en prolongation. Avant cela, il s'était surtout démarqué par ses prouesses en défensive.
En première période, il a racheté une de ses propres gaffes en empêchant le très rapide Brendan Gallagher de s'échapper.
En fin de troisième période, il a sauvé le derrière de son coéquipier Kyle Turris. Le centre a échappé la rondelle dans un secteur de la patinoire où il est extrêmement dangereux de le faire. Travis Moen a obtenu une belle chance de marquer, mais le quart-arrière des Sénateurs a bloqué son tir.
«Erik est un joueur extrêmement dynamique qui peut faire des choses extraordinaires en zone d'attaque. On ne réalise pas toujours qu'il est tout aussi spectaculaire en défensive, croit Anderson. Tous les joueurs commettent des erreurs avec la rondelle. Je crois qu'on juge Erik plus sévèrement. En revanche, on ne lui accorde pas toujours le crédit qui lui revient pour ses prouesses en défensive.»