Craig Anderson a réalisé 29 arrêts dans une victoire de 2-1, mardi, alors que les Sénateurs visitaient les Devils du New Jersey.

Anderson en pleine forme

RALEIGH - Pour la première fois en cinq ans, Craig Anderson arrive à la fin février et il est en santé pour le dernier droit de son club menant aux séries.
Le cerbère de 35 ans qui a mis fin à la réputation de cimetière de gardiens de la capitale nationale quand il s'est amené du Colorado contre Brian Elliott il y a un peu plus de six ans est d'ailleurs tellement frais et dispos qu'il a confié après la victoire de 2-1 au New Jersey mardi qu'il ne demanderait pas mieux que de jouer six autres années à Ottawa.
« Ce serait sweet de jouer six autres saisons ici, ça m'amènerait à l'âge où Martin Brodeur a pris sa retraite (41 ans). Ce serait parfait », a dit l'Américain qui porte le numéro 41.
« Ça a été une bonne ride avec cette organisation, je suis reconnaissant pour tout ce que j'ai pu vivre ici. Bryan (Murray, le DG à l'époque) a fait un acte de foi en venant me chercher au Colorado avec la saison que je connaissais. Il a cru en moi et c'est apprécié. Je dois ma carrière à bien des gens qui m'ont appuyé quand il y avait de l'adversité. Ça remonte à mes années chez les juniors et mes premières années chez les pros aussi », a-t-il ajouté.
Des records en vue
L'ancien des organisations des Blackhawks de Chicago et des Panthers de la Floride, avant d'aboutir avec l'Avalanche, va bientôt éclipser Patrick Lalime pour les principaux records d'équipe des Sénateurs chez les hommes masqués. Il l'a dépassé mardi pour les départs (272), il ne lui manque que cinq victoires pour égaler sa marque à ce chapitre (146) et il ne lui manque que sept apparitions pour le record des matches disputés (283). Il est déjà le gardien le plus occupé de leur histoire (8652 tirs, 7959 arrêts), de loin. Pour sa carrière dans la LNH, il est à 11 matches du plateau des 500 parties disputées.
Il aurait dépassé Lalime il y a déjà longtemps, n'eût été des nombreuses blessures qui ont fait dérailler ses précédentes saisons, sans parler de l'épreuve de la présente campagne, ce cancer rare à la gorge de son épouse Nicholle qui l'a forcé à rater deux mois d'action pour être à son chevet.
« Ça ne donnerait rien de positif de jouer le jeu des "si". Présentement, je suis frais comme si on était en septembre ou octobre. Je vole sur la glace. Peut-être que c'est un avantage. Peut-être que je devrais prendre une pause au milieu de la saison chaque année, pour des vacances à la place, a-t-il blagué. C'est éreintant, une saison de hockey. Je réalise maintenant pourquoi Eddie Belfour ne pratiquait presque jamais quand il jouait pour la Floride à 40 ans. Mentalement, tu peux passer à travers, mais physiquement, tu dois faire beaucoup plus d'étirements et d'autres exercices. »
Une décision à prendre
Le DG Pierre Dorion a parlé du travail d'Anderson dans le gain de mardi comme d'un « exemple de la résilience de notre équipe ».
Dorion devra éventuellement prendre une grande décision concernant Anderson, dont le contrat viendra à échéance à la fin de la saison 2017-2018. Son salaire de 4,2 M $ par an est fort raisonnable pour un gardien numéro un que plusieurs considèrent comme un des 10 meilleurs dans la LNH (il a le troisième meilleur taux d'efficacité de la ligue à ,927 avant les parties de mercredi soir). Pour combien de temps peut-il encore être le « gardien du présent », alors qu'il est difficile d'identifier le « gardien de l'avenir » (Chris Driedger ? Matt O'Connor ? Marcus Hogberg ?) depuis que Robin Lehner a été échangé aux Sabres de Buffalo.
Finir la présente campagne en santé et connaître de bonnes séries lui donneraient certes de bons arguments pour négocier un autre contrat lui permettant de se rapprocher de son objectif de demeurer devant le filet passé ses 40 ans.
Stone et Hoffman, des cas douteux
Mike Hoffman
Le DG Pierre Dorion a laissé entendre que le club espérait que Mark Stone et Mike Hoffman puissent revenir au jeu dès vendredi à Raleigh contre les Hurricanes, mais qu'il doutait de leur disponibilité. « Je pense que si tout va bien pour les deux, ça devrait aller pour dimanche ou lundi (contre la Floride ou Tampa Bay). S'ils jouent avant ça, ce serait un boni pour nous... Stone a une bonne entorse au cou et on ne prendra pas de chance avec ça, même chose pour l'aine de Hoffman. Une saison de hockey, c'est un marathon, pas un sprint de 100 mètres. Ils vont revenir quand ils vont être plus proches de 100 % que de 50 », a-t-il indiqué.
Condon et Pyatt vont attendre
Mike Condon
Après avoir offert des prolongations de contrat à Zack Smith et Fredrik Claesson au cours du dernier mois, Pierre Dorion a amorcé des négociations préliminaires avec les représentants du gardien Mike Condon et de l'attaquant Tom Pyatt, qui pourraient tous deux devenir des joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet prochain. Il a laissé entendre mercredi que ces négociations ne se poursuivront qu'après la date limite des échanges du 1er mars parce qu'il doit se concentrer là-dessus au cours des prochains jours. Condon a un contrat d'un an lui rapportant 575 000 $, même durée que Pyatt, qui empoche 800 000 $.
Hammond blessé, O'Connor à Binghamton
Andrew Hammond
Dorion a aussi révélé que le gardien Andrew Hammond s'est blessé à nouveau lundi lors d'un match contre les Marlies de Toronto qu'il a réussi à terminer. « On ne connaît pas encore la nature exacte de la blessure, on ne le saura probablement pas avant vendredi », a-t-il dit. Pour compenser son absence anticipée pour une durée encore indéterminée, les Senators de Binghamton ont rappelé Matt O'Connor du club affilié de Wichita, dans la ligue East Coast. Hammond a déjà été blessé sérieusement deux fois cette saison, à une cheville en décembre et à l'aine en octobre.