Le gardien des Sénateurs, Craig Anderson, avait rendu hommage à son ancien DG Bryan Murray l’an dernier. L’artiste Sylvie Marsolais avait alors peint le visage de Murray sur le masque d’Anderson.

Anderson donne son masque en hommage à Bryan Murray

Craig Anderson a toujours beaucoup admiré feu Bryan Murray, l’ancien directeur général des Sénateurs qui a donné un nouvel élan à sa carrière en faisant son acquisition du Colorado en 2011.

Le gardien numéro un des Sénateurs lui avait rendu hommage l’an dernier alors que l’artiste qui réalise ses masques, la Montréalaise Sylvie Marsolais, avait peint le visage de l’homme de hockey de Shawville décédé du cancer en 2017 à l’âge de 74 ans.

Récemment, le cerbère américain de 38 ans a remis ce masque à la veuve de Murray, Geri, ainsi qu’à ses filles, a dévoilé le site internet de l’équipe mardi.

«Je crois que ce geste a été très apprécié de la part de Geri et de ses enfants, a déclaré Anderson. Les enfants de Bryan m’ont tous répondu et ils ont tous semblé sincèrement reconnaissants que je respecte autant leur père. Pour ma part, je voulais surtout qu’ils sachent à quel point il a été une personne très importante pour moi et de l’impact qu’il a eu sur ma vie et celle des autres.»

Geri aurait l’intention de le placer aux côtés de l’urne qui contient ses cendres, au domicile familial de Shawville, dans le Pontiac.

«Des gens exceptionnels méritent une reconnaissance toute particulière et Bryan était exceptionnel, a-t-il mentionné. L’aspect le plus important dont j’ai été témoin, et que l’on ne voit pas beaucoup au hockey ou dans le sport professionnel, c’est le cœur dont il a fait preuve. Même si les affaires sont les affaires, lorsqu’il te croisait dans le couloir, il se faisait un devoir de s’arrêter et de te demander comment tu vas. C’est vraiment facile de voir comment tu vas sur la glace, mais il allait plus loin pour apprendre à vous connaître sur le plan personnel. »

Murray, qui a mené les Sénateurs à la finale de la coupe Stanley de 2007 comme entraîneur, a aussi appuyé le gardien à travers l’épreuve traversée par son épouse Nicholle au cours de la saison 2016-2017. Le gardien avait alors pris la décision de s’absenter pendant qu’elle subissait des traitements pour un cancer de la gorge, mais à son insistance, il était retourné jouer un match à Edmonton quand son adjoint Andrew Hammond s’était blessé à l’aine. Dans une performance très émotive, il avait obtenu un blanchissage lors de ce match.

Murray, alors devenu un consultant senior au directeur général Pierre Dorion, livrait alors sa propre bataille contre le cancer du colon, qu’il a ultimement perdue, mais pas avant d’avoir eu une influence positive dans la communauté en sensibilisant les hommes à la nécessité de passer des tests pour détecter cette maladie le plus tôt possible.

«Avec tout ce que ma famille a vécu sur le plan personnel et la bataille que livrait Bryan, nous partagions un lien en commun, a noté Anderson. Je me souviens que j’étais dans son bureau un jour pour parler de ses expériences alors que Nicholle subissait ses traitements. C’était un sujet dont nous pouvions avoir une conservation informelle en dehors du hockey, et qui nous affectait tous les deux... Je peux affirmer sans hésiter que cet homme était très différent des autres dirigeants avec qui j’ai côtoyé dans d’autres formations. À mon avis, c’est le legs de Bryan. Outre le jeu, il a eu un impact positif sur beaucoup de gens. »

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Un bon duo

Ayant perdu sa place aux côtés de Thomas Chabot au profit de Nikita Zaitsev en ce début de saison, Dylan DeMelo fait contre mauvaise fortune bon cœur en formant une bonne troisième paire avec Mark Borowiecki jusqu’à maintenant. Alors que Jean-Gabriel Pageau mène l’équipe pour le différentiel à plus-3, DeMelo et Borowiecki suivent alors qu’ils sont tous deux à plus-2.

Ils n’étaient sur la glace pour aucun but du Wild lundi, et c’était la même chose samedi contre Tampa Bay. «J’adore Melo. Les gens ne voient pas quel genre de coéquipier et de personne il est dans le vestiaire. Il est un humain de qualité. Nous avons tous les deux des preuves à faire cette saison, des années de contrat pour nous deux. On se complète bien et on connaît nos rôles», a noté Borowiecki lundi.

Anciens en feu

Plusieurs anciens Sénateurs qui sont éparpillés à travers la LNH connaissent de bons débuts de saison. Ça commence évidemment par Mark Stone à Vegas et Matt Duchene à Nashville, qui avaient tous les deux récolté neuf points (quatre buts pour Stone, deux pour Duchene) avant de s’affronter tard mardi soir.

Acquis contre Duchene notamment, Kyle Turris avait un but et une passe en cinq parties. À San Jose, Erik Karlsson a été limité à trois passes en cinq matches, alors qu’en Floride, Mike Hoffman est mieux parti avec ses cinq buts et trois passes en six matches. Avec les Islanders, le Gatinois Derick Brassard a une mention d’assistance en six matches, paraissant mal par rapport à celui contre qui Ottawa l’avait échangé, Mika Zibanejad, qui est rendu à quatre buts et quatre passes.

En Caroline, Ryan Dzingel a amassé deux buts et trois passes en six matches avec les Hurricanes, tandis que Cody Ceci a un but et deux passes en six parties avec les Maple Leafs.