Anders Nilsson n’a pas gagné assez souvent à son goût, au cours des deux dernières années. Il a présenté une fiche de 10-22-5 devant le filet des Canucks.

Anders Nilsson veut bien jouer... comme à Buffalo

Bonne nouvelle pour les Sénateurs. Le gardien de buts numéro un, Craig Anderson, a recommencé à patiner.

Ça ne veut pas nécessairement dire grand-chose. Les commotions cérébrales sont des blessures mystérieuses. Un jour, tout va bien. Le lendemain, tout peut basculer.

« On ne sait jamais ce qui peut arriver. Les choses ont quand même l’air de bien progresser. Si ça ne change pas, Andy nous reviendra plus tôt que tard », croit Guy Boucher.

Deuxième bonne nouvelle pour les Sénateurs. La direction de l’équipe croit avoir trouvé le problème de santé qui afflige le gardien de buts numéro deux, Mike Condon.

C’est un problème de hanches, a indiqué le directeur général Pierre Dorion à un petit groupe de reporters, vendredi matin. Si tout va bien, il pourrait recommencer à jouer et à stopper des rondelles durant le mois de février.

En attendant, Anders Nilsson aura sa chance.

Le gardien d’expérience, acquis dans une transaction avec les Canucks de Vancouver plus tôt cette semaine, aura sa chance. Il obtiendra un premier départ au Centre Canadian Tire, samedi, quand le Wild du Minnesota sera en ville.

Il ne sait pas trop ce que l’avenir lui réserve.

Il ne sait même pas quand il pourra jouer un deuxième match. Boucher n’aurait pas encore identifié le gardien qui se frottera aux Hurricanes, dimanche.

« J’arrive avec une attitude positive, assure-t-il. Je crois que les Sénateurs vont m’offrir une belle opportunité de jouer. Je veux juste aider l’équipe à gagner. »

Nilsson n’a pas gagné assez souvent à son goût, au cours des deux dernières années. Il a présenté une fiche de 10-22-5 devant le filet des Canucks.

Il préfère penser davantage à son expérience de travail précédente.

Durant la saison 2015-16, quand il était la doublure de Robin Lehner chez les Sabres de Buffalo, il avait conservé une moyenne de buts alloués de 2,67 et un taux d’efficacité de 92,3 %.

C’est à se demander pourquoi les Sabres l’ont laissé partir.

« Ma meilleure saison en Amérique du Nord, affirme-t-il. Je suis juste tombé dans une bonne situation. J’ai connu un fort départ et j’ai été capable de maintenir le rythme jusqu’à la fin de la saison. J’étais calme. J’utilisais bien mon gabarit. »

« J’espère que je serai capable d’en faire autant à Ottawa. »

Mitraille

Faire gagner les Sénateurs n’est pas facile. Un gardien qui s’installe devant leur filet doit s’attendre à voir beaucoup de caoutchouc.

Le jeune Marcus Högberg a été le dernier à s’en rendre compte. Il a fait face à 94 lancers durant ses trois matches complets, au cours de la dernière semaine.

« Demandez à n’importe quel gardien. Nous préférons tous les matches dans lesquels il y a beaucoup d’action. Évidemment, il ne faut pas accorder un trop grand nombre de chances de marquer de qualité à nos adversaires. Pour le reste, quand je saute sur la glace, j’essaie de ne pas trop réfléchir. Mon boulot consiste à stopper les rondelles. J’essaie de toutes les arrêter, sans trop me soucier du reste. »

« C’est ce que je tâcherai de faire samedi. Je tâcherai de faire de mon mieux. »

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RUDOLFS BALCERS A SA CHANCE

La saison des expériences se poursuit.

Rudolfs Balcers ne connaît pas une saison à tout casser dans la Ligue américaine. Il domine quand même les Senators de Belleville avec 14 buts marqués en 36 parties.

La direction des Sénateurs semble vraiment décidée à donner la chance au plus grand nombre d’espoirs possible de tenter leur chance dans la LNH.

L’ailier gauche acquis dans la transaction impliquant Erik Karlsson deviendra donc le deuxième Letton à jouer dans la LNH cette saison, ce week-end.

Il vivra son baptême de feu quand les Sénateurs affronteront le Wild.

« On nous dit qu’il est efficace dans son corridor. Il gagne ses courses pour s’emparer des rondelles libres. Ses mains sont rapides. Il possède surtout un excellent tir. Quand il réussit à décocher un lancer à l’intérieur des mises en jeu, il peut causer de lourds dommages », résume Guy Boucher.

« Nous n’avons pas suffisamment de gars qui sont capables de faire tout cela. Nous avons besoin de gars qui gagnent leurs batailles pour le contrôle de la rondelle. Nous avons besoin de gars qui sont prêts à payer le prix pour se faire une place dans l’enclave, de façon à décocher de bons lancers », ajoute l’entraîneur-chef.

Balcers devrait obtenir une belle opportunité en jouant aux côtés de Chris Tierney, dans le troisième trio des Sénateurs.

« Je dirais que sur une échelle de 1 à 10, mon degré d’enthousiasme est à 10 en ce moment. Je ne me souviens pas d’avoir été aussi excité à la veille d’un match. C’est un bon feeling. »

« Notre équipe n’a pas connu un super début de saison, mais j’ai gardé une attitude positive. J’ai l’impression de m’être vraiment amélioré », complète-t-il.