Daniel Alfredsson et Bryan Murray devront de nouveau faire preuve de patience avant de faire leur entrée au Temple de la renommée du hockey.

Alfredsson et Murray oubliés à nouveau

Daniel Alfredsson devra attendre pour faire son entrée au Temple de la renommée du hockey. Il en va de même pour feu Bryan Murray.

Le meilleur joueur de l’histoire des Sénateurs et leur ancien dirigeant qui a bâti trois clubs ayant atteint la finale de la coupe Stanley n’ont pas été retenus par le comité de sélection du vénérable Temple, présidé par Lanny McDonald. Ces derniers ont plutôt voté -- il faut 75 % des votes des membres pour être retenu -- pour quatre joueurs, les Martin Brodeur, Martin St-Louis, Jayna Hefford et Alexander Yakushev, ainsi que deux bâtisseurs, le commissaire de la LNH Gary Bettman et le premier joueur de couleur de l’histoire de la ligue, Willie O’Ree.

Meilleur compteur de l’histoire des Sénateurs avec ses 1108 points (dont 426 buts) en 1178 parties, Alfredsson en était à sa deuxième année d’éligibilité, après une attente de trois ans après avoir pris sa retraite.

Avec le trophée Calder de recrue de l’année qu’il a remporté à sa saison recrue en 1995-1996, après avoir été un choix de sixième ronde des Sénateurs en 1994 (133e au total), sa participation à une finale de la coupe Stanley et la médaille d’or remportée avec la Suède lors d’une de ses cinq participations aux Olympiques, il a le dossier nécessaire pour entrer un jour au panthéon situé sur la rue Younge à Toronto.

Mais comme d’autres étoiles de son époque, les Curtis Joseph, Theo Fleury, Jeremy Roenick, Alexander Mogilny et Steve Larmer, l’homme de 46 ans qui est revenu habiter à plein temps à Ottawa l’an dernier même après avoir démissionné de son poste de consultant aux opérations avec les Sénateurs devra être patient pour rejoindre ses compatriotes Mats Sundin et Nicklas Lidtrom, entre autres Suédois. Il a fait son entrée au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace en mai dernier au Danemark.

Alfredsson a peut-être nui à sa candidature en quittant Ottawa pour aller jouer une 18e et dernière saison avec les Red Wings de Detroit en 2013-2014, au lieu de passer toute sa carrière avec le club qui a retiré son numéro 11 de la circulation en 2016.

« Moi, ce que je sais, c’est qu’Alfie devrait déjà être un membre du Temple de la renommée. C’est mon opinion en tout cas. S’il ne l’est pas aujourd’hui, il va l’être éventuellement, c’est certain. Il le mérite pleinement, il suffit de regarder ce qu’il a fait non seulement dans la LNH, mais aussi au niveau international », a commenté son ancien coéquipier Shean Donovan, qui est le directeur du développement des Sénateurs.

« Mais il y a beaucoup de bons joueurs qui sont considérés pour cet honneur, ça prend du temps », a ajouté Donovan, qui a joué trois saisons avec Alfredsson de 2007 à 2010.

Pour ce qui est de Bryan Murray, il a été à la barre des Sénateurs comme entraîneur lorsqu’ils ont atteint la finale de la coupe Stanley en 2007, et il a été directeur général d’éditions des Panthers de la Floride et des Ducks d’Anaheim qui ont fait autant auparavant. Il a 620 victoires à sa fiche comme entraîneur et il a gagné le trophée Jack-Adams d’entraîneur de l’année en 1983-1984.