Mikkel Boedker (89) avait quand même obtenu quatre mentions d’aide, auparavant. Ça lui fait cinq points en six matches depuis le début de la saison.

À l'aise comme des requins dans l'eau

On a presque oublié d’en parler. Pourtant, il s’agit d’un événement important. Dans le match de lundi soir, Mikkel Boedker a marqué son premier but dans l’uniforme des Sénateurs.

Modeste, le Danois a reconnu qu’on lui a gardé la partie simple du travail. «J’ai reçu une passe sublime de Dutchie. Tout ce que j’ai eu à faire, c’est rediriger la rondelle dans la bonne direction.»

Boedker devrait disputer un autre match avec Matt Duchene samedi. Il compte bien profiter au maximum de cette opportunité qui lui est offerte.

Le centre numéro un des Sénateurs est un joueur unique. Pour connaître du succès à ses côtés, il faut accepter certaines réalités.

«Il faut s’attendre à ce qu’il se produise des choses inattendues. Je dois être prêt à tout. Nous parlons souvent de la façon dont nous pouvons créer davantage d’opportunités de marquer. Matt adore son nouveau rôle de leader, c’est évident. Il est un joueur unique, un joueur d’élite. Il veut s’améliorer chaque jour. Il est facile de suivre un gars comme lui», explique Boedker.

«Plusieurs joueurs ont contribué à nos succès depuis le début de la saison. Ça fait du bien d’enfin me joindre au groupe.»

Boedker avait quand même obtenu quatre mentions d’aide, auparavant. Ça lui fait cinq points en six matches depuis le début de la saison.

C’est loin d’être vilain.

Le joueur d’impact que les Sénateurs ont échangé pour faire son acquisition, Mike Hoffman, a marqué un seul but à ses quatre premiers matches dans l’uniforme des Panthers de la Floride.

Jusqu’à maintenant, les trois joueurs qui ont été acquis par voie de transaction avec les Sharks de San Jose se sont bien adaptés.

Dylan DeMelo présente des chiffres identiques à ceux de Boedker. Il a trouvé sa place au sein du premier duo défensif des Sénateurs.

Chris Tierney occupe pour l’instant le premier rang du classement des marqueurs de l’équipe.

«Naturellement, quand un joueur se fait échanger, il se sent un peu abandonné, pense Boedker. En débarquant dans une nouvelle ville, il veut vite prouver sa valeur.»

Cela explique peut-être les performances des trois anciens porte-couleurs des Sharks, jusqu’ici. «Nous avons tous bien entamé la saison. Il faut dire que nous avons été bien reçus. Tous les employés de l’organisation ont fait de leur mieux pour nous accueillir. Les partisans nous ont rapidement adoptés. C’est toujours agréable de sentir qu’on est appréciés.»

Les succès obtenus par Boedker, DeMelo et Tierney s’expliquent peut-être autrement. Il y a probablement plus d’opportunités à Ottawa qu’à San Jose.

«Il y a peut-être un peu de cela également, convient Boedker. Il y a deux façons de réagir quand les opportunités se présentent. Certains joueurs ne sont pas capables de les saisir. Jusqu’à maintenant, ça se passe bien pour nous.»

Humour

L’entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, sait apprécier la contribution des trois nouveaux-venus. ON dirait qu’il a un petit faible pour Tierney.

Le centre ontarien, qui vivait dans l’ombre des grosses vedettes des Sharks.

Le coach trouve de nouvelles raisons d’apprécier son nouveau centre chaque jour.

«On commence à peine à le découvrir! Il était vraiment discret, quand il est arrivé. Ces jours-ci, on découvre qu’il est d’agréable compagnie. On l’aime beaucoup. Il a un sens de l’humour particulier. Son attitude est excellente.»

Boedker et DeMelo ont aussi contribué à assainir l’air.

«Seulement, Tierney est un joueur qui peut tout faire. Il peut jouer lors des infériorités numériques. Il est à l’aise avec n’importe qui. Il peut contribuer aux succès de notre équipe, à l’attaque. En l’absence de Jean-Gabriel Pageau, tout cela est vraiment génial.»

Tierney semble heureux à Ottawa, une ville qu’il apprend à connaître. «Il fait de plus en plus froid, s’exclame-t-il. C’est cool, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu le coloris automnal.»

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Maxime Lajoie

LAJOIE, PARTISAN DES FLAMES (ET UN PEU) DU CH

Pas facile de déménager d’un bout du pays à l’autre quand on est âgé de sept ans.

Maxime Lajoie avait deux équipes favorites, dans la LNH, quand il était enfant. Il aimait le Canadien, l’équipe favorite de toute sa famille. Il s’est vite senti attiré par les Flames de Calgary, l’équipe de sa ville d’adoption.

«Je suis un partisan des Flames, finit-il par trancher, après un court moment de réflexion. J’aime le Canadien, mais je suis toujours un peu fébrile quand les Flames participent aux séries de la coupe Stanley. J’adore Calgary, c’est ma ville. J’ai toujours été fier d’avoir une équipe à encourager là-bas.»

Le jeune défenseur des Sénateurs se dit quand même fébrile à l’approche de son premier - vrai - match face au Canadien. Il s’est déjà frotté aux espoirs de l’organisation montréalaise lors du tournoi des recrues.

Il a pu affronter quelques vétérans, dans des matches préparatoires.

Le match de samedi s’annonce différent.

«Ça va être cool, croit-il. Ça va être encore plus cool quand j’aurai la chance de jouer un match de saison régulière au Centre Bell, je crois.»

«Carey Price est probablement le meilleur gardien de sa génération. Si jamais je réussis à marquer un but à ses dépens, je connais beaucoup de gens qui vont capoter», de conclure celui qui a déjà inscrit quatre buts depuis le début de la saison régulière.

Nouvelle confidence de Lajoie. Enfant, son joueur préféré était le capitaine de l’Avalanche du Colorado, Joe Sakic. «Je l’ai rencontré après un match au Saddledome. C’était impressionnant.»