Jaroslav Halak

À la défense de Jaroslav Halak

Jaroslav Halak n'a pas été très chaleureux envers les journalistes d'Ottawa, hier matin. Il a carrément refusé de répondre à leurs questions.
Il est vrai que les médias canadiens ne lui font pas très bonne presse cette saison. Chaque fois qu'on parle des Blues, ces temps-ci, on parle de Ryan Miller. On dit que cette puissante formation pourrait aspirer aux grands honneurs ce printemps... si seulement elle misait sur un gardien de buts de premier plan.
Si Halak refuse d'en parler, ses coéquipiers ne se gênent pas pour livrer le fond de leur pensée.
«Sérieusement... Pouvez-vous bien me dire ce que Jaro doit faire de plus pour prouver qu'il est un gardien de premier plan?»
La question est posée par le futur olympien T.J. Oshie.
Que des rumeurs
Halak est sur le point d'atteindre le plateau des 25 victoires pour la troisième fois chez les Blues. Il a toujours conservé une moyenne de buts alloués inférieure à 2,50. Le mois dernier, il a conservé un taux d'efficacité de 93,9%.
«Une rumeur, ça reste une rumeur. La plupart des rumeurs qui circulent à cette période de l'année ne sont pas fondées. Il faut quand même que vous sachiez que Jaro remplit très bien son mandat chez nous. Nous avons entièrement confiance en lui. Il a volé quelques matches pour nous. En fait, il en a volé plusieurs», enchaîne-t-il.
Oshie - le deuxième meilleur marqueur des Blues - prend le temps d'inclure Brian Elliott dans la conversation. Il rappelle que les statistiques de l'ancien des Sénateurs sont équivalentes à celles de son partenaire slovaque depuis bientôt trois ans.
C'est vrai. Sauf que dans les situations où la pression est forte, Elliott n'est pas à son meilleur.
En 2010, dans le marché où la pression est la plus forte en Amérique du nord, Halak a joué son meilleur hockey à vie. Dans un rôle de négligé, il s'est fait un plaisir d'envoyer Alexander Ovechkine et Sidney Crosby en vacances pour permettre au Canadien de Montréal d'atteindre le troisième tour des séries éliminatoires.
Ce n'était pas arrivé une seule fois depuis 1993. Ça ne s'est pas reproduit depuis. Qui sait combien de temps les inconditionnels de la Flanelle devront attendre avant de revivre une expérience grisante du genre?
«Moi, j'ai eu la chance de jouer avec Jaro quand il a sorti Washington et Pittsburgh. Il était vraiment incroyable. Il a le caractère pour inspirer toute une équipe. Il est tellement calme. Quand tu regardes ton gardien dans le vestiaire, quand il est calme, ça aide», opine Maxim Lapierre.
Elliott et Halak ont surtout la chance de travailler avec un des meilleurs groupes de défenseurs de la LNH. Leur entraîneur Ken Hitchcock est un des grands maîtres du hockey défensif.
L'attaquant franco-ontarien Derek Roy disait hier qu'à peu près tout, dans le plan de match des Blues, est pensé dans le but de soutenir les deux gardiens.
«On essaie de garder les joueurs adverses le plus possible à l'extérieur de la boîte. On bloque le plus de lancers possible. Surtout, on essaie d'éviter le banc des pénalités. En faisant ces trois choses, on se donne une chance de l'emporter. On essaie surtout de leur permettre de voir la rondelle. Tant qu'ils voient la rondelle, ils ont une chance de l'arrêter.»