Avec huit buts marqués à ses 10 dernières parties, Kyle Turris approche à toute vitesse de la marque des 20 buts.

À BC Place, Turris aura l'avantage de la glace

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les Canucks n'auront pas l'avantage du terrain dimanche après-midi. Kyle Turris aura l'avantage du terrain.
Le centre des Sénateurs a déjà participé à une compétition sportive de très haut niveau à BC Place. Personne n'avait plus de pression que lui sur le terrain. Il a triomphé.
«J'étais en huitième année. J'étais le quart-arrière de l'équipe de football de mon école, les Knights de St. Thomas More Collegiate. C'était la finale du championnat provincial de la Colombie-Britannique. Quelle belle expérience!»
Turris était fier de nous raconter cet exploit de jeunesse, après une séance d'entraînement, plus tôt cette semaine. Son récit n'était cependant pas complet.
Patrick Wiercioch connaît Turris depuis toujours. Il n'était pas une vedette de football à l'école secondaire, mais il suivait de près la scène sportive provinciale.
«Je me souviens très bien de cette partie de football. C'est dans ce match que Kyle a été victime de sa seule interception en carrière. Il ne vous l'a pas dit? Étrange», a-t-il dit avec un petit sourire moqueur.
Comme la majorité des joueurs de la LNH, Turris est doué dans presque tous les sports. Adolescent, il brillait au hockey, au football ainsi qu'à la crosse.
Le football était son troisième sport favori. «C'était celui que je ne prenais pas trop au sérieux. J'ai abandonné en 10e année quand je me suis cassé un poignet.»
«Un stade immense»
Lors de son jour de gloire en huitième année, Turris dit cependant avoir pris conscience de la taille de BC Place. «Un stade immense», dit-il. Ce jour-là, les gradins étaient à peu près vides. «Il y avait quelques centaines de parents et d'amis. Des collègues de classe. Des professeurs. C'est à peu près tout.»
Dimanche, l'endroit sera rempli à craquer. Il y a fort à parier que les parents et amis proches des hockeyeurs seront parmi les 50000 spectateurs attendus.
Turris a dressé une liste. Entre 30 et 40 personnes qu'il connaît lui ont déjà confirmé qu'ils seront présents. «Il y en aura peut-être davantage. Certaines personnes ont peut-être acheté des billets sans me prévenir.»
Aux dernières nouvelles, il est toujours possible d'en acheter. Mercredi, dans une rencontre avec la presse, les dirigeants de la LNH ont confirmé aux médias de Vancouver qu'environ 90% des billets avaient trouvé preneurs. Ils demeurent relativement confiants. Selon eux, le stade qui sert aux Lions de la Ligue canadienne de football et aux Whitecaps de la MLS sera rempli à craquer lorsque la rondelle sera déposée sur la glace.
Des concours et des rabais de dernière minute devraient faire l'affaire.
Les Sénateurs impopulaires
Dans une entrevue accordée au Vancouver Province, courtier de la firme Vancouver Ticket a laissé savoir qu'il était extrêmement pénible de vendre des billets à plein prix.
«Les Sénateurs d'Ottawa sont la pire formation qu'on aurait pu accueillir dans un match comme celui-là. Les gens veulent voir les vieilles formations, les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto... Je crois qu'il aurait été plus facile de vendre des billets si les Jets de Winnipeg avaient été les visiteurs», a déclaré l'homme.
Le toit du stade pourrait être fermé durant le match. Vancouver pourrait recevoir des précipitations de pluie ou de neige fondante dimanche.