Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Nick Paul et Phillip Danault se bousculent
Nick Paul et Phillip Danault se bousculent

Sénateurs-Canadien ronde 4 : des comptes à régler ?

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Les parties consécutives opposant deux mêmes équipes sont propices à ce que les esprits s’échauffent et comme il y a eu quelques incidents lors du match de dimanche entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal, il n’est pas impossible que des comptes soient réglés sur la glace du Centre Canadian Tire mardi soir lors du second match de leur présente mini-série.

L’attaquant Nick Paul avait certes l’air de se préparer pour du grabuge quand il a demandé une petite leçon de boxe au dur à cuire Micheal Haley à la fin de l’entraînement de lundi, au lendemain du gain de 3-2 en prolongation contre le Tricolore.

«Nos deux clubs aiment jouer de façon physique et parfois, certaines choses peuvent arriver, a expliqué Paul lors de la visioconférence post-entraînement. Je ne dirais pas que j’anticipe quelque chose. C’est juste que Hails (Haley) sait comment se comporter quand il lâche les gants. J’avais juste besoin de quelques conseils pour agripper le chandail alors que je perds mon empoigne parfois. Je ne me bats pas souvent, mais il faut toujours être prêt, on ne sait jamais quand quelqu’un va donner un coup qu’on n’aime pas, ou qu’on va être le gars qui doit répondre parce que tu as donné un coup.»

Il a beau avoir le physique de l’emploi, Paul n’a livré que deux combats dans la LNH, aucun cette saison. Haley est un expert avec ses 74 batailles dans la LNH (selon hockeyfights.com) et plusieurs autres dans les mineures. Il a affronté le Canadien dimanche, sans grabuge en à peine 3:32 minutes de temps de glace, et il a été renvoyé sur l’escouade de réserve lundi pour faire place à Artem Anisimov.

Lors du match de dimanche, le défenseur Erik Gudbranson n’a certes pas aimé un coup, ou une poussée alors qu’il était hors d’équilibre, de l’attaquant du Canadien Paul Byron en première période. L’ancien des Olympiques est originaire d’Ottawa, mais l’arrière d’Orléans a indiqué qu’il ne le connaît pas. «Je ne l’ai jamais rencontré, lui», a-t-il indiqué, après avoir fait savoir qu’il s’en était tiré à bon compte «même si la partie jaune de la bande est dure».

Erik Gudbranson

Concernant le match de mardi, Gudbranson a mentionné que «c’est certain qu’ils vont être à leur meilleur, ils ont une équipe physique. Nous sommes deux clubs qui jouent de façon nord-sud et cherchent à simplifier les choses autant que possible, envoyer des rondelles au filet et gagner la bataille dans la peinture bleue... Ils sont rapides et ils sont dans votre visage. On ne prend pas nécessairement des numéros en note, mais les petites batailles individuelles à l’intérieur d’un match sont en évidence et elles arrivent un peu partout.»

Les Sénateurs n’ont certes pas aimé un coup de bâton du centre Phillip Danault à la gorge de Tim Stützle en troisième période qui est resté impuni, et n’a pas mérité de sanction disciplinaire après révision par le préfet de discipline de la LNH.

«Les arbitres font leur travail le mieux possible et le jeu est rapide sur la glace. Parfois, ils ne voient pas les infractions. Quand ils les voient, ils appellent des punitions, a indiqué l’entraîneur-chef D.J. Smith. L’arbitrage a été bon toute la saison, des deux côtés. Les soirs où nous avons écopé de beaucoup de punitions, on les méritait. L’arbitrage a été juste. Et la ligue a une commission de sécurité qui regarde toutes ces situations. S’ils pensent que c’est nécessaire, ils vont s’en occuper.»

Les Sénateurs ont remporté deux des trois premiers duels contre leurs adversaires de l’autre bout de la 417/40, par un but à chaque fois. «Montréal a un club tellement compétitif que ça nous motive à être prêts pour le début du match. Si on ne l’est pas, on va se faire frapper, et se faire frapper souvent», pense Smith pour expliquer les succès des siens contre le Tricolore.