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Sénateurs

Duclair passe le K.O. aux Jackets

Anthony Duclair a bien montré à John Tortorella qu’il sait comment jouer au hockey.

L’attaquant québécois a mené les Sénateurs d’Ottawa à un gain de 4-3 en prolongation contre les Blue Jackets de Columbus du coloré entraîneur américain samedi après-midi au Centre Canadian  Tire, mettant la touche finale à un tour du chapeau avec le but gagnant à 1:56 de la quatrième période, pendant un avantage numérique.

Son but tout québécois, un tir sur réception précis sur des passes de Thomas Chabot et Jean-Gabriel Pageau, a soulevé la petite foule de 11 020 amateurs qui comprenait les pères des joueurs des Sénateurs accompagnant le club pour son prochain voyage en Floriude. Parmi eux, il y avait Wendell Duclair, paternel du héros du jour.

«Mes deux buts de tour du chapeau en carrière complétés en prolongation l’ont été à Ottawa (l’autre avec l’Arizona en novembre 2017). Je suis juste content qu’on ait bien joué. C’est un peu spécial de compter contre un ancien club, c’est plus motivant de jouer contre d’anciens coéquipiers... C’est spécial parce que c’est mon premier tour du chapeau (dans la LNH) où il (son père Wendell) était dans les estrades, c’est vraiment spécial», a commenté Duclair, qui est déjà rendu à 18 buts cette saison, un sommet au sein de son club.

Auteur de huit buts à ses cinq derniers matches, le numéro 10 est passé devant Pageau (16 buts), le dernier joueur à avoir complété un tour du chapeau en prolongation (en séries contre New York en 2017). Bob Kudelski a été le seul autre Sénateur à réussir l’exploit, en novembre 1993.

«‘Duke a été excellent toute l’année pour nous, il a certes trouvé son ‘groove’. Je ne pense pas que ça importe que ce soit contre son ancien club, il veut juste aider son équipe», a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith au sujet du joueur acquis de Columbus en février dernier dans l’échange de Ryan Dzingel.

Le filet gagnant de Duclair a fait oublier l’avance de deux buts échappée par les locaux en troisième période, quand les Blue Jackets ont dominé le jeu (20-5 au chapitre des tirs) et que le Français Anthony Texier a compté deux fois lorsque laissé à découvert dans l’enclave.

«On a beaucoup à apprendre de ce match, on s’est assis sur notre avance et on leur a donné la rondelle trop souvent en troisième et ils sont revenus arracher un point. Dans notre édifice, on devrait être capable de mieux finir ça», a souligné Connor Brown, qui avait marqué en échappée au deuxième tiers pour faire 3-1 après le doublé de Duclair au premier tiers, entrecoupé d’un but de Cam Atkinson en échappée.

Le gardien Anders Nilsson a été solide face aux 41 lancers des visiteurs, frustrant aussi Atkinson sur une descente à deux contre zéro avant le but de Brown, ainsi que sur une longue échappée en prolongation. «Si ce n’est de ‘Nilly’, on ne gagne pas ce match», a souligné D.J. Smith.

«On a bien joué les deux premières périodes, puis nous étions à plat en troisième. On n’a pas joué à notre façon et l’autre équipe a pris le dessus. C’est bien qu’on ait réussi à aller chercher la victoire en avantage numérique en prolongation, mais c’est une bonne leçon qu’on ne peut pas jouer à moins que 100 % tout le temps... C’est le ‘fun’ de voir Duclair aller, il a tout un lancer, je le sais pour l’avoir vu lors des entraînements», a dit le cerbère suédois.

Le match a été fertile en rebondissements. Nick Paul s’est vu refuser un but au premier tiers en raison d’un hors-jeu. Le but d’Atkinson a nécessité une révision vidéo parce que Nilsson avait capté la rondelle près (finalement au-delà) de la ligne des buts. Tortorella a retiré son gardien recrue Elvis Merzlikins, après la première période, à la faveur de Joonas Korpisalo, qui avait blanchi Ottawa 1-0 lors de leur dernier duel, il y a trois semaines. Il avait été particulièrement chancelant sur le premier but de Duclair dès la troisième minute de jeu. Il  y a aussi le défenseur Mark Borowiecki qui a sonné accidentellement l’attaquant Sonny Milano au premier tiers, geste auquel il a répondu en jetant les gants contre Josh Anderson, blessé lui aussi sur la séquence.

«Nous avons joué une bonne troisième période... On a joué avec ardeur avec les gars que nous avons perdus. On a eu des chances de gagner avant la punition en prolongation», a commenté Tortorella, qui avait critiqué Duclair lors d’une mémorable sortie il y a moins d’un an à Montréal, avant qu’il ne soit échangé.

Les Sénateurs (14-17-2) ont rejoint les Jackets (12-14-6) au 13e rang dans l’Est en amassant un point pour un troisième match de suite (2-0-1), eux qui iront maintenant disputer leurs deux prochains matches en Floride, contre les Panthers lundi et le Lightning de Tampa Bay mardi.

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Les papas des Sénateurs arrivent en ville

S’amener en ville pour participer au « voyage des pères » des Sénateurs aura été pas mal plus difficile pour Peder Nilsson que pour Jean Pageau.

Le premier a franchi environ 5800 kilomètres entre Lulea, dans le nord de la Suède, et la capitale nationale pour obtenir la chance de voir son fils Anders à l’œuvre. Comparez cela aux quelque 30 kilomètres qui séparent la résidence du paternel de Jean-Gabriel Pageau, dans le secteur Hull de Gatineau, du Centre Canadian Tire à Kanata.

Sénateurs

Chabot garde le cap

Avec l’expérience qui s’accumule, Thomas Chabot apprend à ne pas s’apitoyer trop longtemps sur des erreurs qui se sont avérées coûteuses.

C’est peut-être au contact du vétéran Ron Hainsey, son nouveau partenaire qui a vu neiger pendant ses 1100 parties en carrière, que Chabot développe cette attitude. Toujours est-il que le défenseur vedette des Sénateurs d’Ottawa n’a pas perdu de sommeil après la défaite de 3-2 en prolongation des siens mercredi soir à Montréal.

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Brown et Lajoie dans l’incertitude

La pause de Noël est dans moins de deux semaines pour les joueurs des Sénateurs d’Ottawa, mais pour de jeunes joueurs comme Logan Brown et Maxime Lajoie, la date importante est celle de jeudi prochain, le 19 décembre.

C’est à ce moment-là que la Ligue nationale de hockey va décréter le gel des alignements de ses 31 équipes, qui sera ensuite en vigueur jusqu’au 27 décembre, quand les activités vont reprendre dans le circuit après un congé de trois jours.

Avant de savoir s’ils seront alors toujours dans la capitale nationale, Brown et Lajoie vivent dans l’incertitude, jour après jour. Au moins, ils ont maintenant de bonnes chances d’être du voyage du début de la semaine prochaine en Floride, auquel l’équipe a invité tous les pères des joueurs.

Lajoie a attendu jusqu’à jeudi pour acheter un billet d’avion en provenance de Calgary pour son père Michel, alors qu’il a été relégué aux gradins lors des trois derniers matches de l’équipe et a joué trois matches depuis son rappel.

Sénateurs

Tkachuk voulait la rondelle de Primeau

Comme si son but et sa passe pour pousser le match de mercredi soir en prolongation et son accrochage avec Shea Weber n’avaient pas été suffisants, Brady Tkachuk a trouvé un autre moyen de déranger le Canadien et ses partisans : en s’emparant de la rondelle après le but victorieux de Ben Chiarot.

Carey Price s’en est aperçu et il a quitté les célébrations de son équipe pour aller récupérer celle-ci, étant donné qu’elle avait une signification particulière pour son jeune partenaire Cayden Primeau, qui a mérité sa première victoire en carrière avec ce gain de 3-2 en prolongation, à son deuxième départ dans le circuit Bettman.

De retour au Centre Canadian Tire jeudi, Tkachuk s’est bien défendu d’avoir eu de mauvaises intentions en posant ce geste qui n’a pas été capté par les caméras de télévision, fait plutôt rare.

« Honnêtement, je n’avais pas réalisé que c’était la rondelle de sa première victoire. Je connais Prims (Primeau), nous avons joué ensemble au Championnat mondial U18, nous avons gagné une médaille d’or ensemble. Je le connais bien. Quand je l’ai vu (Price) arriver, j’ai dit OK. Mais je ne l’avais pas réalisé, j’allais donner cette rondelle à un jeune dans les estrades. Comme je l’ai dit, je n’avais pas pensé à ça », a-t-il plaidé.

Sénateurs

Déjà le 400e match de Pageau

MONTRÉAL — Depuis le temps, Jean-Gabriel Pageau a l’habitude. Il sait que les journalistes seront nombreux à se masser devant son casier, dans le vestiaire, lorsqu’il visite le Centre Bell.

Mercredi matin, les représentants des médias avaient une très bonne raison de l’attendre. Le hockeyeur gatinois se préparait à disputer son 400e match en carrière dans la Ligue nationale de hockey.

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Les Sénateurs s'inclinent 3-2 en prolongation à Montréal

MONTRÉAL — Pour qu’une rivalité entre deux équipes sportives s’enflamme, il faut que certains athlètes soient disposés à jeter un peu d’huile sur le feu.

Brady Tkachuk se ferait sans doute un plaisir de raviver la rivalité, dormante, entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal.

Le jeune leader a permis à son équipe d’aller chercher un gros point sur la route, mercredi soir, au Centre Bell.

Il a marqué un but, obtenu une mention d’aide, décoché huit lancers vers le filet de Cayden Primeau et complété cinq mises en échec.

Il s’en voulait, après la partie, parce qu’il a fait une mauvaise passe en prolongation. Cette passe a mené au but gagnant de Ben Chiarot.

«Un point, sur la route, c’est mieux que rien. Sauf que je voulais vraiment qu’on sorte d’ici avec deux points», a-t-il déclaré, au terme d’un match que le Tricolore a gagné, 3-2.

Il s’en remettra.

En début de troisième période, quand le Canadien s’est donné une priorité de deux buts, il se dirigeait alors vers une victoire assez facile.

C’est à ce moment, précis, qu’il a décidé de changer l’allure de la rencontre.

Il a d’abord privé Primeau d’un jeu blanc, en marquant un but durant une supériorité numérique.

Une dizaine de minutes plus tard, il a préparé le but égalisateur de Connor Brown.

Tkachuk a presque complété un tour du chapeau à la Gordie Howe.

Durant une rixe qui a éclaté derrière le filet du Canadien, au deuxième tiers, il s’est retrouvé devant Shea Weber.

Les deux colosses ne se sont pas officiellement bagarrés. Ils ont donc écopé de pénalités mineures pour rudesse. «Je ne sais pas trop comment c’est arrivé, raconte Tkachuk. J’essayais juste de compléter un jeu au filet. J’ai senti que le filet sortait de ses amarres. Je me suis rendu compte que Shea fonçait sur moi. J’ai juste essayé de me défendre.»

«Je crois qu’on s’est livré une belle petite bagarre.»

Les partisans montréalais ont scandé le nom de Primeau durant la deuxième période. C’est pourtant le gardien du club visiteur qui livrait la meilleure performance.

Anders Nilsson avait brillé, lundi, dans la victoire contre les Bruins de Boston. Il avait fait face à un barrage de 40 lancers. Près du quart avaient été obtenus par Patrice Bergeron et David Pastrnak.

Le Canadien n’a peut-être pas de joueurs de leur calibre, mais les attaquants de Claude Julien lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Particulièrement durant une deuxième période où ils ont profité de quelques supériorités numériques.

Nilsson a été sauvé une fois par ses poteaux. Un tir foudroyant de Jeff Petry a frappé une tige de métal, alors que Montréal pouvait attaquer à quatre contre trois.

Nilsson a complété sa soirée de travail avec 26 arrêts.

Nick Cousins et Tomas Tatar ont été les deux autres marqueurs du Canadien.

Parenthèse. On dit souvent que le gardien de but suédois est un de ceux qui travaillent le plus fort, jour après jour, chez les Sénateurs.

Mercredi matin, au Centre Bell, D.J. Smith avait décrété que la participation à la séance de patinage d’avant-match n’était pas obligatoire.

Quatre joueurs ont choisi de chausser les patins.

Il y avait, bien sûr, les réservistes Mikkel Boedker et Maxime Lajoie. Le gardien de buts numéro deux Marcus Högberg n’a pas eu le choix de s’habiller pour les aider dans les exercices avec lancers.

Nilsson a choisi de faire pareil, même s’il n’était pas obligé.

«Avec Andy, il est notre pilier depuis le début de la saison», dit Tkachuk.

››› Le sommaire du match

Sénateurs

Hainsey n’est pas sentimental

Ron Hainsey va atteindre un autre plateau qui le rapproche de la fin de sa carrière mercredi soir, disputant un 1100e match de saison régulière là où tout a commencé pour lui, à Montréal.

Le défenseur des Sénateurs n’est cependant pas trop du genre à apprécier une telle coïncidence, surtout que l’ancien choix de première ronde du Canadien en 2000 (le 13e au total) n’a pas de trop bons souvenirs de la Métropole.

Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi quelques journalistes locaux voulaient lui parler après l’entraînement des siens et avant le voyage en train vers Montréal.

«Nous n’avons pas accès à toutes les statistiques et ça me laisse indifférent. Je pense que nous sommes le seul sport qui compte les parties comme ça. Je suis un gros amateur de sport et je ne pourrais pas vous dire combien de matches Derek Jeter ou LeBron James ont joué. Ça va cependant être cool que ce soit à Montréal, où j’ai commencé», a-t-il raconté en se faisant tirer l’oreille pour commenter.

Sénateurs

Le racisme au hockey doit cesser, martèle Duclair

Occupé à remplir les filets adverses, Anthony Duclair s’est tenu assez loin du débat qui fait actuellement rage à travers la LNH, en particulier depuis les accusations de racisme déposées par Akim Aliu à l’endroit de Bill Peters, qui a depuis perdu son poste d’entraîneur-chef des Flames de Calgary.

Avant un passage dans son patelin de Montréal, où le joueur de couleur des Sénateurs d’Ottawa a lui-même dû composer avec quelques épisodes de racisme, Duclair s’est cependant déclaré encouragé par les mesures adoptées par la LNH, le commissaire Gary Bettman en tête, lors de la réunion du Bureau des gouverneurs présentement en cours dans le nord de la Californie. Un code de conduite sera notamment adopté, et les équipes seront tenues d’avertir les dirigeants du circuit dès que leurs employés, les entraîneurs en particulier, auront un comportement inapproprié.

« Je pense que ce sont des pas dans la bonne direction. Quand tu entends des histoires comme ça [celle d’Aliu], c’est un choc de savoir que c’est arrivé dans la LNH ou au niveau professionnel. Mais je pense que pour le futur, pour les jeunes joueurs qui s’en viennent, d’avoir ces règlements-là, ça va ouvrir des yeux », a-t-il affirmé.

« On a un slogan, "Le hockey est pour tout le monde", et c’est pour une bonne raison. C’est plus pour le futur, on ne veut pas que ça arrive encore, certainement pas dans les niveaux pour les plus jeunes... C’est une excellente initiative de la LNH et l’AJLNH [l’Association des joueurs] d’implanter ça. On ne veut pas que ça se reproduise. On veut que l’environnement soit sain pour tout le monde. Moi aussi, j’ai fait face à du racisme quand j’étais plus jeune, et il faut que ça cesse », a ajouté Duclair, qui pense avoir rencontré Aliu une seule fois, lorsqu’il était un jeune joueur dans la LNH.

Les propos de Duclair ont été appuyés par la « conscience sociale » du vestiaire des Sénateurs, le défenseur Mark Borowiecki. « Je n’ai pas lu la déclaration de Gary Bettman, mais ma femme m’a dressé un résumé de la situation et d’après ce qu’elle me dit, les gens à la tête de la ligue ont le cœur à la bonne place, ils s’engagent à faire progresser notre sport », a-t-il noté.

Concernant une ligne téléphonique où des joueurs, présents et anciens, pourraient rapporter des incidents, Borowiecki ne sait pas à quel point elle sera utilisée. « Il vaut mieux avoir cette ligne et ne pas en avoir besoin que de souhaiter en avoir une si un gars est dans le trouble... Le monde change, c’est certain. Pour le meilleur ou pour le pire, nous pratiquons un sport très masculin. On nous enseigne de jouer et nous la fermer, et même de jouer à travers des douleurs mentales. Mais si vous voulez obtenir le meilleur de vos employés, vous ne voulez pas qu’ils soient en mauvaise santé mentale », a-t-il souligné.

Pendant que le monde de la LNH change autour de lui, Anthony Duclair veut continuer à maximiser son talent, comme il le fait depuis son arrivée à Ottawa la saison dernière dans l’échange qui a envoyé Ryan Dzingel à Columbus. Avec ses cinq buts à ses trois derniers matches, il en a maintenant 15 en 31 matches cette saison, et 23 en 52 parties avec les Sénateurs depuis son acquisition.

« Ça roule bien, j’ai des bons commentaires des entraîneurs et de mes coéquipiers. Je vais juste continuer à faire ce que je fais », souligne-t-il.

Le moment est évidemment bien choisi pour passer par le Centre Bell mercredi soir. «C’est tout le temps le fun de jouer au Centre Bell, il y a toujours de la famille et des amis qui sont là, souligne l’ancien des Lions du Lac St-Louis au niveau midget AAA. En étant sur une bonne séquence, c’est encore plus le fun de rentrer à Montréal, en pleine confiance.»

Celui-ci n’aura pas l’occasion de se mesurer à son ancien coéquipier des Lions, l’attaquant Jonathan Drouin, actuellement au rancart chez le Tricolore.

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Sabourin s’approche d’un retour

Comme par hasard alors que les Bruins étaient en ville, Scott Sabourin était de retour à l’entraînement avec ses coéquipiers lundi matin pour la première fois depuis qu’il a subi une commotion cérébrale et une fracture du nez lors d’une collision avec David Backes le 2 novembre dernier à Boston.

Le robuste attaquant des Sénateurs franchissait alors une autre étape vers un retour au jeu dont la date demeure encore indéterminée.

« Je me sens beaucoup mieux. Ça fait un bon bout de temps, j’ai pris mon temps pour bien récupérer. On prend ça au jour le jour, mais je suis content d’être de retour sur la glace avec les gars », a-t-il raconté d’entrée de jeu en rentrant au vestiaire.

« Le plus difficile maintenant, c’est de retrouver la forme. Six semaines de congé, c’est pas mal de temps. J’essaie de progresser, retrouver mes jambes et la confiance qui vient avec. J’espère être de retour dans l’alignement plus tôt que tard », a-t-il ajouté.

L’ailier de 27 ans originaire d’Orléans, qui s’était taillé un poste contre toute attente comme simple joueur invité au camp d’entraînement, a mentionné que c’était la première fois qu’une commotion cérébrale lui était diagnostiquée. « Je me compte chanceux et j’espère que ce sera la dernière. » Il doit encore passer un test neuropsychologique avant d’avoir le feu vert des médecins pour jouer un match. 

Sabourin avait donné une bonne frousse à tous ceux qui étaient présents ou regardaient le match à la télévision quand il s’est écroulé face première sur la patinoire,  dans une flaque de sang. Backes, sonné lui aussi sur la séquence, avait été particulièrement affecté, et il avait communiqué avec Sabourin le lendemain alors qu’il était dans un hôpital de Boston.

« J’ai eu vraiment peur qu’il soit blessé sérieusement et qu’il ait besoin de beaucoup d’aide. Quand il a commencé à bouger, cette réaction s’est estompée un peu, mais ma vision n’était pas trop bonne. Je savais que j’étais affecté par le contact moi aussi et que je devais aller m’occuper de moi-même », a-t-il dit aux médias de Boston la semaine dernière, lui qui n’a pas affronté les Sénateurs lundi, mais qui a joué trois parties après en avoir raté 13.

« J’ai apprécié qu’il [Backes] me contacte à l’origine, puis qu’il ait eu des bons mots pour moi dans son entrevue. Je ne lui ai pas reparlé depuis, mais c’était bien de sa part. Ça montre quel genre de personne il est et que dans le monde du hockey, nous sommes tous ensemble en bout de ligne... C’était de ma faute, je suis allé pour le frapper, personne n’est à blâmer. C’est un accident, ça arrive au hockey », a indiqué Sabourin.

Celui-ci a relaté avoir regardé « un segment vidéo de l’incident, ce qui était assez pour moi alors que c’était probablement pire à voir pour ma famille et le reste du monde que c’était pour moi. J’ai juste perdu conscience et je me suis réveillé avec un mal de tête. Je n’ai pas eu peur vu que je n’étais pas trop conscient de ce qui était arrivé ».

Ses coéquipiers étaient évidemment heureux de le revoir sur la glace avec eux. « Il jouait si bien pour nous et il a juste été victime d’un accident malencontreux. Il est un bon joueur et un gars incroyable en plus. Nous sommes contents pour lui qu’il soit sur le chemin du retour », a noté Brady Tkachuk. « Tout le monde l’aime dans la chambre, il remplit un rôle qui n’est pas facile. C’est bon de le voir sourire à nouveau », a renchéri Dylan DeMelo.

Victoire des Sens 5-2

Sénateurs

Les Sénateurs domptent les Bruins [PHOTOS]

Les Sénateurs d’Ottawa ont finalement retrouvé le numéro des Bruins de Boston lundi soir.

Après 10 revers consécutifs contre eux, remontant à la saison 2016-2017 où ils avaient balayé leur série de quatre matches en plus de les éliminer en première ronde des séries, les hommes de D.J. Smith ont offert une performance inspirée pour remporter un gain de 5-2 devant 13 894 amateurs au Centre Canadian Tire.

L’attaquant québécois Anthony Duclair a dirigé l’offensive avec deux buts et une passe, le second dans un filet désert pour sceller l’issue de la rencontre. Il a compté cinq buts à ses trois dernières sorties et il totalise 15 buts cette saison, un de moins que le meneur de l’équipe, Jean-Gabriel Pageau. Le Gatinois a compté dans un filet désert pour aider à achever des Bruins qui ont tenté une remontée sauf que le gardien Anders Nilsson s’est dressé face à leurs 40 lancers pour leur infliger un deuxième revers de suite et seulement un cinquième cette saison.

«J’obtiens une belle chance ici, je n’ai jamais obtenu autant de temps de glace dans ma carrière et je ne veux pas tenir ça pour acquis. Je veux juste continuer. Je pense que jouer en désavantage numérique a aidé à faire grandir mon jeu, également», a commenté Duclair, qui a étourdi les Bruins en écoulant plusieurs secondes d’une punition au deuxième tiers.

«J’ai la confiance de D.J. (Smith) et du coaching staff maintenant, depuis un bout de temps en fait. Quand tu obtiens le temps de glace, de bonnes choses vont arriver», a-t-il précisé.

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Un voyage qui finit mal pour les Sénateurs

Ça lui a pris 101 matches, mais Brady Tkachuk a finalement attiré l’attention du Département de la sécurité des joueurs de la LNH samedi.

Celui-ci n’a pas perdu de temps pour lui imposer une amende de 2486,56 $, le maximum alloué par la convention collective, à peine quelques heures après qu’il ait assené un double-échec à Scott Laughton dans la défaite de 4-3 de ses Sénateurs d’Ottawa aux mains des Flyers de Philadelphie au Wells Fargo Center.

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Défaite de 4-3 des Sénateurs face aux Flyers

PHILADELPHIE — Scott Laughton a obtenu un but, une aide et une solide mise en échec pour guider les Flyers de Philadelphie vers une victoire de 4-3 contre les Sénateurs d'Ottawa, samedi après-midi.

Ivan Provorov, Travis Konecny et Shayne Gostisbehere ont également enfilé l'aiguille pour les Flyers, qui ont remporté six de leurs sept dernières sorties. Konecny n'est toutefois pas revenu dans le match après avoir encaissé une bonne mise en échec de Mark Borowiecki, tard en première période.

Anthony Duclair a touché la cible à deux reprises pour les Sénateurs, qui ont perdu six de leurs sept dernières parties. Brady Tkachuk a aussi fait bouger les cordages.

Les esprits se sont échauffés alors qu'il ne restait que 24,5 secondes à écouler à l'affrontement, quand Tkachuk a envoyé Laughton sur la glace grâce à un double-échec.

Après que Duclair eut réussi son deuxième but du match, avec cinq minutes à jouer, Laughton a répliqué 11 secondes plus tard, sautant sur un retour de lancer pour placer les Flyers en avance.

Le gardien des Flyers Carter Hart a stoppé 27 des 30 rondelles dirigées vers lui. Du côté des Sénateurs, Craig Anderson a amorcé la rencontre, mais il s'est blessé au bas du corps et a été remplacé par Anders Nilsson, qui a donné deux buts en 15 tirs.

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Zaitsev accusé par son ex d’avoir enlevé ses filles

Les Sénateurs d’Ottawa doivent commencer à être habitués aux histoires n’ayant rien à voir avec le hockey qui compliquent leur existence.

Après le « Ubergate » de l’an dernier et les accusations de cyberintimidation portées par l’épouse de leur ancien capitaine Erik Karlsson à l’endroit de la fiancée de son coéquipier Mike Hoffman un peu plus tôt en 2018, ils ont appris vendredi que leur défenseur Nikita Zaitsev était accusé par son ex-femme d’avoir enlevé ses deux petites filles, Vera et Sonia, lorsqu’il a raté un match il y a deux semaines, se rendant en Russie pour des « raisons personnelles ».

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Brännström doit «jouer plus»

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa D.J. Smith a été appelé à justifier la décision de son organisation de rétrograder le défenseur Erik Brännström à Belleville vendredi après l’entraînement de son club à Philadelphie en prévision de son match de samedi contre les Flyers de l’endroit.

Pour Smith, c’est très simple : « Son temps de glace diminuait, et pour son développement, il a besoin de diriger un jeu de puissance, en être le quart-arrière. Il a besoin de jouer plus de 20 minutes par match. Ce ne sera peut-être pas pour trop longtemps, mais à mon avis, il a besoin de jouer beaucoup. Avec le calendrier que nous avons, beaucoup de matches à l’étranger où on n’a pas les match ups qu’on préfère... C’était une bonne occasion pour lui d’aller jouer beaucoup là-bas, alors qu’ils ont beaucoup de blessés (à la ligne bleue). Il va donc jouer beaucoup », a-t-il justifié lors de son point de presse retransmis par TSN 1200.

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Brännström rétrogradé à Belleville

Un pas en arrière pour en faire deux vers l’avant ?

C’est probablement ce que les Sénateurs d’Ottawa espèrent qu’il va arriver avec le défenseur recrue Erik Brännström, qu’ils ont cédé aux Senators de Belleville jeudi en même temps qu’ils ont rétrogradé son compatriote, le gardien Marcus Hogberg.

Pièce maîtresse de l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas en février dernier, l’arrière de 20 ans a su tirer son épingle du jeu au cours des deux premiers mois de la saison en jouant la plupart du temps aux côtés du vétéran Ron Hainsey, mais il est reconnu comme un défenseur à caractère offensif, un aspect qu’il n’a pas vraiment montré lors des 23 parties qu’il a disputées dans la LNH en 2019-2020, étant limité à deux passes.

Brännström a été laissé de côté mercredi soir lors du gain de 5-2 des Sénateurs contre les Oilers d’Edmonton, ce qui mettait fin à leur séquence de cinq défaites de suite.

Il a été remplacé par le défenseur franco-albertain Maxime Lajoie, rappelé récemment de Belleville. Celui-ci n’a joué que 7:05 minutes, présentant un différentiel de plus-1, ce qui veut dire qu’il n’a pas vraiment « gagné » le poste d’arrière du côté gauche, c’est plutôt que Brännström a perdu celui qu’il avait remporté au camp d’entraînement.

Avant le match contre les Oilers, l’entraîneur-chef D.J. Smith avait laissé entendre que ce n’était pas parce qu’il a été chancelant mardi à Vancouver dans un revers de 5-2 que Brännström a été retranché.

« C’est la deuxième fois qu’on le laisse de côté quand nous avons deux matches en deux soirs. Je pense que parfois, c’est plus mental que physique quand vous êtes jeune et qu’il y a beaucoup de matches qui se succèdent. De temps en temps, il vaut mieux prendre un pas de recul et regarder le match, puis ensuite vous retournez sur la glace », a-t-il indiqué lors de son point de presse d’avant-match mercredi.

« Il a obtenu des chances en offensive (contre les Canucks mardi), mais ça s’est avéré une soirée difficile où une couple de rondelles ont été interceptées et elles se sont rendues dans le fond de notre filet. C’est ça la LNH, mais ça fait partie aussi du développement (d’un joueur) et nous en étions conscients avec plusieurs de nos joueurs », a ajouté Smith.

Les feux des projecteurs sont évidemment braqués beaucoup plus sur Brännström parce que le directeur général Pierre Dorion estimait avoir frappé un coup de circuit quand il a obtenu cet espoir rappelant Erik Karlsson en retour de l’attaquant Mark Stone.

« Nous avons obtenu plusieurs bons morceaux pour notre reconstruction au cours des derniers jours, avait-il dit en février après avoir liquidé Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Mais je peux dire pour la postérité que je pense que le meilleur morceau du casse-tête, on l’a obtenu aujourd’hui. J’en suis aussi certain que de penser que les Expos de Montréal auraient gagné la Série mondiale en 1994. Je ne peux vous exprimer en mots à quel point je suis heureux d’avoir obtenu Erik Brännström... Je suis tellement excité... Je suis en extase. On parle au baseball d’un joueur avec les cinq outils. Brännström en est un, mais au hockey. »

Brännström sera accueilli à bras ouverts à Belleville, où l’entraîneur-chef Troy Mann l’attendait à la fin du camp d’entraînement sauf que les plans de l’équipe ont changé lorsque Christian Wolanin a subi une blessure sévère à une épaule avant le début du camp. Celui-ci devrait revenir au jeu au début de 2020, tandis qu’il est possible que l’arrière Cody Goloubef aille rejoindre ses coéquipiers à Philadelphie vendredi, lui qui se remet d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

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Batherson patiente à Belleville

Depuis qu’il a été rétrogradé à Belleville après s’être taillé un poste au camp d’entraînement et avoir été blanchi lors des deux premiers matches de la saison, Drake Batherson a vu huit attaquants des petits Senators faire des séjours plus ou moins longs à Ottawa.

Nick Paul et Logan Brown semblent s’être taillé des postes permanents, alors que Jean-Christophe Beaudin, Filip Chlapik, Vitaly Abramov, Max Véronneau, Jonathan Davidsson et Jordan Szwarz ont tous obtenu des essais plus ou moins longs (Beaudin est encore avec le grand club).

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Cinquième revers de suite des Sénateurs à Vancouver

Les Sénateurs d’Ottawa n’ont pas été en mesure de gâcher le party d'Alexandre Burrows mardi soir à Vancouver.

Inspirés après les cérémonies pour rendre hommage à l’attaquant québécois dont le nom a été placé sur le «Ring of Honour» du Rogers Arena, les Canucks ont explosé pour quatre buts en première période en route vers un gain de 5-2.

Les hommes de l’entraîneur-chef D.J. Smith encaissaient un cinquième revers de suite, un troisième au cours de leur présent voyage qui se poursuivra mercredi soir à Edmonton.

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a redonné un peu d’espoir aux visiteurs en comptant son 15e but de la saison en milieu de deuxième période, formant un nouveau trio avec Brady Tkachuk et Anthony Duclair, qui ont obtenu des passes sur le jeu où il a sauté sur un retour alloué par le gardien Thatcher Demko. Tyler Ennis a réduit l’écart à deux buts en début de troisième tiers en faisant dévier un tir de la pointe de Thomnas Chabot.

La tentative de remontée des Sénateurs s’est cependant arrêtée là, Oscar Fanterberg ajoutant un but d’assurance pour les locaux tandis que Vladislav Namestnikov s’est vu refuser un but parce qu’il était hors-jeu peu après ce but des Canucks.

«En première période, on les a regardés jouer. Il faut leur donner du crédit, ils ont sauté sur toutes leurs occasions de marquer après la cérémonie... C'est du hockey perdant que de leur donner quatre buts en première période, même si j'ai aimé notre effort par la suite. Il faudra continuer dans la même veine (mercredi à Edmonton)», a analysé l'entraîneur-chef D.J. Smith après coup.

Le cerbère suédois des Sénateurs Anders Nilsson a été chassé du match après un premier tiers où il a été déjoué coup sur coup par Antoine Roussel, Tanner Pearson, Elias Petersson et Zack McEwen. Nilsson a fait face à 15 lancers avant de céder sa place à son compatriote Marcus Hogberg.

Mince consolation pour les visiteurs, ils ont eu le meilleur au chapitre des lancers, 42-29.


Sénateurs

Bel hommage à Burrows

C’était la soirée Alexandre Burrows mardi soir au Rogers Place de Vancouver alors que ses deux anciens clubs dans la LNH s’affrontaient.

Les Canucks en ont profité pour inscrire le nom de leur ancien numéro 14 sur leur Ring of Honour pour souligner ses plus de 12 saisons passées dans leur uniforme.

Les Sénateurs, en contrepartie, ont mis fin à sa carrière l’an dernier en rachetant son contrat à la fin de la saison 2017-2018, mais même s’il n’a pas pris sa retraite au moment où il l’aurait souhaité, Burrows ne leur souhaitait pas de malheur, lui qui avait soupé avec Jean-Gabriel Pageau lundi soir en plus de saluer Thomas Chabot mardi matin.

Sénateurs

Borowiecki lutte contre le crime à Vancouver

En attendant d’affronter les Canucks à Vancouver mardi soir, Mark Borowiecki a rempli son rôle de policier avec les Sénateurs d’Ottawa d’une manière différente.

Le vétéran défenseur se promenait dans les rues du quartier Gastown dimanche après-midi, une journée de congé pour son équipe, quand il a empêché un voleur de fuir avec un sac à dos saisi dans une voiture dont une vitre avait été brisée.

Sénateurs

Un mois de novembre « pas pire » pour les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa ont terminé leur mois de novembre en encaissant un quatrième revers de suite, 3-1 aux mains des Flames de Calgary samedi soir.

Ça leur a donné une fiche de ,500 pour le mois des moustachus, 8-8-0, ce qui est une nette amélioration sur octobre, le premier mois de la saison où ils avaient eu un dossier de 3-7-1.

Sénateurs

Flames 3/ Sénateurs 1: Lindholm se démarque avec deux buts

CALGARY — Elias Lindholm a inscrit le but victorieux tard en troisième période, guidant les Flames de Calgary vers un gain de 3-1 aux dépens des Sénateurs d’Ottawa, samedi soir.

Il s’agissait d’une deuxième victoire en autant de matchs pour l’entraîneur-chef par intérim Geoff Ward, qui a pris les rênes des Flames mercredi soir, à Buffalo.

Dillon Dube a aussi enfilé l’aiguille pour les Flames, qui montrent une fiche de 3-0-1 à leurs quatre dernières sorties. Lindholm a ajouté un but dans un filet désert.

Jean-Gabriel Pageau a réussi son 14e but de la saison, mais les Sénateurs ont malgré tout encaissé une quatrième défaite consécutive. Ils n’ont marqué que quatre buts pendant cette séquence.

David Rittich a bloqué 26 lancers pour les Flames, à son sixième départ de suite. Du côté des Sénateurs, Marcus Hogberg effectuait un premier départ cette saison et il a stoppé 24 rondelles.

Sénateurs

Les Sénateurs débordés au Minnesota

Difficile de dire si les Sénateurs d’Ottawa ont profité de leur passage en sol américain pour manger de la dinde à l’occasion de l’Action de grâce de nos voisins du sud.

Ce qui est certain, c’est qu’au lendemain de cette journée de fête, ils ont mangé une volée de 7-2 face au Wild du Minnesota vendredi au XCel Energy Center.

La troupe de Bruce Boudreau remportait un huitième gain de suite contre la formation de la capitale nationale, en plus d’amasser au moins un point pour un huitième match consécutif (5-0-3). Le Wild a ramené sa fiche à ,500 (11-11-4).

L’attaque locale a été dirigée par Eric Staal avec un but et une passe à son 1200e match en carrière, alors que Ryan Donato, Jared Spurgeon (deux passes également), Zach Parise, Luke Kunin et Ryan Hartman ont également déjoué le gardien des Sénateurs Anders Nilsson, qui a fait face à 35 lancers devant la cage des visiteurs.

À l’autre bout, Alex Stalock n’a été déjoué que par Nick Paul et Brady Tkachuk, repoussant les 33 autres tirs des Sénateurs. Il a réalisé quelques arrêts importants en début de troisième tiers, alors qu’Ottawa ne tirait de l’arrière que par 3-2 et a obtenu de bonnes chances de créer l’égalité.

Les Sénateurs ont également frappé trois poteaux au cours de la rencontre, ceux d’Anthony Duclair, Dylan DeMelo et Nikita Zaitsev. Le Wild a compté quatre buts sans réplique en troisième période par la suite, en plus des deux derniers de la période médiane.

« Nous n’avons pas connu une bonne première période et nous étions chanceux d’en être sortis avec une avance de 1-0. En deuxième, on leur a donné quelques buts en ne travaillant pas assez fort loin de la rondelle. Puis en troisième, nous avons commis trop d’erreurs et celles à la fin, je n’en étais pas trop fier », a déclaré l’entraîneur-chef D.J. Smith lors de son point de presse d’après-match, tel que retransmis par TSN 1200.

« Ce n’est pas le genre d’équipe que nous avons, on travaille d’habitude. Là, on s’est laissé aller trop souvent, et nous avons eu ce que nous méritions en bout de ligne... On a frappé quelques poteaux, leur gardien a fait quelques excellents arrêts pour les garder en avant, puis on a relâché sur une couple de jeux et la rondelle s’est ramassée au fond de notre filet. Parfois quand tu cours aux deux bouts de la glace, tu peux gagner si la rondelle rentre pour toi, mais ça n’a pas été le cas, et ce n’est pas le genre de club que nous avons. On doit le réaliser et changer les choses, et il faut que ça change dès demain. »

Les Sénateurs (11-14-1) ont encaissé un troisième revers de suite, leur deuxième pire de la campagne après un revers de 8-2 en Caroline le 11 novembre dernier. Ils poursuivront leur voyage samedi en rendant visite aux Flames de Calgary, Smith ayant confirmé après le match qu’il lancera le gardien des mineures Marcus Hogberg dans la mêlée pour ce match, en l’absence du vétéran Craig Anderson, blessé.

« Cette défaite n’était pas de la faute d’Anders (Nilsson), même s’il y a probablement une couple de buts qu’il aimerait ravoir, a ajouté Smith. On ne méritait pas de gagner ce match. Nous sommes encore à faire du développement, pour être meilleurs à l’avenir. Plusieurs jeunes ont eu leur chance, Hogie (Hogberg) en est un autre. Il a une chance en raison de la blessure à Andy, c’est un gars qu’on pense voir ici dans le futur, donc on veut le voir jouer. C’est une bonne chance pour ça et il va jouer demain. »

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Sénateurs

Pageau tentera de relancer White

Histoire de secouer une attaque en léthargie, l’entraîneur-chef des Sénateurs D.J. Smith a décidé qu’il était temps de démembrer ce qu’il considérait lui-même comme son trio le plus fiable, celui de Jean-Gabriel Pageau entre Nick Paul et Connor Brown.

Avec ses 12 passes, ce dernier a aidé le centre gatinois à produire ses 13 buts de la présente campagne, dont 10 en novembre. Mais il n’a pas capitalisé lors des deux derniers matches alors que Pageau lui a offert de bonnes chances de compter, et Smith a décidé de le remplacer par un autre attaquant qui peine à secouer les cordages, Colin White.

Sénateurs

Anderson absent une semaine

La blessure au vétéran gardien Craig Anderson est finalement un peu plus grave qu’anticipé.

Le nom du cerbère de 38 ans a été placé sur la liste des blessés par les Sénateurs d’Ottawa jeudi, rétroactivement à la veille, ce qui veut dire qu’il sera au rancart pour un minimum d’une semaine, histoire de bien soigner une raideur mineure qui se serait manifestée après le revers de 1-0 de lundi dernier à Columbus.

Sénateurs

Smith éclaboussé par Babcock et Peters

D.J. Smith a été impliqué par la bande dans les controverses découlant du congédiement de son ancien patron Mike Babcock à Toronto et de propos racistes tenus par Bill Peters, l’entraîneur des Flames de Calgary, du temps qu’il était en Caroline.

L’entraîneur-chef des Sénateurs était bien préparé et il a fait face à la musique lorsque plusieurs questions lui ont été posées sur ces sujets explosifs à la fin de son point de presse, mercredi matin, quelques heures avant le match des siens contre Boston.

Sénateurs

Gain à l’arraché des Bruins à Ottawa

Verre à moitié vide : les Sénateurs d’Ottawa n’ont compté qu’un but à leurs deux derniers matches.

Verre à moitié plein : ils n’ont alloué que trois buts au cours de la même période.

Contre des Bruins de Boston opportunistes mercredi soir, c’était cependant un de trop, les visiteurs arrachant un gain de 2-1 devant 13 336 amateurs au Centre Canadian Tire pour porter à 10 leur série de victoires contre Ottawa.

La domination des locaux au chapitre des tirs (34-21) ainsi que des tentatives de lancers (69-48) ne sera qu’une mince consolation pour eux alors qu’ils se sont butés à un gardien finlandais pour un deuxième match de suite, Tuukka Rask imitant son compatriote Joonis Korpisalo, qui a blanchi Ottawa 1-0 lundi dernier.

Seul Thomas Chabot a réussi à le déjouer, à la première minute de jeu du troisième tiers après six périodes sans but pour son club.

Au lendemain de leur gain facile de 8-1 à Montréal, les vétérans des Bruins ont cependant pris les choses en main par la suite en l’absence de Patrice Bergeron.

Brad Marchand a créé l’égalité quatre minutes après le but de Chabot, puis le capitaine des Bruins, Zdeno Chara, a fait la différence à 8:53 du troisième tiers avec un plomb de la pointe. Son récent 1500e match en carrière avait été souligné par les Sénateurs pendant une pause au premier tiers vu qu’il a disputé 299 d’entre eux dans la capitale nationale en quatre saisons, avant de quitter en 2006.

« Je ne m’y attendais pas et j’ai été surpris. Habituellement, on t’avertit auparavant. C’était une belle réaction [de la foule]. J’ai eu du bon temps à Ottawa, je n’ai que de bons souvenirs. Les amateurs appuient tellement cette équipe et je me suis fait beaucoup d’amis, a commenté Chara. Sur mon but, nous avons passé pas mal de temps en zone adverse et la rondelle est venue à moi, j’ai décidé de prendre un tir et c’était bien d’obtenir ce but qui nous lançait en avant. »

Au lendemain de leur gain facile de 8-1 à Montréal, les Bruins n’avaient pas trop de jambes lors des 40 premières minutes de jeu alors qu’ils ont été limités à 10 tirs au but en direction du gardien Anders Nilsson, la plupart
de routine.

Il a réalisé son meilleur arrêt du bloqueur au premier tiers pendant un avantage numérique, les Sénateurs s’étant fait prendre avec trop de joueurs sur la glace pour la troisième fois en deux parties.

« Je pense que nous avons été la meilleure équipe ce soir. Nous avons vraiment bien joué, surtout lors des deux premières périodes. Mais ils ont d’excellents joueurs qui n’ont pas besoin de beaucoup de chances pour mettre la rondelle dans le filet. Ils ont obtenu deux chances et ils ont compté sur les deux, estimait Nilsson, qui avait remporté ses trois départs précédents. On joue du bon hockey, mais on doit juste trouver un moyen de compter plus de buts, on n’en a qu’un en deux parties... Comme gardien, c’était difficile au début parce qu’on dominait tellement que je n’avais pas senti la rondelle. Mais je savais qu’ils auraient leurs chances éventuellement. »

Rask a réalisé un gros arrêt pendant la dernière minute de jeu alors qu’il a sorti la jambière au dernier instant sur un tir sur réception d’Anthony Duclair.

« Je ne pense pas qu’on peut jouer beaucoup mieux qu’on l’a fait lors des deux premières périodes, a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith. On a commis quelques erreurs coûteuses et la rondelle s’est retrouvée au fond de notre filet, alors que ce sont de très bons joueurs qui ont compté. On n’a juste pas trouvé le moyen de compter sur nos chances. Leur gardien a fait beaucoup de bons arrêts. »

Les Sénateurs, qui n’ont pas battu Boston depuis un balayage de la série entre les deux clubs en 2016-2017 (saison où ils les ont aussi vaincus en séries), vont maintenant passer une dizaine de jours à l’étranger, passant d’abord par le Minnesota vendredi avant de prendre le chemin de
l’Ouest canadien.

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Sénateurs

Troy Mann et les Senators s'adaptent aux rappels

Jour après jour, Troy Mann a un casse-tête sur les bras avec les Senators de Belleville.

L’entraîneur-chef du club-école des Sénateurs ne se plaint pas cependant, même si son club avait déjà effectué 50 transactions en date de samedi dernier, ce qui coïncidait avec le 50e jour de la saison régulière dans la Ligue américaine de hockey.

En plus d’avoir vu plusieurs des espoirs de l’organisation être rappelés, certains pour quelques matches seulement et d’autres pour de bon (Nick Paul, Filip Chlapik et probablement Logan Brown), Mann a dû composer avec des blessures sérieuses à des vétérans défenseurs, comme Andreas Englund et Hubert Labrie, l’ancien Olympique qui se remet d’une commotion cérébrale.

Après le match des siens mercredi à domicile contre le Rocket de Laval, il devrait récupérer ces deux vétérans de la LAH pour le voyage du week-end à Binghamton et Hershey. Ça ne sera pas de refus.

« C’est tout un puzzle d’arriver avec un alignement à chaque match, mais on y arrive, a confié Mann en entrevue téléphonique avec Le Droit mardi. Le point positif est que le développement de nos jeunes joueurs se déroule bien. Des gars comme [Alex] Formenton, [Josh] Norris et [Vitaly] Abramov vont très bien, alors que Drake Batherson continue à faire ce qu’il faut en attaque. C’est positif, je pense que nous sommes en avance par rapport à l’an passé. On a gagné plus de matches, et je pense qu’on pourra être en mesure d’avoir une bonne poussée en deuxième moitié de saison, comme l’an dernier. »

Batherson est le meilleur compteur du club avec ses sept buts et 14 passes pour 21 points, suivi d’Abramov (7-7-14), de Norris (6-7-13) et de Formenton (6-5-11). Le club a un dossier de 10-8-1 bon pour seulement le septième rang de sa division, mais à quatre points seulement du Rocket, qui est troisième.

Cédé à Belleville pour retrouver la forme après s’être blessé à un genou à la fin du camp d’entraînement, l’attaquant letton Rudolfs Balcers va aussi très bien (quatre buts, sept points en cinq matches). « Il va certainement avoir sa chance [de remonter à Ottawa] d’ici quelques semaines », a laissé entendre Mann, qui note que les joueurs qui sont redescendus d’Ottawa, comme Abramov, Jonathan Davidsson et le défenseur Christian Jaros, n’ont pas eu le moral trop affecté.

Les Senators comptent des buts (60 en 19 parties), mais ils en allouent encore plus (68) alors que leur brigade défensive a été amochée. « Samedi dernier, on n’avait pas un seul joueur avec un contrat LNH/LAH dans l’alignement. On avait trois gars rappelés de la ligue East Coast, deux gars avec des contrats de la LAH et un joueur à l’essai. On a quand même réussi à gagner [à Lehigh Valley] », relate Mann, qui a vu son meilleur arrière pour relancer l’attaque, Maxime Lajoie, être rappelé la semaine dernière.

Celui-ci se dit agréablement surpris par le jeu de la recrue Jonathan Aspirot, ancien des Wildcats de Moncton qui s’est mérité un contrat de la LAH au camp d’entraînement, alors qu’il aurait pu retourner dans la LHJMQ à 20 ans. « Il est une bonne surprise, il a un bon coup de patin et il est très low maintenance. Il a un bon potentiel », estime Mann.

Derrière cette brigade rapiécée, l’entraîneur pensait que les gardiens Marcus Högberg et Filip Gustavsson tiendraient le fort, mais ils représentent la déception de ce début de saison, avec des statistiques pas très reluisantes (6-6-0, moyenne de 3,21 et taux d’efficacité de ,892 pour Högberg, 4-2-0, 3,87 et ,881 pour Gustavsson).

« Au début octobre, je pensais que nos gardiens seraient une de nos forces, mais ce n’est pas ce qui est arrivé jusqu’à maintenant. Högberg a commencé à mieux jouer récemment, même s’il alloue encore des mauvais buts. Au moins, il fait les gros arrêts au bon moment. Et Gus [Gustavsson] vient de connaître son meilleur match samedi dernier. J’espère que ça va être le début d’une meilleure passe pour lui », a dit Mann, qui enverra Högberg dans la mêlée mercredi contre le Rocket.