Sénateurs d'Ottawa

Les Sénateurs en bref

Ce qui se passe chez les Sénateurs pendant leurs quelques jours de congé.

Retour à Belleville

À la conclusion du match de mercredi, rares sont les joueurs des Sénateurs qui sont rentrés à Ottawa. Plusieurs vétérans ont quitté directement Toronto pour se diriger vers une destination ensoleillée. Un trio de jeunes espoirs a quant à lui pris le chemin de Belleville. Le défenseur Ben Harpur et les centres Filip Chlapik et Colin White passeront la relâche chez les Senators de la Ligue américaine. Dans ce groupe, Harpur est celui qui a été le plus utilisé face aux Maple Leafs. Il a passé plus de 20 minutes sur la patinoire. Il a complété la soirée avec un différentiel de moins deux. Chlapik a été le moins utilisé. Il n’a pas franchi le plateau des six minutes. Il a quand même réussi à récolter une mention d’aide. L’autre recrue des Sénateurs, Thomas Chabot, n’a pas été cédé à Belleville. Ça nous laisse croire qu’il a joué son dernier match dans la Ligue américaine...

Sénateurs d'Ottawa

Anderson se relève

TORONTO — Craig Anderson est encore capable de livrer de bonnes performances.

Le vétéran gardien est en train de connaître sa pire saison dans l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa. Il a possiblement livré sa pire prestation des cinq derniers mois, mardi soir, face aux Blackhawks de Chicago.

Mais Anderson est orgueilleux. Vingt-quatre heures plus tard, son entraîneur lui a offert l’opportunité de se racheter.

En effectuant 44 arrêts, il n’a pas raté son coup.

Grâce à lui, les Sénateurs ont réussi à battre les Maple Leafs de Toronto, 4-3.

« Je suis bien content, a-t-il déclaré à son retour au vestiaire. Vous savez, c’est la victoire qui compte. Quand on gagne, on peut davantage apprécier nos performances individuelles. »

Anderson n’a pas eu besoin de blanchir l’adversaire pour changer complètement l’allure de la rencontre.

S’il n’avait pas été là, les Sénateurs auraient facilement pu se faire démolir. Exactement comme la veille.

Mardi, les Blackhawks ont pris les commandes du match, dès le départ.

Mercredi, la jeune et dynamique attaque des Leafs a donné l’impression qu’elle voulait prendre le contrôle du match, dès le départ. Le trio de Tyler Bozak, en particulier, profitait de chaque présence sur la patinoire contre le troisième duo défensif des visiteurs.

Mardi, Anderson a fait face à un barrage de 17 lancers au premier tiers.

Mercredi, les Leafs ont lancé 16 fois vers lui dans les 20 premières minutes de jeu.

La différence? Contre Chicago, Anderson a commis la gaffe d’allouer un mauvais but vers la fin de cet engagement. Ce faisant, il a complètement anéanti la fragile confiance d’une formation en déroute.

À Toronto, Anderson a tenu le coup. Il a résisté jusqu’à la fin de la deuxième période, en fait, avant d’allouer un premier but.

À ce moment-là, les Sénateurs avaient réussi à se forger une avance de deux buts. Thomas Chabot et Mike Hoffman avaient réussi à déjouer le gardien des Leafs, Frederik Andersen.

Hoffman, d’ailleurs, a offert une de ses bonnes performances de la saison dans la capitale du hockey au Canada.

Sa grosse performance ne fera rien pour ralentir le moulin à rumeurs, en ce début de saison de transactions où les Sénateurs devraient se ranger dans le camp des vendeurs.

Pas moins de 20 dépisteurs ont suivi le match depuis la galerie de la presse du Air Canada Centre. Certaines formations, comme les Flames de Calgary et les Kings de Los Angeles, avaient même envoyé deux de leurs hommes de hockey pour ce match. Les Blue Jackets de Columbus avaient envoyé leur directeur général.

Série victorieuse

Les Leafs, qui sont engagés dans une belle bataille avec les Bruins de Boston pour le deuxième rang de la section Atlantique, se sont bien battus. Andreas Borgman, James van Riemsdyk et Morgan Rielly ont marqué les buts dans la deuxième moitié de la partie.

Les plombiers Gabriel Dumont et Taylor Pyatt ont inscrit les buts qui ont fait la différence.

« C’est toujours plus agréable quand tout le monde met la main à la pâte », note le capitaine Erik Karlsson.

Même si rien ne semble fonctionner pour eux cette saison, les Sénateurs pourront se consoler, un peu, en se disant qu’ils ont toujours le numéro de leurs plus grands rivaux.

Ils ont signé mercredi une cinquième victoire de suite au ACC. Au cours des 25 dernières années, ils n’avaient jamais connu une aussi longue séquence. Ils présentent une fiche de 11-1-2 dans leurs 14 dernières parties contre Torontois.

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Sénateurs d'Ottawa

Quelques jours pour décrocher

TORONTO — Guy Boucher aimerait que ses joueurs oublient un peu le hockey dans les prochains jours.

Encore une fois, cette saison, la Ligue nationale de hockey oblige toutes ses formations à cesser leurs opérations pendant une semaine. Cette «relâche», qui a été inscrite dans la convention collective à la demande des joueurs, débute maintenant pour les Sénateurs. 

«Pour moi, c’est toujours la même chose. Je suggère à tous de faire le vide. Je leur conseille de vivre dans le moment présent. C’est dur, rester dans le moment présent. C’est très dur pour un humain normal. C’est encore plus dur pour un athlète. L’athlète est toujours ramené vers l’arrière ou projeté vers l’avant», a-t-il expliqué, mercredi.

«Ce n’est pas compliqué. Quand t’es en vacances, tu dois profiter de tes vacances. Quand tu reviendras au boulot, on reprendra le travail.»

Boucher ne le sait peut-être pas, mais l’entraîneur le plus en vue dans la LNH pense un peu comme lui.

Les Maple Leafs débutent leur relâche au même moment que les Sénateurs. Plusieurs joueurs qui étaient impliqués mercredi soir dans la Bataille de l’Ontario s’envoleront vers la Floride, vers le Mexique ou encore vers les Caraïbes dans les prochaines heures.

«Que voulez-vous qu’on y fasse? Nous n’avons aucun contrôle sur cette situation», a lâché un Babcock plutôt bougon.

«Dans les premières années de ma carrière, j’aurais vu les choses différemment. J’aurais peut-être tenté de convaincre certains joueurs d’emporter leurs patins aux Bahamas et de trouver une patinoire, quelque part, là-bas.»

«J’ai changé. Ma façon de voir les choses a évolué depuis le temps. Je me concentre uniquement sur les choses que je peux contrôler», a-t-il précisé.

On devine assez facilement que Babcock n’aime pas trop les congés prolongés.

«Un petit répit psychologique? Bof... Certaines personnes ont l’air de penser qu’elles ont constamment besoin de se reposer le ciboulot. Je ne sais pas trop combien de pauses sont nécessaires pour faire le vide, dans une année... J’imagine que chaque être humain est différent.»

«Je suis convaincu que tous nos spécialistes vont bombarder nos joueurs d’information. Ils vont envoyer des documents pour mieux aider nos joueurs à composer avec le décalage horaire, le sommeil, des trucs comme ça... J’espère que nos gars vont bien prendre le temps de tout lire. J’espère qu’ils vont s’amuser. C’est certainement ce que je compte faire. J’espère que tout le monde sera disposé à recommencer à travailler fort lorsque la récréation sera terminée.»

Un confrère torontois a pris une chance. Il a demandé à Babcock ce qu’il comptait faire, exactement, durant son congé.

«Je viens de vous le dire! Je vais m’amuser», a-t-il répondu sèchement.

Cette réponse a mis un terme à sa conférence de presse d’avant-match.

Les blessés

Guy Boucher n’a pas davantage dévoilé ses plans pour les prochains jours.

L’entraîneur-chef d’Ottawa souhaite que ses joueurs profitent du congé pour soigner les petits bobos qui traînent. Déjà, il semble acquis que deux éclopés, Mark Borowiecki et Nate Thompson, seront capables de reprendre leur place dans la formation lors de la reprise des activités.

Les Sénateurs joueront leur prochain match à la maison. Ils accueilleront les Blues de Saint-Louis, le 18 janvier prochain.

Bobby Ryan pourrait aussi recommencer à jouer à ce moment-là. On en saura plus long à son sujet d’ici quelques jours, quand son doigt blessé aura désenflé.

«Nous avons récemment réussi à trouver des combinaisons qui semblent fonctionner, souligne l’entraîneur. C’est gros, ça, pour nous autres. Si on peut simplement compter sur un club en santé, pendant plus de deux ou trois matches consécutif, on serait bien contents. J’espère que la semaine de relâche nous aidera en ce sens.»

Sénateurs d'Ottawa

Retour à la normale

Les Sénateurs d’Ottawa ont éprouvé des difficultés en deuxième période tout au long de la première moitié de la saison.

Pour le dernier match de celle-ci, ils ont connu leur pire engagement médian de l’année, les Blackhawks de Chicago comptant cinq buts, dont trois en avantage numérique, en route vers un gain facile de 8-2 mardi soir devant 14 007 amateurs au Centre Canadian Tire.

Les hommes de Guy Boucher ont ainsi été incapables de coller un troisième gain de suite pour la deuxième fois de la saison, leur seule série du genre remontant à la mi-octobre quand ils ont effectué un balayage des trois clubs de l’Ouest canadien.

Après avoir joué 41 de leurs 82 parties de saison régulière, ils ont donc une piètre fiche de 14-18-9, la troisième pire de toute la LNH, et la pente sera très difficile à remonter lors de la seconde moitié, surtout si leurs gardiens, irréguliers depuis le début novembre, connaissent des soirées aussi difficiles que lors de ce match contre Chicago.

Le partant Craig Anderson a alloué deux très mauvais buts en fin de premier tiers et en début de deuxième, avant d’être déjoué sur deux retours de lancers. Il a été remplacé par Mike Condon après avoir accordé ces quatre buts sur 26 tirs.

En relève, ce dernier a été laissé à lui-même par la suite et il a été déjoué quatre fois sur 17 lancers.

C’était la première fois depuis le 16 janvier 2001 contre Los Angeles que les Sénateurs allouaient cinq buts en deuxième période, un engagement où ils ont été dominés 61-34 par l’adversaire cette saison. 

« Nous avons ‘cassé’ en deuxième. Nous avions bien joué en première même s’ils avaient plus de lancers que nous, on avait créé de bonnes chances. Puis en deuxième, on a mal débuté et ils ont juste lancé au filet et quelques tirs ont rentré. La pente était ensuite trop abrupte à remonter, surtout que leur attaque à cinq était à point et que la nôtre ne l’était pas », a analysé le capitaine Erik Karlsson après coup.

Mark Stone et Derick Brassard ont compté au cours de cet engagement fatidique, mais c’était une faible réplique au doublé de Nick Schmaltz ainsi qu’aux filets de Patrick Sharp, Jonathan Toews et Jan Rutta. Patrick Kane en a profité pour engraisser sa fiche avec quatre passes.

Richard Panik avait compté l’unique filet du premier tiers, profitant du fait qu’Anderson était profondément dans son filet pour le déjouer avec moins de deux minutes à faire. 

Toews, son deuxième du match, et Kane, un quatrième but en supériorité numérique, ont ajouté l’injure à l’insulte avec des buts d’assurance en troisième. 

« Le but qui a fait 1-0 nous a découragés un peu. On ne s’est pas regroupé en deuxième, je n’ai aucune idée pourquoi. Nos unités spéciales n’ont pas été assez bonnes, elles auraient pu nous garder dans le match un peu plus... On a manqué de discipline, on était revenu à 4-2 puis ils ont compté à nouveau sur le jeu de puissance. Une attaque à cinq qui en arrachait est arrivée en ville et nous a fait très mal paraître », estimait Stone.

Les Blackhawks (21-15-6) ont capitalisé quatre fois en six chances avec l’avantage d’un homme, alors que les Sénateurs ont été blanchis en six occasions de déployer leur avantage numérique.

Les Sénateurs, qui accordaient cinq buts ou plus pour une 15e fois cette saison, vont jouer un dernier match avant leur pause d’une semaine au milieu du calendrier régulier en rendant visite aux Maple Leafs de Toronto mercredi soir. Ils risquent de devoir se débrouiller sans l’attaquant Bobby Ryan, qui a quitté en fin de deuxième période, semblant s’être encore une fois blessé à la main gauche.

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Défaite des Sénateurs

Sénateurs d'Ottawa

La belle histoire de persévérance de Jeff Glass

Rapatrié de la KHL la saison dernière après sept saisons au Kazakhstan, en Russie et au Bélarus, Jeff Glass était de retour au Centre Canadian Tire mardi en tant que gardien auxiliaire des Blackhawks en l’absence de l’ancien Intrépide Corey Crawford, blessé.

Cet ancien espoir des Sénateurs d’Ottawa, un choix de troisième ronde en 2004 qui a passé quatre saisons avec leur club-école de la Ligue américaine qui était alors à Binghamton représente une des belles histoires de persévérance dans la LNH cette saison. À l’âge de 32 ans, il a signé sa première victoire dans le circuit Bettman il y a deux semaines à Edmonton, un gain de 4-3 en prolongation où il a fait face à 45 lancers devant ses parents et son épouse, lui qui est originaire de Calgary.

Près d’une décennie plus tard, il n’en veut pas aux Sénateurs de lui avoir préféré Ray Emery, puis Brian Elliott, ce qui l’a incité à traverser l’Atlantique en 2009 pour signer un contrat avec le Barys Astana, premier de ses six clubs dans la KHL.

« Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts maintenant. Je ne changerais rien au chemin qui m’a mené jusqu’ici, j’ai beaucoup appris et grandi autant à Binghamton qu’en Russie », a-t-il raconté dans le vestiaire des visiteurs après la pratique matinale des Hawks, alors qu’il était attendu par plusieurs journalistes locaux.

« Ça fait longtemps de ça, mais j’ai encore de bons souvenirs d’ici, en particulier les séries (de 2007, alors qu’il était un des ‘Black Aces’ lorsqu’Ottawa a atteint la finale de la coupe Stanley). C’était mon départ dans le hockey professionnel », a-t-il ajouté.

Le chemin pour réaliser enfin les attentes qu’il avait lui-même après avoir été le gardien partant de ce que plusieurs considèrent comme la meilleure équipe nationale junior du Canada de l’histoire, celle de 2005 au tournoi de Grand Forks, au Dakota du Nord, a été très sinueux, mais Glass croyait en ses propres moyens.

« Il y a eu des moments où je n’étais pas certain que ça arriverait, mais je croyais en moi et au processus pour me rendre ici... Je rêvais encore de jouer dans la LNH et j’avais encore la chance de le faire. Je me suis dit que l’an dernier était le moment pour tenter ma chance, j’aurais manqué de temps après ça. J’ai décidé que c’était mon année, j’ai regardé mes options et je suis revenu », a raconté Glass, qui a signé avec le club-école des Hawks à Rockford après un essai de deux parties avec les Marlies de Toronto.

Le cerbère de 6’ 3’’, qui a remporté une autre victoire en plus de subir un revers en prolongation parmi ses quatre départs, ne s’attendait certes pas à devoir patienter aussi longtemps pour avoir l’opportunité de retrouver ses anciens coéquipiers d’ÉCJ qui ont des carrières remarquables dans la LNH. Parmi eux ; Sidney Crosby, Patrice Bergeron, Ryan Getzlaf, Shea Weber, Andrew Ladd, Dion Pnaneuf, Jeff Carter et le défenseur Brent Seabrook, qu’il a retrouvé à Chicago (il a été laissé de côté mardi soir, cependant, une décision très surprenante de Joel Quenneville).

« On savait à l’époque qu’il y avait plusieurs bons joueurs dans ce vestiaire. Je ne savais pas qu’ils seraient si bons, qu’il y aurait des membres assurés du Temple de la renommée, des gars qui ont gagné des tonnes de trophées. C’est fou de regarder en arrière, c’était une excellente équipe et je suis fier d’en avoir fait partie », s’est-il rappelé.

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Chabot garde la tête bien froide

Si les bons mots de Guy Boucher sont de la musique aux oreilles de Thomas Chabot, il ne l’a pas trop laissé paraître.

Le défenseur recrue de 20 ans aurait joué « son meilleur match au hockey professionnel » samedi contre le Lightning de Tampa Bay, selon l’entraîneur-chef Guy Boucher, qui l’avait jumelé pour l’occasion à son capitaine Erik Karlsson.

L’arrière-garde originaire de Sainte-Marie de Beauce tient à garder les deux pieds sur terre, même s’il apprécie d’avoir la chance de former un duo avec le double récipiendaire du trophée Norris.

« En jouant avec Erik, on ne passe pas beaucoup de temps dans notre propre zone, il trouve tout le temps le moyen de faire une bonne sortie de zone. En plus, nous sommes deux bons patineurs, lui étant extrêmement bon. On trouve le moyen de sortir la rondelle de la zone et ça m’aide de jouer avec un gars qui est peut-être le meilleur défenseur au monde en ce moment. C’est satisfaisant d’entendre ça (les commentaires de Boucher), mais comme j’ai dit à ‘Karl’ après le match, c’est grâce à lui, il me facilite grandement la tâche », a confié Chabot au Droit après l’entraînement de lundi.

Heureux d’avoir été de l’alignement partant d’un match pour la première fois dans la LNH, chose à laquelle il ne s’attendait pas, le numéro 72 des Sénateurs estime que même s’il est un arrière à caractère offensif dans le même moule que Karlsson, il n’est pas difficile pour eux de s’entendre à savoir lequel des deux appuiera l’attaque quand l’occasion se présente.

« On se regarde les deux. Quand on embarquait sur la glace, si c’était contre leur premier ou deuxième trio, on se disait entre nous autres de rester plus du côté défensif. Mais si on est contre les troisième ou quatrième trios, on se regarde et si j’y vais, il va rester en arrière, et c’est la même chose pour moi si c’est lui qui y va. C’est une lecture de jeu à faire », dit le jeune homme de 20 ans, qui a deux buts et six passes à sa fiche, avec un différentiel de plus-4, en 21 parties dans la LNH cette saison.

Boucher est revenu à la fin de son point de presse de lundi sur sa décision de demander à Karlsson de prendre Chabot sous son aile.

« C’est différent d’un duo comme à Boston avec (Zdeno) Chara avec (Charlie) McAvoy, un grand-père qui ‘backe’ le jeune et l’éduque. Avec Erik et Thomas, ce n’est pas ça du tout, tu as deux gars très offensifs qui ont tendance à partir. C’est sur qu’à un moment donné, tu ne veux pas avoir aucun défenseur en arrière. Moi, ce que j’aime d’Erik, c’est son approche avec le jeune, il a été très mature, il sait que c’est lui des fois qui est obligé de compenser pour le jeune. Les deux ensemble ont bien ‘performé’, d’abord parce qu’ils ont tout le temps la rondelle. Ça aide, ça nous empêche d’avoir à se défendre dans notre zone aussi souvent. Mais Erik a pris le jeune sous son aile, il est un joueur similaire, Erik peut lui parler de sa progression à lui comme joueur, quand il a commencé dans la ligue, comment limiter les dégâts, quand y aller, quand ne pas y aller », a indiqué Boucher.

« Erik est obligé de le ‘backer’ parfois, et ça, c’est correct, parce que quand Erik est à son meilleur défensivement, notre équipe est à son meilleur, point. C’est aussi simple que ça. Ça fait qu’en ce moment, on peut le faire (les jumeler) par bout dans un match », a-t-il ajouté.

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Encore de l’adversité

Quatre réguliers, dont Brassard, sont des cas douteux mardi.

Les Sénateurs d’Ottawa auraient dû arriver au cap de la mi-saison mardi avec un optimisme renouvelé après leurs deux victoires de la fin de semaine où ils se sont éclatés en offensive, comptant 12 buts.

Mais comme rien n’est facile pour la troupe de Guy Boucher lors de cette campagne 2017-2018, il y avait plutôt de l’incertitude quant à leur alignement pour ce 41e match du calendrier contre les Blackhawks de Chicago alors qu’il manquait quatre réguliers lors de leur entraînement de lundi matin, au retour d’une journée de congé.

Les deux premiers centres du club, Derick Brassard et Matt Duchene, étaient tous les deux absents, le premier pour soigner une blessure alors que le second était grippé, tandis que les défenseurs Cody Ceci et Johnny Oduya étaient également en traitements pour des blessures.

L’entraîneur-chef Guy Boucher a dit n’avoir aucune idée combien d’entre eux seront disponibles pour affronter les Blackhawks.

« Nous allons devoir attendre à (mardi) matin pour avoir une meilleure idée, ils pourraient tous être à l’écart, ou tous être disponibles, ou ça pourrait être moitié-moitié, je ne sais pas, a laissé entendre Boucher. On va devoir y aller avec les joueurs qui sont capables de jouer et ça va donner une chance à d’autres de jouer plus de minutes. On doit se préparer pour tous les scénarios. Ça va être plus clair en matinée. »

Boucher devait discuter plus tard en journée avec le DG Pierre Dorion, qui était en route pour Fort Lauderdale afin de prendre part aux réunions de mi-saison des dépisteurs du club, de la possibilité de rappeler des joueurs du club-école de Belleville.

Le pilote québécois ne voulait pas se laisser gagner par la frustration devant cette situation hors de son contrôle.

« Ça a été comme ça toute l’année, chaque fois qu’on s’est mis à bien jouer pour une séquence de matches, on a eu des blessés ou des gars malades. Je vais être honnête, ça n’a pas été facile cette saison. Tu penses avoir de la traction, comme après nos matches contre les Rangers et Montréal (à la mi-décembre), puis il a fallu composer avec des blessures... C’est un défi, nous avons eu de bons moments cette année, les gens ont tendance à l’oublier, mais on a toujours eu à faire face à de l’adversité ensuite. C’est certain que j’aurais aimé avoir le club au complet alors qu’on vient de trouver de la chimie avec nos lignes et nos paires de défenseurs. Je ne suis pas frustré, mais j’aimerais bien juste avoir des circonstances normales », a noté Boucher.

Peu importe le résultat de leur match contre Chicago, les Sénateurs (14-17-9) vont arriver à la mi-saison en occupant le 15e rang sur 16 dans l’association Est, à peine sept mois après être passé à un but près de représenter celle-ci en finale de la Coupe Stanley. Rares étaient les « experts » qui leur prédisaient un tel revirement de situation. Encore plus rares sont ceux qui croient maintenant en leurs chances de remonter le classement pour se qualifier pour les séries éliminatoires, comme ils l’avaient fait en 2014-2015 quand ils avaient bénéficié des prouesses inattendues d’Andrew Hammond, devant leur filet. Ils sont à 10 points du dernier rang donnant accès à la danse du printemps, occupé lundi par les Penguins de Pittsburgh.

Sénateurs

Dzingel et l’attaque s’enflamment

Comme la planète, même si ça ne paraît pas en ces temps particulièrement froids, l’attaque des Sénateurs d’Ottawa s’est réchauffée en fin de semaine avec ses deux matches de suite de six buts.

Un des catalyseurs de cette explosion pour ce qui était la troisième pire offensive de la LNH auparavant – et la 20e maintenant au niveau de la moyenne de buts par match à 2,75 – a certes été l’attaquant américain Ryan Dzingel, qui fait fi de la guigne de la deuxième année alors qu’il a compté quatre buts à ses trois dernières sorties.

Avec ses 13 buts cette saison, il s’est hissé au deuxième rang des buteurs de son club, derrière son nouveau compagnon de trio Mark Stone, qui en a 17. Leur centre, Derick Brassard, les suit avec ses 11 buts, ce qui est un de plus que Mike Hoffman et Matt Duchene, qui s’est réveillé avec trois buts à ses deux dernières sorties, son doublé lors du gain de 6-5 en prolongation vendredi contre San Jose, l’autre survenant lors d’une impressionnante victoire de 6-3 samedi soir contre le meilleur club de la LNH en cette première moitié de saison, le Lightning de Tampa Bay.

« Je joue avec de très bons joueurs, ils me mettent dans une bonne position et heureusement, la rondelle rentre ces temps-ci, elle ne rentrait pas pendant un bout de temps. Mais le hockey est un jeu de séquences et c’est amusant de jouer avec “Brass” et “Stoney”, ils veulent que je connaisse du succès et on a du fun quand ça se produit », a raconté Dzingel après avoir récolté un doublé samedi soir contre le Lightning.

Celui-ci est à un petit but de son total pour toute la saison dernière après avoir ouvert et clos le pointage en déjouant le gardien Andreï Vasilevskiy habilement, chaque fois sur des passes de Stone, qui a en plus marqué le but qui rompait une égalité de 3-3 en milieu de troisième période.

« Je pense qu’il (Dzingel) est excité d’obtenir cette chance (sur le premier trio), a noté Stone, qui a obtenu un but et deux passes pour un deuxième match consécutif. Il aime être le gars qui est appelé à faire le travail un peu salaud pour nous. Quand tu joues avec lui, tu commences à apprécier sa vitesse un peu plus que lorsque tu es sur le banc. Chaque fois que j’ai la rondelle, j’essaie de l’envoyer dans la zone adverse parce qu’il ouvre tellement le jeu, leurs défenseurs ont peine à garder un bon espace (gap, en jargon de hockey) contre lui et si vous regardez la majorité de ses buts, ils sont comptés à cinq ou dix pieds du filet. C’est le genre de buts dont vous rêvez et dont vous avez besoin dans cette ligue. »

Visite de Chicago

L’entraîneur-chef Guy Boucher est évidemment fort satisfait de la progression de Dzingel, qui tentera de poursuivre sa bonne séquence mardi quand le club de son patelin, les Blackhawks de Chicago, sera de passage au Centre Canadian Tire pour mettre un terme à ce séjour à domicile.

« Dzingel est un gars qui continue de progresser, il mérite son temps de glace avec les meilleurs joueurs, a-t-il déclaré. On l’avait pris sous notre aile l’an passé pour le développer et il s’était très bien développé, et maintenant il prend des pas de géants. »

Un autre joueur originaire de la région de Chicago, le gardien Craig Anderson, s’est illustré samedi même s’il a alloué les trois buts en deuxième période qui ont permis aux visiteurs de combler un déficit de 3-0 après 20 minutes de jeu. Il a fait face à un barrage de 48 lancers, son meilleur arrêt survenant en début de rencontre quand il a sorti la jambière contre Steven Stamkos lors d’un jeu de puissance. Il a bien enchaîné sur son excellent match de mercredi dernier à Detroit, un revers en prolongation de 2-1.

« On a bien joué pendant 120 minutes (vendredi et samedi), on travaille encore pour s’améliorer et maintenant, nous sommes récompensés pour ce travail. Les matches ont été différents, il se compte plus de buts dans la ligue cette année pour une raison quelconque. Il faut juste être prêt à donner une chance à ton équipe de l’emporter en restant dans le match. On a montré qu’on pouvait gagner des matches 6-5 comme 2-1 », a dit Anderson samedi soir.

Matt Duchene, avec son troisième but en deux matches, Zack Smith et Jean-Gabriel Pageau ont également compté contre le Lightning, Guy Boucher notant que la contribution offensive des deux derniers était d’autant plus appréciée qu’ils devaient affronter le premier trio de Tampa Bay (Steve Stamkos avec Nikita Kucherov et Vladislav Namestnikov), qui a été limité à une passe (de Kucherov) et a présenté un différentiel cumulatif de moins-6.

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Les Sénateurs surprennent le Lightning

La capitale nationale fait face à une vague de froid, mais les Sénateurs d’Ottawa, eux, semblent en train de se réchauffer.

Les hommes de Guy Boucher ont compté six buts pour un deuxième match en l’espace de 24 heures samedi soir en route vers un gain de 6-3 contre le Lightning de Tampa Bay devant 16 247 amateurs au Centre Canadian Tire (CCT).

Au lendemain d’un gain de 6-5 en prolongation contre San Jose où ils avaient comblé un déficit de trois buts en troisième période, ils ont à nouveau marqué trois buts lors de ce même engagement après avoir laissé filer une avance de 3-0 au deuxième engagement face au club de tête à la mi-saison dans la LNH.

Le nouveau premier trio a fait la différence dans ce match alors que Mark Stone a réussi le but gagnant à mi-chemin du troisième tiers, lui qui a récolté deux passes en plus sur les deux buts de Ryan Dzingel alors que leur centre Derick Brassard a récolté une passe.

Dzingel et Jean-Gabriel Pageau, en faisant dévier un tir de la pointe d’Erik Karlsson qui obtenait ainsi sa troisième passe de la rencontre, ont ajouté les buts d’assurance contre le gardien du Lightning Andreï Vasilevskiy, qui a été mis à l’épreuve 32 fois.

À l’autre bout, Craig Anderson a fait le travail face à un barrage de 48 lancers, repoussant tous les 15 tirs du Lightning au troisième tiers.

«Le club a montré beaucoup de caractère. On a parlé beaucoup d’attitude récemment, surtout après le match [de samedi dernier] contre Boston, une des rares fois où on a lâché mentalement et émotionnellement dans un match. On n’était pas fier de ça... On a été forts mentalement [vendredi] pour revenir, et là, on menait puis on s’en fait rattraper, mais on a continué à pousser en troisième période comme si de rien n’était, ça demande beaucoup de force mentale et une attitude basée sur le moment, pas sur le passé ou le futur», a souligné l’entraîneur-chef Guy Boucher après avoir vu son club ramasser des points de classement pour un troisième match de suite (2-0-1 en 2018).

Dzingel, Matt Duchene, avec un troisième but en deux soirs, et Zack Smith avaient lancé les Sénateurs (14-17-9) en avant au premier tiers, mais deux buts rapides de Victor Hedman et Slater Koekkoek en début de deuxième, puis un but égalisateur de Yanni Gourde en fin de période en avantage numérique, avaient créé l’impasse au deuxième entracte.

«Il ne s’est pas dit grand-chose [au deuxième entracte]. Tu es dans une bonne position quand tu es à égalité contre le meilleur club de la ligue après deux périodes. On voulait juste recommencer à bien déplacer la rondelle et obtenir des tirs au but. Vous regardez comment on a compté, c’était tous des buts marqués près du filet», a noté Stone, qui a compté son but en saisissant le retour du tir de Brassard.

Dzingel a compté quatre buts à ses trois dernières parties, et il se disait heureux de produire en se retrouvant sur la première ligne. «La rondelle rentre pour moi de ce temps-ci, ce qui n’était pas le cas pendant un bout de temps. C’est un sport de séquences. Je suis content que ça marche en jouant avec deux excellents joueurs, “Brass” et “Stoney” veulent que je connaisse du succès et on a du plaisir ensemble», a noté l’attaquant américain qui a 13 buts cette saison.

Erik Karlsson a joué un deuxième excellent match de suite, finissant sa soirée avec ses trois passes et un différentiel de plus-5. «Même quand on a perdu l’avance de 3-0, on croyait encore qu’on faisait encore assez bien contre le meilleur club de la ligue. On s’est dit qu’il ne fallait pas avoir peur de perdre et on a continué à attaquer. C’est une victoire importante lors d’un deuxième match en deux soirs, on va avoir besoin de continuer à jouer de cette façon pour sortir du trou qu’on s’est creusé», estimait-il.

«On a bien joué pendant 120 minutes (vendredi et samedi), on travaille encore pour s’améliorer et maintenant, nous sommes récompensés pour ce travail», notait de son côté le gardien Craig Anderson.
Le défenseur Johnny Oduya a quitté le match en début de troisième période en raison d’une blessure au bas du corps.

Après avoir infligé ce deuxième revers de suite au Lightning (29-9-3), les Sénateurs affronteront maintenant les Blackhawks de Chicago mardi au CCT.