Choix des Sénateurs au repêchage: Byfield ou Stützle?

Sénateurs

Choix des Sénateurs au repêchage: Byfield ou Stützle?

On risque de passer les prochains mois à débattre, intensément. Si les Sénateurs d’Ottawa avaient remporté la loterie du repêchage, on ne se poserait pas de questions. Les marchands d’articles de sport vendraient des maillots d’Alexis Lafrenière à profusion. Mais Lafrenière ne viendra pas. On doit donc se tourner vers l’avenir et penser au joueur que l’équipe pourra obtenir avec la troisième sélection du premier tour.

Deux candidats se distinguent. Il y a d’abord Quinton Byfield, un centre ontarien de six pieds et quatre pouces, qui vient de connaître une saison de 82 points en 45 parties dans le junior majeur. On croit qu’il possède tous les outils nécessaires pour devenir un bon centre numéro un dans la Ligue nationale de hockey. Son principal rival se nomme Tim Stützle. Il peut aussi jouer au centre, mais on pense qu’il a davantage de chances de faire carrière en tant qu’ailier, en Amérique du Nord. Ses statistiques n’ont pas été aussi impressionnantes que celles de Byfield, cette saison. À sa décharge, il jouait dans une ligue professionnelle, contre des joueurs bien plus expérimentés, dans son pays d’origine, l’Allemagne. Pour tenter de lancer le débat, nous avons interrogé deux personnes qui ont eu la chance de suivre les deux jeunes hommes de près. Cory Stillman, l’entraîneur de Byfield chez les Wolves de Sudbury, a répondu à nos questions. Brent Aubin, un attaquant d’expérience dans le hockey européen, nous a parlé de Stützle. 

***

QUELQUE PART ENTRE STAAL ET LECAVALIER

Rares sont les joueurs de 17 ans qui portent une lettre, sur leur poitrine, dans le hockey junior majeur canadien.

On a cousu un « A » sur le chandail de Quinton Byfield, cet hiver, à Sudbury.

L’entraîneur-chef des Wolves, Cory Stillman, n’a pas pris cette décision parce que le gros centre est un espoir de premier plan.

Byfield a été obligé de mériter cet honneur, au même titre que tous les autres.

« Quand il arrive à l’aréna, Quinton n’est pas le plus bavard, explique Stillman, au téléphone. Quand il saute sur la patinoire, on comprend très rapidement qu’il est là pour gagner. »

« Je n’ai jamais eu besoin de lui pousser dans le derrière pour qu’il patine. Il est toujours très motivé quand il se présente pour nos séances d’entraînement. Il aime s’entraîner. Et quand il se met à patiner, il se détache très rapidement du reste du groupe. »

Les choix numéro trois et cinq pour les Sénateurs

Sénateurs

Les choix numéro trois et cinq pour les Sénateurs

Si on se fie aux réseaux sociaux, à peu près tout le monde à Ottawa avait le moral dans les talons, vendredi soir, à la conclusion de la loterie du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sauf, peut-être, Pierre Dorion.

Le directeur général des Sénateurs était radieux quand il est apparu sur les écrans des journalistes, aux environs de 21 h 15, pour sa conférence de presse par vidéo.

Temple de la renommée: Alfredsson devra attendre une année de plus

Sénateurs

Temple de la renommée: Alfredsson devra attendre une année de plus

Les partisans des Sénateurs d’Ottawa ont eu ce qu’ils voulaient, mercredi.

Mais ils n’ont pas eu exactement ce qu’ils voulaient.

Ils rêvaient de voir un de leurs anciens héros accéder au Temple de la renommée du hockey. Cette joie leur a été accordée.

Ils rêvaient, spécifiquement, que l’ancien capitaine Daniel Alfredsson rejoigne les immortels du sport.

Pour ça, il faudra attendre.

Pour une quatrième année consécutive, Alfie a été boudé par les 18 membres du comité de sélection.

Marian Hossa, en revanche, n’a pas perdu de temps. Le jeune retraité de 41 ans sera intronisé dès sa première année d’éligibilité.

Hossa n’a pas oublié la ville dans laquelle il a passé ses six premières saisons dans la Ligue nationale de hockey.

«Je ne conserve que de bons souvenirs des premières années de ma carrière. Je me trouvais alors privilégié de faire mes débuts dans la capitale du Canada», a-t-il déclaré, dans une longue conférence de presse téléphonique réunissant tous les membres de la cohorte de 2020.

Jarome Iginla, Doug Wilson, Kevin Lowe, Kim Saint-Pierre et le bâtisseur Ken Holland complètent la cohorte de 2020.

«J’ai eu la chance d’être dirigé par un grand coach, Jacques Martin. J’ai appris en regardant des gars comme Alfredsson et Alexeï Yashin durant mes années à Ottawa.»

Il n’en a pas dit davantage à ce sujet.

Il faut dire que Hossa a porté les couleurs de quatre autres équipes, par la suite.

En 2005, le directeur général des Sénateurs, John Muckler, l’a échangé aux Thrashers d’Atlanta. À cette époque, certains observateurs affirmaient que l’équipe ne connaissait pas assez de succès en séries éliminatoires parce qu’elle misait sur un trop grand nombre de joueurs européens.

Loterie du repêchage: le rêve à portée de main pour les Sénateurs

Sénateurs

Loterie du repêchage: le rêve à portée de main pour les Sénateurs

Nous y sommes presque ! Dans moins d’une semaine, le vendredi 26 juin, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey procéderont au tirage qui déterminera l’ordre de sélection pour le prochain repêchage.

Les partisans des Sénateurs d’Ottawa rêvent à ce jour depuis des mois. Leur équipe a 25 % des chances, au moins, de gagner le gros lot.

En attendant cette soirée, on a choisi de vous parler un peu de ce qui pourrait arriver dans les prochaines semaines.

Comment ça marche ?

En cette année de pandémie, tout est plus compliqué que d’ordinaire. 

Les sept équipes qui ne participeront pas aux séries de la coupe Stanley participeront au tirage. Seulement six d’entre elles peuvent gagner, en réalité, parce que les Sharks de San Jose ont cédé leur choix de premier tour aux Sénateurs.

Les Red Wings de Détroit détiennent présentement 18,5 % des chances de l’emporter. Les Kings de Los Angeles, les Ducks d’Anaheim, les Devils du New Jersey et les Sabres de Buffalo suivent. Leurs chances se situent entre 9,5 et 6,5 %.

Jusque-là, c’est plutôt simple.

Le hic, c’est que par souci d’équité, la LNH compte également offert une chance à certaines équipes qui participeront aux séries de remporter le premier choix. Ainsi, les huit formations qui subiront l’élimination durant le premier tour feront ainsi partie du tirage. Ensemble, elles détiennent 24,5 % des tickets.

On pourrait donc ne pas connaître l’identité du club qui pigera premier, au terme de l’exercice. Il pourrait y avoir une deuxième phase à la loterie, plus tard, cet été.

Un peu d'histoire

L’histoire des Sénateurs est intimement liée à celle de la loterie du repêchage.

La LNH a choisi d’adopter un nouveau système pour déterminer l’ordre de sélection de la première ronde au milieu des années 1990. 

À l’époque, la formation qui terminait au la saison régulière au dernier rang du classement général obtenait, de facto, le premier choix.

On soupçonnait certains dirigeants de ne pas faire tous les efforts nécessaires pour gagner, de façon à mieux construire pour l’avenir...

En 1995, les Kings de Los Angeles ont été les heureux vainqueurs du premier tirage organisé par la LNH. Ça leur a permis de gagner quatre échelons. Ils détenaient, au départ, le septième choix. Ils ont grimpé au troisième rang.

Avec le troisième choix, ils ont repêché Aki Berg, un défenseur finlandais qui a joué 600 matches dans la LNH.

Au septième rang, les Jets de Winnipeg se sont contentés de Shane Doan, un futur membre du Temple de la renommée qui a joué 1540 matches au sein d’une seule organisation...

En 1995, même sans gagner la loterie, les Sénateurs ont conservé le premier choix. Ils ont sélectionné Bryan Berard.

Ils ont gagné le tirage l’année d’ensuite, ce qui leur a permis de recruter Chris Phillips.

Quelques bons coups

Dans les 25 dernières années, les équipes qui détenaient le plus de chances de remporter la loterie ont conservé le premier choix à seulement 11 occasions.

De façon générale, ces équipes ont bien fait.

En 1997, les Bruins de Boston ont misé sur Joe Thornton. L’année suivante, le Lightning de Tampa Bay a obtenu Vincent Lecavalier.

Plus récemment, le Lightning, les Islanders de New York, les Oilers d’Edmonton et les Maple Leafs de Toronto ont été capables de conserver le premier choix durant des années où Steven Stamkos, John Tavares, Taylor Hall et Auston Matthews étaient disponibles.

En 2004, les Capitals de Washington ont réussi à mettre la main sur le plus grand joueur de leur histoire, Alexander Ovechkin, en gagnant la loterie qui leur a fait passer du troisième au premier rang. Cette année-là, les Penguins de Pittsburgh avaient complété la saison dans la cave du classement.

Ils ne sont quand même pas trop à plaindre ! Au deuxième rang, ils ont pu obtenir un pas pire prix de consolation, Evgeni Malkin. L’année suivante, dans un tirage spécial qui réunissait les 30 équipes de la LNH, ils ont gagné la loterie de Sidney Crosby.

Bobby Ryan, candidat d'Ottawa au trophée Bill-Masterton

Sénateurs

Bobby Ryan, candidat d'Ottawa au trophée Bill-Masterton

Bobby Ryan n’est pas tombé des nues, lundi, quand on lui a dit qu’il se retrouverait parmi les finalistes pour l’obtention du trophée Bill-Masterton.

Le vétéran ailier a effectué son retour au jeu le 25 février dernier, à Nashville, après avoir passé trois longs mois à tenter de se défaire de sa dépendance à l’alcool.

Deux jours plus tard, de retour à Ottawa, il a réussi un tour du chapeau dans une victoire contre les Canucks de Vancouver.

Ce fut, probablement, le plus beau moment de toute la saison des Sénateurs.

«Après le match, on jasait dans le vestiaire. Rapidement, un de mes coéquipiers m’a dit que je venais officiellement de faire mon entrée dans la course au Masterton», a raconté Ryan, mardi après-midi, dans une conférence vidéo avec les représentants des médias.

Les membres du chapitre régional de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel d’Amérique (PHWA) l’ont élu presque à l’unanimité.

Ryan passe donc en deuxième ronde, avec les finalistes des 30 autres équipes de la Ligue nationale.

Shea Weber représente le Canadien de Montréal, cette année.

Mark Giordano, Corey Crawford, Robby Fabbri, Henrik Lundqvist, Jay Bouwmeester et Joe Thornton se retrouvent aussi sur le bulletin de vote.

«Je n’ai pas pris la décision de changer ma vie dans le but de gagner un trophée», dit-il.

«Représenter les Sénateurs, et obtenir la chance de gagner un trophée qui récompense la persévérance, c’est quand même un grand honneur.»

D.J. Smith à la recherche de leaders

Sénateurs

D.J. Smith à la recherche de leaders

Chez lui, dans la région de Windsor, D.J. Smith a eu le temps de compléter une série de petits projets dans les dernières semaines. Il a entre autres regardé la série documentaire The Last Dance, sur Netflix, d’un bout à l’autre.

Il la recommande chaudement à quiconque cherche à comprendre le rôle crucial que peut jouer un leader, au sein d’une équipe sportive.

La Fondation des Sénateurs et les Sénateurs divorcent

Sénateurs

La Fondation des Sénateurs et les Sénateurs divorcent

La Fondation des Sénateurs d’Ottawa ne sera bientôt plus affiliée aux Sénateurs d’Ottawa.

Au terme d’une conférence téléphonique, jeudi, les membres du conseil d’administration de la Fondation caritative ont déterminé qu’il était préférable de mettre un terme à leur association.

Ils ont ensuite émis un communiqué de presse, en anglais, dans lequel ils ont rappelé qu’ils ont pu utiliser les différentes marques de commerce des Sénateurs pendant 22 ans.

«Nous sommes très fiers de ce que nous avons pu accomplir durant cette période. Nous avons aidé à la construction de la Maison de Roger. Nous avons aménagé une quinzaine de patinoires des Sénateurs. Nous avons maintenu un partenariat avec le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario. Nous avons permis à des milliers d’enfants de prendre part à des activités sportives ou à des camps d’été. Nous avons offert des opportunités d’études. Nous avons facilité l’accès aux soins de santé physique et mentale.»

Les dirigeants de la Fondation ont refusé des demandes d’entrevue des médias.

Dans leur communiqué, ils ont simplement ajouté que la Fondation a amassé 31 millions $ dans les cinq dernières années fiscales.

Le journaliste Ian Mendes, qui a longtemps siégé au sein du conseil d’administration de la Fondation, a fait état d’une «profonde divergence philosophique» entre le club et l’organisme de bienfaisance.

La Fondation des Sénateurs a l’intention de remplir toutes ses obligations jusqu’au 31 juillet. Elle tentera, par la suite, de poursuivre ses opérations de façon entièrement indépendante.

Nouveau partenaire?

Les Sénateurs ont envoyé un communiqué de presse, à leur tour, sur l’heure du souper.

L’organisation annonce le début d’un «processus de demande de propositions afin d’explorer d’autres options afin d’améliorer ses activités philanthropiques».

L’équipe affirme qu’elle avait l’intention, depuis plusieurs mois, de «lancer un processus de demande de propositions équitable et transparent» afin de conserver sa place en tant que «joueur important au sein de la communauté».

Entrevues de fin de saison: «Tout va se passer virtuellement», dit Dorion

Sénateurs

Entrevues de fin de saison: «Tout va se passer virtuellement», dit Dorion

La pandémie et le confinement offre quelques belles opportunités aux dirigeants des équipes de la LNH. 

Les Sénateurs, par exemple, vont bientôt entreprendre les traditionnelles entrevues de fin de saison avec leurs joueurs.

«En temps normal, lorsque nous organisons ces rencontres, les joueurs sont tous un peu pressés de quitter la ville pour rentrer chez eux. Tout se règle en 10 ou 15 minutes.»

«Cette année, tout va se passer virtuellement. Si nous ressentons le besoin de passer une heure à discuter avec un joueur, nous allons le faire.»

«Si un joueur veut prendre le temps de nous parler de lui, de son avenir, de l’avenir de notre équipe, nous aurons tout le temps de l’écouter.»

À LIRE AUSSI: LNH: la formule de la loterie du prochain repêchage convient à Dorion

Les joueurs des Senators de Belleville seront les premiers à passer au confessionnal, dans les prochains jours. Leurs grands frères d’Ottawa suivront.

La semaine dernière, dans une entrevue accordée à une station de radio torontoise, le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, a déclaré que «cinq à six» espoirs devraient passer de la Ligue américaine à la Ligue nationale, la saison prochaine.

Durant sa conférence de presse de fin de saison, Dorion a plutôt parlé de «trois, quatre ou cinq» joueurs qui seront promus.

La formule de la loterie du prochain repêchage convient à Dorion

Sénateurs

La formule de la loterie du prochain repêchage convient à Dorion

Pierre Dorion connaît désormais la formule de la loterie qui mènera au prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Et elle lui convient parfaitement.

Des partisans des Sénateurs d’Ottawa estiment que d’autres équipes ont été injustement favorisées, lorsque les bonzes du circuit ont choisi la formule. Il s’agit des huit formations qui, après avoir participé aux prochaines séries de la coupe Stanley, pourraient quand même obtenir le premier choix.

Dorion refuse de se comparer.

«Je me dis, au fond, que notre situation n’a pas changé. Quand la saison régulière a été interrompue, nous avions environ 25 % des chances de remporter la loterie et d’obtenir le premier choix. C’est pas mal la même chose, aujourd’hui.»

«La Ligue a décidé. Nous, on est satisfait.»

À LIRE AUSSI: Entrevues de fin de saison: «Tout va se passer virtuellement», dit Dorion

S’ils sont très chanceux, au terme du tirage, les Sénateurs détiendront les deux premiers choix.

Dans le scénario où ils sont les plus malchanceux, ils glisseront au cinquième et au sixième rangs.

«D’une façon ou d’une autre, nous allons obtenir deux solides joueurs. Il y a une différence de talent entre les deux meilleurs espoirs et les autres. Dans les deux cas, nous allons quand même améliorer notre organisation.»

Le directeur général a fait ces déclarations durant une conférence Zoom durant laquelle il a répondu aux questions des journalistes, jeudi après-midi.

Cet événement ressemblait, en quelque sorte, la traditionnelle conférence de presse dans laquelle il dresse son bilan de saison.

Le contexte ne se prêtait pas aux grandes confidences.

Les Sénateurs victimes collatérales du plan de la LNH

Sénateurs

Les Sénateurs victimes collatérales du plan de la LNH

On a presque l’impression que Gary Bettman s’excusait auprès des partisans de certaines équipes, dont les Sénateurs d’Ottawa.

«Nous sommes en plein coeur d’une période exceptionnelle de notre histoire. Une période sans précédent. Dans ce contexte, j’ai bien peur qu’il était impossible d’élaborer un plan parfait pour notre retour au jeu. Je suis presque convaincu que les partisans de toutes les équipes vont étudier notre plan et y trouver des éléments qu’ils jugeront déplaisants», a déclaré le commissaire de la Ligue nationale de hockey, mardi après-midi, sur les ondes du réseau Sportsnet.

Josh Norris est devenu un centre polyvalent grâce à Troy Mann

Sénateurs

Josh Norris est devenu un centre polyvalent grâce à Troy Mann

L’entraîneur-chef des Senators de Belleville, Troy Mann, est allergique à la boulechite.

Quand un journaliste lui demande son opinion au sujet d’un joueur qu’il dirige, il dit ce qu’il pense. Il est critique. Il n’a pas peur de bousculer les plus susceptibles.

Quand il parle de Josh Norris, Mann n’a toutefois que de bons commentaires à formuler.

« Je fais partie de son fan club », a-t-il même déclaré, lors de sa dernière conversation avec Le Droit.

Mann a contacté Norris à deux reprises, cette semaine. Chaque fois, il avait de bonnes nouvelles à lui annoncer.

La première fois, c’était pour lui dire qu’il avait été retenu au sein de l’équipe d’étoiles des recrues de la Ligue américaine.

La deuxième fois, c’était pour lui apprendre qu’il faisait partie de la première équipe d’étoiles du circuit, tout court.

« J’ai passé une belle semaine », a reconnu Norris, un sourire dans la voix, quand nous l’avons contacté par téléphone.

« Je ne peux pas dire que j’étais surpris. Notre équipe a joué de façon constante, tout au long de la saison, et j’ai obtenu de bons chiffres », d’enchaîner le centre qui a marqué 31 buts et récolté 30 mentions d’aide en 56 parties.

« Je m’attendais un peu à être récompensé, éventuellement. Je n’avais quand même pas trop pris le temps d’évaluer mes chances d’évaluer mes chances de me retrouver parmi les étoiles, en fin de saison. »

Norris était content de pouvoir discuter, un peu, avec celui qui fut son premier entraîneur dans les rangs professionnels. « Il a pu me dire tout le bien qu’il pense de moi. J’ai pu lui faire comprendre que c’est réciproque. »

Pour connaître une saison de 30 buts, à 20 ans, il faut maîtriser certaines habiletés.

« Je crois qu’une de mes qualités m’a été particulièrement utile, cette saison. Je suis un joueur facile à diriger. »

Voilà une réponse qu’on n’entend pas tous les jours.

Mikkel Boedker quitte pour la Suisse

Sénateurs

Mikkel Boedker quitte pour la Suisse

Dans une entrevue radiophonique, ce week-end, Eugene Melnyk a déclaré que «cinq ou six joueurs» qui ont passé l’hiver 2020 à Belleville sont prêts à faire le saut dans la Ligue nationale.

On a déjà commencé à faire le ménage pour leur faire un peu de place.

Melnyk souhaite un repêchage en juin

Melnyk souhaite un repêchage en juin

Eugene Melnyk conserve certains espoirs de voir ses Sénateurs d’Ottawa compléter leur saison régulière 2019-2020 interrompue en raison de la COVID-19, mais il a surtout hâte de savoir quand la Ligue nationale de hockey compte tenir son repêchage amateur.

Le propriétaire des Sénateurs a brisé son silence des derniers mois dimanche en entrevue avec la station radiophonique torontoise FAN590.

«Oubliez la propriété d’un club, dans mon coeur je suis d’abord un amateur de hockey et je pense que comme tous les amateurs de hockey, nous sommes désespérés de voir notre sport revenir -- avec ou sans amateurs dans les gradins. Initialement, ce sera sans partisans dans les estrades, c’est correct, mais il va falloir en venir à voir un match d’une façon différente et j’espère faire partie du processus pour en arriver à des idées pour que l’on puisse tous retourner dans les arénas», a-t-il déclaré. 

Occupant le 30e rang du classement général au moment de la pause, les Sénateurs ne seraient pas inclus dans les derniers plans étudiés par le circuit Bettman, soit de tenir des séries éliminatoires uniquement pour les 24 premières équipes au classement général, ou 12 par association, possiblement dans des sites neutres où plusieurs équipes seraient rassemblées. 

Concernant le repêchage et la loterie qui doit le précéder, Melnyk espère que les dirigeants de la LNH profiteront d’une réunion des gouverneurs par vidéoconférence prévue pour lundi pour adopter des dates dès le mois prochain pour leurs tenues.

«J’espère seulement que nous aurons des événements en juin pour garder les gens intéressés. Si ce n’est que la loterie du repêchage, ce serait fantastique. Si c’est le repêchage et la loterie, ce serait encore mieux», a-t-il souligné alors qu’il a été joint à sa résidence des Barbades.

Eugene Melnyk a aussi mentionné qu’il pense que le plan de reconstruction de son équipe va prendre son élan avec les neuf choix de son club dans les trois premières rondes du prochain encan, incluant trois en première ronde, dont deux (celui des Sénateurs et des Sharks de San Jose obtenu dans l’échange d’Erik Karlsson) qui pourraient être dans les cinq premiers.

«Finalement, nous allons commencer à voir le plan mis en place il y a trois ans arriver à sa phase complète. Nous allons voir le fruit de notre labeur. Nous avons neuf choix lors des trois premières rondes, c’est beaucoup. On ne les utilisera pas tous, nous allons probablement en échanger certains pour monter de quelques rangs dans certains cas. .. Nous sommes bien placés pour devenir compétitifs. C’est une stratégie à très long terme. Nous espérons être compétitifs et un club des séries la saison prochaine et ensuite commencer à lutter sérieusement pour des championnats. Ce sera une équipe avec plusieurs joueurs de 20, 21 et 22 ans, ils sont tous jeunes et en prenant de la maturité, ils ne vont que s’améliorer», a-t-il ajouté.


Groulx s’attend à ce qu’Anderson revienne

Sénateurs

Groulx s’attend à ce qu’Anderson revienne

Il est pas mal acquis que Craig Anderson ne reviendra pas saluer les partisans des Sénateurs au Centre Canadian Tire en portant leur uniforme.

Les chances sont minces que la LNH complète sa saison régulière, et si elle le fait, ce serait dans des sites «neutres» et devant des gradins vides, de toute façon.

Pierre Groulx connaît bien le vétéran gardien qui aura 39 ans la semaine prochaine, ayant non seulement travaillé avec lui lors des quatre dernières saisons à Ottawa, mais également au début de sa carrière, en Floride (2007 à 2009). Il ne serait vraiment pas surpris de le voir revenir faire ses adieux dans un autre uniforme, au cours de la saison 2020-2021.

«Craig a joué presque 10 ans à Ottawa, il a donné beaucoup à l’organisation. C’est un vétéran que les joueurs respectent beaucoup. Quand il joue sa partie, il est encore un des bons gardiens de la ligue. Je pense qu’il a le désir de jouer une autre année. Quand tout va se régler (avec la situation causée par le coronavirus), Pierre (Dorion) va prendre une décision. Moi, je n’ai rien de mauvais à dire sur Craig. Sa lecture de jeu demeure exceptionnelle, ça lui permet de jouer comme il le fait, de la ‘vieille façon’. Je pense qu’il serait prêt à aider un jeune gardien, comme le fait un Ryan Miller (Anaheim) ou un Mike Smith (Edmonton)... Il a beaucoup aidé Marcus Högberg la saison dernière», affirme l’entraîneur des gardiens des Sénateurs.

Les Sénateurs avaient commencé à préparer l’ère «après Anderson», qui a freiné leur réputation de cimetière de gardiens, quand ils ont fait l’acquisition d’Anders Nilsson de Vancouver en janvier 2018, et en repêchant plusieurs jeunes gardiens au repêchage. 

Pierre Groulx: les mains pleines de gardiens

Sénateurs

Pierre Groulx: les mains pleines de gardiens

Avec 13 sélections au prochain repêchage, dont neuf dans les trois premières rondes, les Sénateurs d’Ottawa auront l’embarras du choix pour ajouter de la profondeur à toutes les positions dans leur organisation.

Ils ont beau être bien nantis au niveau de la relève devant le filet, ça n’empêche par l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx de souhaiter ajouter un autre « gardien de l’avenir » à une liste de candidats déjà longue, avec les Marcus Högberg, Joey Daccord, Filip Gustavsson, Kevin Mandolese et Mads Sogaard.

Les Sénateurs ont bien appuyé la décision de Bernard-Docker de rester à UND

Sénateurs

Les Sénateurs ont bien appuyé la décision de Bernard-Docker de rester à UND

Jacob Bernard-Docker n’a pas eu à plaider sa cause auprès des dirigeants des Sénateurs d’Ottawa quand il a pris la décision de demeurer à l’université du North Dakota pour la saison prochaine.

Le défenseur de 19 ans qui a été un choix de fin de première ronde au repêchage de 2018 a raconté sur les ondes de TSN 1200 mardi matin qu’il a pris celle-ci de concert avec ses parents, le mois dernier.

«J’en ai parlé avec eux et j’ai gardé mes entraîneurs (avec les Fighting Hawks) dans le coup, mais en bout de ligne, ça a été ma décision. Il n’y a pas beaucoup de gens qui m’ont dit de faire une chose ou une autre. On me disait de faire ce qui était le mieux pour moi. En discutant avec mes parents, je voulais retourner à North Dakota en raison de la façon dont la saison a pris fin. L’objectif est avoué, on vise le Championnat national l’an prochain, c’est le but ultime. Je suis excité d’arriver à Ottawa éventuellement, et une autre année (au niveau collégial) va bien me préparer pour ça», a-t-il dit alors qu’il était de retour au domicile familial à Canmore, en Alberta.

Le 26e choix au total il y a deux ans était un pilier de l’équipe de première place dans sa conférence avec une fiche de 26-5-4 qui lui valait d’être classée numéro un dans la NCAA au classement Pairwise. Médaillé d’or au dernier Championnat mondial junior avec le Canada, Bernard-Docker a récolté 7 buts et 18 passes pour 25 points avec un différentiel de plus-21.

«Qui sait si les choses auraient été différentes si on avait pu terminer la saison et gagner le championnat national, on ne le saura jamais. C’est quelque chose que je veux accomplir et les Sénateurs ont été super bons pour m’appuyer. Ils étaient d’accord avec ma décision, Pierre (Dorion, le d.g.) et Shean Donovan, qui est responsable du développement des joueurs et avec qui je parle régulièrement, ont été très bons tous les deux. Ils veulent que je me rende à Ottawa et j’ai hâte de le faire moi aussi, mais ils sont contents peu importe le moyen que je prenne pour me rendre, en autant que je m’améliore», affirme l’arrière de 6’ 1’’ et 195 livres.

Repêchage de la LNH: faut-il s’emballer tout de suite pour les Sens?

Sénateurs

Repêchage de la LNH: faut-il s’emballer tout de suite pour les Sens?

Les partisans des Sénateurs d’Ottawa ont vécu d’intenses émotions au cours de la dernière semaine. Selon un modèle qui est à l’étude, la Ligue nationale de hockey simplifierait les règles de sa loterie en prévision du prochain repêchage. Si elles sont adoptées, ces modifications donneront à l’équipe deux des quatre premiers choix.

Il est important de rappeler que ce modèle n’est pas encore adopté.

Bill Daly, le bras droit du commissaire Gary Bettman, en fait néanmoins la promotion.

On peut comprendre les fans de s’emballer.

Obtenir deux des quatre — ou cinq — premiers choix, c’est tout un événement.

La formule du repêchage, telle qu’on la connaît aujourd’hui, existe depuis 1968.

Dans les 57 dernières années, ce phénomène s’est produit à seulement sept occasions.

Ça s’est produit lors des encans de 1968, 1969 et 1970. À cette époque, il faut dire que la ligue comptait moins d’équipes. Qui plus est, le Canadien de Montréal jouissait d’un privilège. On lui accordait, dès le départ, le droit de sélectionner deux joueurs aux racines canadiennes françaises.

Depuis, seulement quatre équipes ont pu repêcher deux fois dans le top-5.

Ce fut le cas des Nordiques de Québec en 1988. Les Islanders de New York l’ont fait en 1997. Les Canucks de Vancouver ont réussi à la suite de plusieurs transactions, en 1999. Les Islanders ont obtenu cette chance une fois de plus, lors du premier repêchage du nouveau millénaire.

L’enthousiasme des partisans d’Ottawa se comprend.

Toutefois, ces derniers devraient aussi garder un truc en tête.

Les équipes qui ont obtenu deux choix dans le top-5, dans le passé, n’ont pas toujours frappé des coups de circuit.

Une petite recherche (voir les capsules qui accompagnent ce reportage) nous permet de constater que les dépisteurs de ces formations n’ont pas souvent repêché les meilleurs joueurs qui étaient disponibles.

Aucune de ces formations n’a remporté la coupe Stanley grâce aux joueurs qui ont été repêchés lors de ces encans spéciaux.

Ouverture des complexes d’entraînement: les Sénateurs devront patienter

COVID-19

Ouverture des complexes d’entraînement: les Sénateurs devront patienter

Le gouvernement ontarien va permettre aux équipes professionnelles de la province d’ouvrir leurs installations d’entraînement, mais les Sénateurs d’Ottawa, sont encore loin de pouvoir se prévaloir de ce droit, la Ligue nationale de hockey conservant le dernier mot.

Lisa MacLeod, ministre des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, en a fait l’annonce par voie de communiqué ainsi que par l’entremise d’un vidéo.

Les Raptors de Toronto, de la NBA, ont mené le lobby auprès du gouvernement Ford pour obtenir cette permission et ils ouvriront leur complexe d’entraînement dès lundi, quatre athlètes à la fois pouvant aller s’y entraîner.

Les équipes de la LNH, les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto, ainsi que de la Ligue canadienne de football, dont le Rouge et Noir d’Ottawa, pourront faire de même «à condition que leurs ligues sportives respectives aient établi des protocoles de santé et de sécurité en réponse à la COVID-19», a déclaré MacLeod.

La LNH n’allouera pas certaines équipes de reprendre l’entraînement alors que d’autres n’en ont pas encore le droit dans leurs provinces canadiennes ou états américains, a fait savoir le commissaire adjoint Bill Daly. Le circuit Bettman n’est pas prêt à passer à la Phase 2 de son plan de relance de ses activités.

«Les clubs n’ont pas la permission de laisser les joueurs avoir accès à leurs complexes tant que la Ligue ne l’autorise pas à l’échelle de la ligue. Cela va dépendre largement d’où en sont nos autres marchés. La situation s’améliore, mais nous ne sommes pas là encore», a déclaré Daly par voie de communiqué.

Le circuit Bettman n’a pas déterminé jusqu’à maintenant s’il terminera sa saison régulière, à laquelle il restait 11 parties dans le cas des Sénateurs. La ligue souhaite reprendre ses activités devant des gradins vides, possiblement dans seulement quelques villes où la pandémie est sous contrôle. Il reste à voir si les clubs qui ne sont pas dans la course aux séries, comme Ottawa, seront appelés à terminer la saison, ou si la ligue tiendra uniquement des séries éliminatoires.

Les saisons de la LNH et de la NBA ont été suspendues le 12 mars dernier en raison de la pandémie du nouveau coronavirus qui a fait plus de 200 000 morts à travers le monde au cours des derniers mois.

Concernant l’ouverture des complexes d’entraînement, comme le Sensplex de Kanata dans le cas des Sénateurs ainsi que la salle de musculation du Centre Canadian Tire, les joueurs qui sont demeurés au Canada pourraient y retourner bientôt, mais c’est plus problématiques pour ceux qui sont rentrés à leurs domiciles des États-Unis ou de l’Europe, étant donné que le Canada a fermé ses frontières aux étrangers. Le Premier ministre Doug Ford a justement déclaré vendredi qu’il souhaite que la frontière américaine demeure fermée.

« Notre priorité absolue demeure la santé et la sécurité de tous les Ontariens. Alors que nous nous préparons à une réouverture progressive et sûre de l’économie, nous avons travaillé en étroite collaboration avec des experts de la santé publique et nos équipes sportives professionnelles pour préparer le retour au jeu lorsque cela sera possible en toute sécurité», a mentionné Lisa MacLeod, qui a aussi indiqué en entrevue avec Team 1200 que la province n’est pas près de déterminer quand les sports organisés pour les jeunes ou les adultes pourront reprendre.

Également vendredi, Tennis Canada a annoncé l’annulation de tous ses tournois nationaux et internationaux jusqu’au 31 août prochain, ce qui signifie que le Championnat canadien des 16 ans et moins qui devait avoir lieu à Gatineau, au parc de l’Île, du 22 au 27 août ne sera pas présenté en 2020.

Une décision pour le repêchage de la LNH se fait attendre

Sénateurs

Une décision pour le repêchage de la LNH se fait attendre

Pas de nouvelle, bonne nouvelle ?

C’est probablement ce qu’espèrent les Sénateurs d’Ottawa alors que la Ligue nationale de hockey n’a pas pris de décision concernant la tenue d’un potentiel repêchage en ligne pendant le mois de juin, ainsi qu’une loterie modifiée étant donné que si cette option est retenue, la saison mise en pause en raison de la COVID-19 n’aura pas encore été complétée, si elle l’est un jour.

Après une visioconférence bihebdomadaire des gouverneurs du circuit Bettman, l’informateur de TSN Pierre LeBrun a rapporté qu’une décision à ce sujet sera reporté à plus tard. Le commissaire adjoint Bill Daly lui a ensuite fait la déclaration suivante : «Nous pensons qu’il est plus important de prendre la bonne décision que de rendre une décision rapide.»

Les Sénateurs sont particulièrement intéressés par le format que prendra la loterie du repêchage alors que selon le format normal, ils auraient les meilleures chances -- 25 % -- de remporter la «loto Alexis Lafrenière» avec leur choix, le deuxième au total (13,5 %) en se fiant sur le classement avant la pause où ils occupaient le 30e rang du classement général, ainsi que celui des Sharks de San Jose, 29e au total (11,5%).

Dans un mémorandum envoyé aux 31 équipes vendredi par Daly, la ligue a avancé la possibilité de dresser un classement final en se basant sur le pourcentage de points de classement de chaque club, puis en tenant une loterie adoptant le système en vigueur jusqu’en 2012 selon lequel le dernier club obtenait 25 % des chances de l’emporter, puis les chances diminuaient ensuite (18,8 % pour l’avant-dernier club et 14,2 % pour le suivant). Et au lieu de tenir des loteries pour les trois premiers rangs, il n’y en avait qu’une pour le premier rang et parmi les 14 équipes éligibles à l’époque (15 maintenant), un club qui voyait ses chiffres sortir du boulier ne pouvait grimper que de quatre rangs.

Rivalité Sénateurs-Canadien: MacLean a fait son possible

Sénateurs

Rivalité Sénateurs-Canadien: MacLean a fait son possible

Pour survivre, les bonnes rivalités sportives ont besoin de protagonistes de grande qualité. Michel Bergeron et Dale Hunter, par exemple, sont devenus de formidables ennemis pour le Tricolore, dans les années 1980.

En 2013, Paul MacLean a fait tout ce qu’il a pu.

On s’en souvient. Les Sénateurs et le Canadien s’affrontaient, en séries, pour la toute première fois. Le match numéro un venait de débuter, au Centre Bell, quand un premier joueur est tombé au combat.

À LIRE AUSSI : Une bien pâle rivalité

L’attaquant Lars Eller avait la tête basse. Le défenseur ottavien Eric Gryba ne lui a pas fait de cadeau.

Les partisans du Canadien étaient déjà outrés, en fin de soirée, quand MacLean s’est présenté au podium. Et l’entraîneur-chef des Sénateurs a soufflé sur les braises. Selon lui, le défenseur Raphael Diaz avait placé Eller dans une position délicate, en lui servant une passe dans les patins. Et il n’avait même pas eu la décence de nommer Diaz.

Il a parlé du «défenseur au numéro 61».

Dans la semaine qui a suivi, MacLean a poursuivi les déclarations habiles. Il a provoqué un peu tout le monde, à Montréal. Il avait surtout l’air d’embêter son vis-à-vis Michel Therrien.

«Paul a joué dans les années 1980 et 1990. Il a vu les grosses années de la rivalité opposant les Oilers aux Flames. Il a vu une ficelle sur laquelle il pouvait tirer. Il voulait déstabiliser Michel Therrien. On peut dire qu’il avait bien fait ses devoirs», estime Martin McGuire.

Sept ans plus tard, le principal intéressé se défend bien d’avoir voulu en faire une guerre personnelle.

Dans un récent entretien téléphonique, MacLean nous a dit qu’il cherchait simplement à protéger ses propres joueurs.

«Je comprends que j’ai fini par jouer un grand rôle dans cette série, dit-il. Dans une série, mon rôle premier consiste à protéger mon équipe, de façon à ce que mes joueurs puissent se concentrer sur le hockey.»

«Chaque jour, c’est ce que j’avais en tête durant mes conférences de presse.»

À Ottawa, dans un marché médiatique de petite taille, on trouve rarement plus de 10 journalistes dans le vestiaire des Sénateurs.

Sénateurs-Canadien, une bien pâle rivalité [PHOTOS]

Sénateurs

Sénateurs-Canadien, une bien pâle rivalité [PHOTOS]

Dans la troisième semaine du mois d’avril, pour gâter ses abonnés en manque de hockey, RDS a diffusé quatre matches rétro impliquant le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec.

Les abonnés ont apprécié.

Ces vieilles parties ont attiré, en moyenne, 106 000 téléspectateurs.

Une pointe a été atteinte, le lundi 20 avril, lorsqu’on a présenté la Bataille du Vendredi saint. Ce soir-là, 173 000 personnes étaient à l’écoute.

À LIRE AUSSI : MacLean a fait son possible

La formule semble aussi fonctionner pour TVA Sports. Au début du mois d’avril, l’autre chaîne sportive spécialisée a présenté les six matches de la série opposant Québec et Montréal, en 1993. Elle récidivera, la semaine prochaine, avec la série de 1982.

Un quart de siècle après la disparition des Bleus, la plus grande rivalité sportive de l’histoire du Québec n’a pas été oubliée.

On n’a surtout rien trouvé d’équivalent, ailleurs.

Les Sénateurs d’Ottawa ont fait leur apparition en 1992. Ils sont vite devenus les principaux rivaux (géographiques) du Tricolore. Depuis, ils ont affronté le Tricolore à 146 occasions, en saison régulière. Les deux équipes ont croisé le fer à deux occasions en séries éliminatoires.

Pourrait-on trouver 173 000 personnes prêtes à sacrifier un lundi soir, ce printemps, pour revivre un épisode endiablé de la « Bataille de la 417 » ?

Ce serait étonnant.

Artem Zub est officiellement un Sénateur

Sénateurs

Artem Zub est officiellement un Sénateur

C’est officiel, Artem Zub sera un autre candidat pour le poste à la droite de Thomas Chabot la saison prochaine.

Les Sénateurs d’Ottawa ont officialisé la mise sous contrat du défenseur russe de 24 ans vendredi, première journée après l’expiration de son pacte avec le SKA de Saint-Pétersbourg.

L’équipe n’a pas dévoilé les termes monétaires de l’entente, spécifiant seulement qu’il s’agit d’un contrat d’entrée d’un an. Selon les termes de la convention collective, le salaire maximal pour un contrat d’entrée est de 925 000 $ sous le plafond salarial (avec une prime à la signature de 92 500 $). Le contrat est à deux sens et comprendrait un salaire de 70 000 $ au niveau de la Ligue américaine de hockey.

« Nous sommes heureux qu’Artem ait choisi de poursuivre une carrière dans la LNH ici à Ottawa, a déclaré le directeur général des Sénateurs Pierre Dorion par voie de communiqué. Artem est un défenseur à vocation défensive qui déplace bien la rondelle et qui utilise sa force et sa mobilité pour réaliser des jeux. Sa grande expérience internationale l’aidera à faire la transition vers le style nord-américain, mais il n’en demeure pas moins que sa principale qualité est sa solidité en zone défensive.»

La chance ratée d’Hubert Labrie

Sénateurs

La chance ratée d’Hubert Labrie

La pandémie de la COVID-19 fait de nombreuses victimes, alors ce n’est pas Hubert Labrie qui va se plaindre qu’elle lui ait coûté une probable chance de disputer un premier match dans la LNH.

Le vétéran défenseur des Senators de Belleville, ancien des Olympiques de Gatineau qui roule sa bosse dans les mineures depuis neuf ans, avait signé un contrat de la LNH avec les Sénateurs d’Ottawa le 23 février dernier. Comme l’entraîneur-chef Troy Mann l’a confié au Droit au début de la semaine, l’organisation avait l’intention de le rappeler pour jouer un ou deux matches en fin de saison.

Ça aurait été une belle façon de le remercier pour avoir pris sous son aile les jeunes espoirs de l’équipe à la ligne bleue, sauf qu’elle s’est envolée en fumée quand le circuit Bettman a décrété la pause qui atteint le plateau des 50 jours en ce vendredi 1er mai.

«C’est certain que c’est une chance ratée, le timing a été mauvais, a-t-il confié en entrevue avec Le Droit jeudi. J’étais quand même content de signer ce contrat-là. C’est une belle marque de confiance de leur part. C’est ‘plate’, mais on ne peut rien changer à ça. C’est certain que ça aurait été le fun de jouer un match dans la Ligue nationale. Ça reste une bonne tape dans le dos, ça faisait longtemps que je n’en avais pas eu une comme ça. Avant de signer avec Belleville l’an passé, je me demandais si j’allais continuer dans le hockey professionnel... Signer ce contrat-là m’a fait du bien au niveau mental.»

Arrière à caractère défensif maintenant âgé de 28 ans, il commençait à penser à se tourner vers l’Europe, sauf que les équipes de l’autre côté de l’Atlantique recherchent d’abord des attaquants pour remplir les filets adverses. Le Vieux Continent pourra attendre alors que comme prix de consolation, il a déjà signé un autre contrat à sens unique de la Ligue américaine avec Belleville en vue de la saison 2020-2021 (l’équipe ne l’a pas encore annoncé officiellement).

Brady Tkachuk s’ennuie de Mark Stone

Sénateurs

Brady Tkachuk s’ennuie de Mark Stone

Alors que la LNH demeure en pause, Brady Tkachuk ne rate pas une chance de se tenir occupé pour aider le circuit Bettman à conserver une certaine visibilité.

Le jeune attaquant des Sénateurs d’Ottawa participe à des capsules de compétitions familiales avec son frère Matthew, des Flames de Calgary, et son père Keith pour le compte du réseau Sportsnet, il s’est prêté à une conférence Zoom de la LNH il y a deux semaines, puis mercredi, il a pris part à une session de questions et réponses avec des partisans sur le réseau social Twitter.

Troy Mann a remis ses évaluations [PHOTOS]

Sénateurs

Troy Mann a remis ses évaluations [PHOTOS]

Présumant que ses petits Senators ne pourront finir leur saison, et ayant beaucoup de temps à sa disposition, Troy Mann a déjà soumis ses rapports sur ses joueurs à ses patrons, le DG Pierre Dorion et son adjoint Peter MacTavish.

Ayant toujours des opinions bien tranchées, Le Droit a demandé à l’entraîneur-chef des Senators de Belleville d’offrir son évaluation de certains des meilleurs espoirs de l’organisation.

Glace fondue à Belleville

Sénateurs

Glace fondue à Belleville

Avec chaque jour qui passe, il semble de moins en moins probable que les Senators de Belleville vont avoir la chance de finir la saison 2019-2020.

La Ligue américaine de hockey n’a pas encore annoncé officiellement l’annulation du reste de la campagne régulière et des séries pour la coupe Calder en raison de la pandémie de la COVID-19, mais ça semble inévitable étant donné que contrairement à la LNH, l’option de jouer devant des gradins vides n’est pas vraiment considérée, en l’absence de contrats avec des réseaux de télévision.

COVID-19: le Dr Aubry optimiste, mais patient

Sénateurs

COVID-19: le Dr Aubry optimiste, mais patient

Les morts s’accumulent à travers le monde et les mesures de confinement semblent durer depuis une éternité.

Mais à travers toutes les mauvaises nouvelles associées à la pandémie de la COVID-19, le Dr Mark Aubry commence à voir une lumière au bout du tunnel.