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Les Sénateurs échappent un point face aux Coyotes

Il n’y a pas que le Canadien de Montréal qui perd contre les Coyotes de l’Arizona, les Sénateurs d’Ottawa ont également échappé un point contre eux samedi au Centre Canadian Tire.

L’attaquant québécois Anthony Duclair a complété un tour du chapeau en marquant le but gagnant à 1:23 minute de la prolongation pour procurer un gain de 3-2 aux visiteurs devant 16 471 amateurs, son tir passant entre les jambières du gardien Mike Condon avant de franchir tout juste la ligne des buts.

Duclair avait auparavant profité d’une gaffe de Condon, qui a tout simplement raté une rondelle qui arrivait vers lui, pour créer l’égalité au milieu de la troisième période.

«J’ai vu une chance de faire un jeu, c’était la bonne décision, mais j’ai juste mal exécuté, j’ai raté la rondelle. Je voulais envoyer la rondelle au-delà de Duclair, je vais devoir travailler là-dessus à l’entraînement... C’était une bonne bataille et on va prendre le point pour s’en aller à New York», a commenté Condon après ce match où il a fait face à 22 lancers.

Duclair l’a aussi déjoué en échappée à la dernière minute du premier premier tiers, répliquant au but de Mark Stone, son 13e de la saison.

«Nous avons poursuivi sur le momentum de notre match à Montréal [jeudi, gain de 5-4]. C’était un bon effort de tous les gars et c’est beau à voir, toutes nos quatre lignes fonctionnaient. On croit encore à notre système, malgré notre mauvais début de saison», a dit l’ancien des Remparts de Québec.

Beaucoup de points perdus

Les Sénateurs (8-4-6) ont maintenant une fiche de 2-6 en prolongation cette saison, ce qui commence à faire beaucoup de points laissés à leurs adversaires. Ils ont une fiche de 4-4-5 à la maison, eux qui disputeront maintenant 10 de leurs 11 prochains matches à l’étranger (où leur fiche est de 4-0-1), à commencer par celui de dimanche contre les Rangers à New York. Les Coyotes remportaient un deuxième gain de suite pour porter leur dossier à 4-15-3.

La troupe de Guy Boucher a été blanchie en cinq avantages numériques, incluant un en fin de match et début de prolongation où le gardien Anti Raanta a frustré Bobby Ryan de la jambière.

«Nous avons raté plusieurs chances d’ajouter à notre avance, la rondelle ne voulait juste pas rentrer, a commenté Boucher. Mais on devrait être capable de gagner ce match 2-1. “Condo” a juste raté la rondelle, tout le monde a vu la même chose que moi. On a aussi fait un mauvais changement auparavant, qui a été coûteux. Ce n’est pas gênant de perdre contre eux, c’est un club de la LNH, mais on doit gagner ce match 2-1.»

Mark Borowiecki a marqué l’autre but des locaux, sautant sur une rondelle déviée par Jean-Gabriel Pageau. C’était un deuxième but cette saison pour Borowiecki, qui n’en avait jamais compté plus qu’un dans une même saison. 

«Nous n’avons pas mal joué, mais on n’a pas assez bien joué pour gagner. Dans une situation de deux matches en deux jours, le premier match est énorme, les deux points sont importants. Nous avons maintenant du pain sur la planche [pour dimanche]», a dit Borowiecki.

Le centre Matt Duchene a été blanchi pour un quatrième match de suite dans son nouvel uniforme, lui qui a obtenu cinq tirs au but.

«Nous n’avons pas joué un mauvais match, mais on n’est pas sorti avec le résultat qu’on voulait. C’est notre faute, c’est un club que l’on devrait battre si vous regardez le classement. Mais ils ont bien joué, il faut leur donner du crédit. Ils ont capitalisé sur leurs chances et ils nous ont forcé à commettre des erreurs au mauvais moment, en plus de bien jouer en désavantage numérique», analysait le capitaine Erik Karlsson, blanchi lui aussi alors qu’il a raté une interception de la passe qui a permis à Duclair de s’échapper au premier vingt.

Sénateurs

Duchene a hâte de compter

Matt Duchene n’a pas aimé le résultat final de son premier match au Centre Canadian Tire, mais il a quand même adoré l’accueil qui lui a été réservé par ses nouveaux partisans.

Le nouveau centre des Sénateurs d’Ottawa a particulièrement aimé une pancarte affichée par un jeune amateur pendant la période de réchauffement où on pouvait lire que son père lui achèterait un «Haliburton Dinner Jacket» (un manteau en flanelle carreauté rouge et noir) s’il comptait un but. Il lui a lancé une rondelle pour le remercier, mais n’a pas réussi à exaucer son souhait, même s’il a bien essayé avec cinq tirs de qualité au filet au cours de la seule première période, se butant au gardien Matt Murray dans la défaite de 3-1 aux mains des Penguins de Pittsburgh.

Sénateurs

Condon prêt à dompter les Coyotes

Retiré de son dernier départ samedi dernier à Stockholm même si ce n’était pas vraiment mérité, Mike Condon a tourné la page depuis longtemps.

«C’était quel jour déjà ? Samedi passé, ça veut dire il y a cinq jours ? Deux jours dans la LNH me semblent être une éternité, alors imaginez cinq. Ça fait longtemps que ce match-là est dans le passé, j’ai regardé la vidéo pour voir ce que j’aurais pu faire de mieux et je suis passé à autre chose. On a eu quelques bonnes pratiques depuis et j’ai hâte de voir ce que je vais être capable de faire (samedi)», a raconté le gardien auxiliaire des Sénateurs après la pratique des siens vendredi.

Condon n’aurait pas pu faire grand-chose différemment sur les trois buts qu’il avait alloués à l’Avalanche sur 10 tirs il y a une semaine au Ericsson Globe de Stockholm. Il avait été déjoué sur une échappée, un tir voilé en avantage numérique et une passe qui a dévié sur le bâton de son défenseur, Dion Phaneuf. Ça n’avait pas empêché son patron, Guy Boucher, de sortir son crochet pour envoyer Craig Anderson dans la mêlée à sa place, et ce dernier avait mérité la victoire quand les Sénateurs sont revenus de l’arrière pour l’emporter 4-3. Il n’avait pas été très occupé, repoussant les huit autres tirs obtenus par le Colorado dans ce match.

«Le premier gars a pris un bon tir et le deuxième aussi, avec de la circulation devant moi. L’autre dévie sur le bâton de Dion et tu te dis: "Qu’est-ce que j’aurais pu faire là-dessus?" Mais comme gardien, ce n’est pas l’attitude que tu dois avoir. J’ai une chance d’arrêter tous les tirs et je veux faire tous les arrêts, je pense que je peux le faire. C’est ma mentalité en arrivant devant le filet», dit celui qui a un dossier de 1-0-2 cette saison avec une moyenne de 3,02 et un taux d’efficacité de ,905.

Dans de telles circonstances, ce n’est certainement pas Condon qui va prendre les prochains visiteurs, les Coyotes de l’Arizona, à la légère, même s’ils ont la pire fiche de la LNH. «C’est un match de la LNH et dans tous les sports majeurs, peu importe quel jour c’est, tu affrontes des joueurs qui ont des habiletés de classe mondiale. Ça va être un défi, surtout après leur grosse victoire contre les Habs hier soir (jeudi). Ça va être difficile. Ils ont compté cinq buts dans un amphithéâtre où il n’est pas facile de jouer, donc ils ont un peu de momentum et il va falloir être prêts à répondre à ça», a-t-il souligné.

Après un revers contre les champions en titre de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, Guy Boucher espère également que sa troupe va être en mesure de jouer un match plus complet que jeudi.

«Nous n’avions pas le même entrain pour les deuxième et troisième périodes que pour la première, mais en même temps, tu affrontes les champions de la coupe Stanley et tu ne peux pas les contenir tout le temps. Nous n’avions pas l’énergie nécessaire pour continuer à faire ce qu’on faisait, mais c’est surtout parce que nous avons fait des présences trop longues sur la glace», analysait-il.

«Peu importe la couleur du chandail de l’autre côté, qu’il soit bleu, jaune, noir, vert, on ne se préoccupe que de nous. On ne regarde même pas l’adversaire présentement, on cherche à garder notre concentration pour 60 minutes. C’est tout», a ajouté Boucher.

L’attaquant Bobby Ryan estimait de son côté que les Coyotes représentent un adversaire dangereux. «Mentalement, si tu regardes leur fiche, ils arrivent ici après avoir gagné un match. Parfois, c’est tout ce que ça prend pour rallier une équipe. Ils sont peut-être en train de se bâtir une confiance et il faut tuer ça dans l’oeuf tôt dans le match. Dans la LNH, peu importe ce qui se passe, tu dois respecter ton adversaire parce que tout le monde peut battre tout le monde. Il faut les traiter comme n’importe quelle autre équipe», a-t-il indiqué.

Sénateurs

Paul doit s’inspirer de Thompson

Nick Paul se trouve dans une drôle de position. L’attaquant de 22 ans a été rappelé de Belleville, jeudi matin. À son arrivée à Ottawa, il a découvert qu’il était une simple police d’assurance.

Pour qu’il puisse enfiler son uniforme, en soirée, il aurait fallu qu’un joueur développe un mal de gorge ou quelque chose du genre.

Il n’a pas eu cette « chance ». Il a donc regardé le match entre les Sénateurs et les Penguins en tenue de ville.

L’attaquant de 22 ans ne sait pas davantage à quoi s’attendre dans les prochaines heures.

« Je n’ai vraiment pas le choix d’y aller un jour à la fois, dit-il. Quand je suis ici, je me dis que je pourrais être renvoyé dans les mineures à n’importe quel moment. Quand je suis à Belleville, je me dis que je pourrais être rappelé n’importe quand. »

Il voit pourtant que les Sénateurs ont besoin d’aide. Guy Boucher a besoin d’un ou même deux attaquants capables de jouer un rôle défensif.

Ces jours-ci, l’entraîneur-chef des Sénateurs essaie de convaincre son entourage que le poste d’ailier droit du quatrième trio peut être rempli par Chris Wideman.

« Il a certainement passé sa première audition, la fin de semaine dernière, en Suède. À ma connaissance, il n’a pas commis une seule erreur dans le match où nous l’avons utilisé à l’attaque. »

« Ça me donne le goût de croire qu’il pourrait être plus efficace, défensivement, que n’importe quel attaquant que nous pourrions utiliser à sa place. »

« La définition d’un bon quatrième trio, c’est un trio qui essaie de générer un peu de momentum et qui ne veut surtout pas encaisser un but quand il se trouve sur la patinoire. »

Nick Paul a une bonne tête sur les épaules. Quand il entend le coach s’exprimer ainsi, il comprend rapidement ce qu’il doit faire pour améliorer son sort.

Boucher aime les joueurs qui sont fiables défensivement ? Aussi bien devenir un spécialiste de la défensive le plus rapidement possible !

« Je veux simplement gagner la confiance de Guy, confie-t-il. C’est la clé. Si Guy a l’impression qu’il peut m’envoyer sur la patinoire sans trop s’inquiéter, mon temps de glace augmentera. Si je joue davantage, mon degré de confiance grimpera. Quand je serai un joueur plus confiant, je pourrai m’appuyer davantage sur mes habiletés individuelles. »

« Pour prouver que j’ai ma place ici, je dois essayer de ne pas commettre d’erreurs. »

Thompson, le modèle

Nick Paul n’a pas besoin de regarder bien loin s’il cherche un modèle. À quelques pas de lui, dans le vestiaire, se trouve le vétéran Nate Thompson.

Sans rien faire de manière extraordinaire, le vétéran centre américain a trouvé une recette toute simple qui lui a permis de s’établir dans la LNH. Guy Boucher a su convaincre son patron Pierre Dorion de lui offrir un contrat à titre de joueur autonome sans compensation, l’été dernier.

Depuis, il ne manque pas de temps de glace.

« Je me suis moi-même inspiré de certains joueurs qui ont connu de belles et longues carrières », explique Thompson, un joueur de 33 ans qui a disputé plus de 500 parties dans les ligues majeures.

« Ces joueurs ont tous un point en commun. Ils sont capables d’exécuter de petites tâches à la perfection, enchaîne-t-il. Je parle ici de joueurs qui excellent dans les cercles des mises en jeu. Ces gars-là sont souvent des spécialistes des infériorités numériques. Ce sont des toutes petites facettes du jeu, comme ça, qui peuvent mener des joueurs très loin. »

Thompson est d’avis que les bons acteurs de soutien sont particulièrement utiles au printemps, durant les séries de la coupe Stanley.

« Les équipes qui parviennent à se qualifier ne manquent généralement pas de talent. Leurs deux premiers trios produisent de façon équivalente. Souvent, la production des plombiers finit par faire la différence dans les longs affrontements », dit celui qui a atteint la finale de l’Association Ouest avec les Ducks d’Anaheim.

Sénateurs

Murray intraitable

À leur retour de Suède, les Sénateurs d’Ottawa manquaient nettement de finition autour du filet.

En même temps, le gardien Matt Murray a offert une performance magistrale en effectuant 21 arrêts dans un gain de 3-1 des Penguins de Pittsburgh devant 17 144 amateurs au Centre Canadian Tire, où les deux clubs finalistes de l’Est le printemps dernier se retrouvaient pour la première fois depuis le but décisif de Chris Kunitz en deuxième prolongation du septième match de leur série.

Les champions en titre de la coupe Stanley ont donc encore eu le meilleur sur la troupe de Guy Boucher, mais celle-ci a offert une forte opposition jusqu’à un but dans un filet désert de Riley Sheahan à 30 secondes de la fin.

« Leur gardien a été exceptionnel, ce n’est pas pour rien qu’il a gagné deux coupes Stanley de suite, il faut lui donner du crédit. Il a fait beaucoup d’arrêts avec ses jambières, il aurait fallu lever la rondelle plus contre lui », analysait Boucher après coup.

Celui-ci a trouvé que son club a bien commencé la rencontre, mais il a manqué d’énergie plus elle progressait, possiblement un effet des quatre jours sans match au retour d’Europe.

« C’est le contraire de ce à quoi je m’attendais, je n’ai jamais vécu ça... Plus le match avançait, plus on détériorait. On jouait, on était là, mais on n’avait pas le même zip qu’en première période. On est sorti fort, motivé, on aurait pu prendre l’avance par deux buts en première période », a ajouté Boucher.

Deux buts lors des quatre dernières minutes de la troisième période ont été suffisants pour Murray.

Son vis-à-vis Craig Anderson a été tout aussi solide, mais il n’a rien vu sur les tirs de la pointe déviés par Patric Hornqvist et Jake Guentzel, ce dernier à neuf secondes de la fin de la période médiane.

Anderson avait auparavant réussi son meilleur arrêt du match sur une échappée de Carl Hagelin, qu’il a arrêté de la jambière alors qu’il tentait de faufiler le disque entre ses jambes.

Cet arrêt n’était cependant pas dans la même catégorie que le vol réalisé par Murray aux dépens de Mike Hoffman pendant un avantage numérique au premier tiers. Décochant un tir sur réception sur une brillante passe de Mark Stone, Hoffman a vu Murray plonger à sa gauche et arrêter son tir avec sa mitaine, avant que la rondelle n’effleure ensuite le poteau. 

« Ils ont fait ce qu’on essayait de faire, créer de la circulation et empêcher le gardien de voir, c’est comme ça. Je devais être à mon meilleur parce que lui (Murray) joue toujours bien contre nous, comme compétiteur, ça te force à mieux jouer », a dit Anderson, qui a fait face à 28 lancers. 

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a été le seul à trouver une faille dans l’armure de Murray, quand il s’est échappé sur une belle passe en zone neutre de Ryan Dzingel. Il a atteint la lucarne du côté de la mitaine pour réduire l’écart à 2-1, mais la remontée s’est arrêtée là.

« Murray a fait de gros arrêts en début de match et ça lui a donné confiance pour le reste de la partie. On aurait pu mettre un peu plus de trafic devant lui, un bon gardien comme ça va arrêter les rondelles qu’il voit. Leurs deux buts étaient comme ça, il va falloir travailler là-dessus, mais il faut garder la tête haute », a dit Pageau.

Anderson a donné une chance à son club de revenir dans le match en sortant la jambière pour un arrêt miraculeux aux dépens de Bryan Rust avec moins de quatre minutes à faire. Sur le jeu, Evgeny Malkin est tombé sur Chris Wideman, qui a terminé le match à la défense après l’avoir commencé à l’aile droite, et il a quitté avec une blessure au bas du corps.

Les Sénateurs (8-4-5) disputeront leur prochain match samedi après-midi alors que les Coyotes de l’Arizona seront les visiteurs.

Sénateurs

Motivation assurée, jambes incertaines

Il est pas mal acquis que les Sénateurs seront hautement motivés jeudi soir alors qu’ils retrouveront pour la première fois le club qui les a éliminés le printemps dernier en finale de l’Est, avec un but de Chris Kunitz en double prolongation lors du septième match de la finale de l’Est remportée par les Penguins de Pittsburgh.

Il est moins certain qu’ils auront toutes leurs jambes à leur retour à la maison, après leur voyage éclair outre-mer. Ils ont beau avoir voyagé par vol nolisé de première classe et avoir bénéficié de deux jours complets de congé pour se remettre du décalage horaire, l’entraîneur-chef Guy Boucher ne peut être assuré que ses ouailles seront à leur meilleur.

« Je n’ai jamais vécu ce que nous allons vivre (jeudi), j’ai vécu le contraire à plusieurs reprises. Je pense que nous avons bien géré les choses en allant en Suède. Nous avons fait tout ce qu’il fallait pour offrir de bonnes performances, ce qu’on a fait. Mais en revenant ? Je ne sais pas combien de temps ça va prendre, comparativement à une autre équipe qui n’a pas vécu ça. On verra. La qualité de l’adversaire que nous rencontrons va jouer pour beaucoup là-dedans. On va espérer que nos esprits et nos corps soient de retour pour donner la meilleure bataille possible aux champions en titre de la coupe Stanley », a laissé entendre Boucher.

Ce dernier a trouvé que l’entraînement de mercredi s’est bien déroulé, mieux qu’il pensait que ça irait en arrivant au Sensplex. « C’était peut-être parce qu’il faisait froid dans l’aréna, que nous sommes motivés ou que les deux jours de congé nous ont donné un esprit frais, peut-être les trois. Les gars étaient excités », a-t-il noté.

Affecté passablement par le décalage à son arrivée à Stockholm, le Gatinois Derick Brassard rapportait que le retour à l’heure avancée de l’Est (six heures de différence avec la Suède) s’était bien passé. 

« Ils disent que c’est plus facile en revenant et c’est le cas, le sommeil est pas mal mieux depuis qu’on est revenus que lorsqu’on était en Suède. On essaie de s’adapter au ‘nouveau’ temps, après une belle semaine là-bas. On est bien content de revenir à la maison cependant et il n’y a rien de mieux que d’affronter une bonne équipe pour nous remettre sur le droit chemin», estime Brasard.

Le nouveau venu Matt Duchene effectuera ses débuts au Centre Canadian Tire à cette occasion et il aura l’occasion de jouer devant ses parents ainsi que plusieurs autres membres de sa famille, lui qui a des oncles et tantes qui habitent à Cornwall et Kemptville.

« Dans l’Ouest, on ne voyait Pittsburgh que deux fois par saison. C’est excitant de les voir plus souvent, tu as la chance de te mesurer à certains des meilleurs joueurs de la ligue. C’est automatiquement quelque chose qui te motive, sans parler du fait qu’ils ont gagné la coupe Stanley deux années de suite. C’est un bon défi pour nous en tant que groupe... Nos attentes dans ce vestiaire sont élevées, ce n’est pas de la pression, c’est ce qu’on s’attend de nous, ce que les entraîneurs exigent de nous et que la ville attend aussi. Je trouve ça très positif comme environnement », a mentionné Duchene, qui a dit avoir « utilisé un réservoir d’essence complet » à se promener à travers la région de la capitale avec son épouse à la recherche d’une résidence où emménager.

L’attaquant Alexandre Burrows ne cachait pas qu’il a hâte aux retrouvailles avec les Penguins, lui qui avait été blessé à la cheville au milieu de la série contre eux. « C’est un gros match pour nous, c’est comme ça qu’on le voit. Ce sont les champions de la coupe Stanley qu’on a affrontés l’an passé en séries, on a encore un petit goût amer dans la bouche. Demain, on les revoit pour la première fois. On va essayer de jouer un bon match et les battre... C’est une équipe qui nous a enlevé le tapis de sous les pieds et ils ne sont pas mes préférés », a-t-il noté.

Sénateurs

Ryan connaît bien Duchene

Il avait beau péter le feu avec Derick Brassard et Mark Stone en début de saison, Bobby Ryan va bel et bien tenter de former un nouveau duo infernal avec Matt Duchene à son retour au jeu après une absence de huit matches en raison d’un index fracturé.

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa Guy Boucher pense qu’en déployant ainsi son ailier droit américain, il pourrait mieux équilibrer les forces sur ses deux premiers trios et avoir, dans les faits, « deux premières lignes, ce qu’ont les clubs élites dans la ligue », a-t-il expliqué mercredi après avoir convié son équipe à un premier entraînement depuis son retour de Suède, dimanche dernier.

Ryan a joué avec à peu près tous les centres des Sénateurs depuis son arrivée en 2013, de Jason Spezza à Kyle Turris en passant par Mika Zibanejad, Zack Smith, Jean-Gabriel Pageau et Brassard, donc ce n’est pas un essai de plus qui va le déranger.

D’abord et avant tout, il est content de pouvoir réintégrer l’alignement avec un peu d’avance, sa blessure étant survenue il y a un peu plus de trois semaines en bloquant un tir de Ron Hainsey, des Maple Leafs. Sur le coup, les médecins de l’équipe — et lui-même — avaient estimé qu’il devrait s’absenter pendant un mois.

« Je suis vraiment content de la progression, je me sens bien alors que ça fait environ une semaine et demie que je peux effectuer des tirs, a-t-il raconté d’entrée de jeu après sa première pratique avec ses coéquipiers. Ça a été vraiment plate parce que tu ne peux rien faire pour accélérer le processus, j’ai juste essayé de garder mes jambes en forme en patinant beaucoup avec Boro (Mark Borowiecki) et Dono (Shean Donovan, le directeur du développement des joueurs). Je suis content où je suis rendu maintenant. »

Ryan a laissé entendre qu’il ne changera pas de gants protecteurs, et qu’il n’ajoutera pas non plus de protection supplémentaire à ceux-ci afin de protéger ses mains, lui qui a subi plusieurs autres fractures du genre au cours des trois dernières saisons. « Quand une rondelle arrive directement sur un doigt, peu importe à quel point tu as du rembourrage, il va probablement casser. Je risque d’être un peu hésitant à bloquer des lancers au début, mais l’instinct va prendre le dessus, j’imagine. Il y a cependant des manières plus orthodoxes de bloquer des tirs et je vais essayer de me placer en meilleure position », a-t-il noté.

Concernant Duchene, il a été heureux qu’il s’amène du Colorado dans la transaction à trois clubs qui a vu Turris aboutir à Nashville.

« Je le connais depuis longtemps, il avait patiné avec nous à Anaheim quand il avait 17 ans et qu’il se préparait pour son repêchage, son oncle Bill Brown a été entraîneur adjoint de mon club junior (Owen Sound). Nous avons eu de bonnes conversations, on voit la glace de la même façon. Je pense que nous allons être bons ensemble après une petite période d’ajustement pour nous deux. On devrait pouvoir bâtir une bonne chimie », a-t-il souligné.

Duchene pense aussi que leur familiarité qui remonte à une dizaine d’années devrait les aider maintenant qu’ils se retrouvent ensemble à Ottawa, avec Ryan Dzingel comme ailier gauche si les trios concoctés par Boucher mercredi — Mike Hoffman a été jumelé à Brassard et Stone — durent.

« Je le connais depuis ces camps que mon oncle organisait à Anaheim. Il est aussi talentueux que je me souvenais. Mes coéquipiers m’ont dit qu’il jouait du hockey inspiré (avant sa blessure) et je suis excité de jouer avec lui », a noté le nouveau numéro 95.

« Si ça peut marcher entre Bobby et Matt, ça nous donnerait un bon punch “un-deux”. Les bons clubs sont bâtis comme ça, regardez Pittsburgh avec (Sidney) Crosby sur un trio, (Evgeny) Malkin et (Phil) Kessel sur un autre. Tu ne sais pas lequel de ces trios matcher, puis ils ont de la profondeur de qualité ensuite », a souligné Guy Boucher.

Ryan sera à la recherche d’un premier but cette saison, lui qui avait six passes à sa fiche en huit parties avant de s’absenter. Duchene, lui, est en quête d’un premier point dans son nouvel uniforme, ayant été blanchi lors des deux matches à Stockholm contre son ancien club.

Sénateurs

Des uniformes rétro rouges

Le logo rétro des Sénateurs a d’abord été cousu devant un chandail noir. Pour la Classique Héritage de 2014, à Vancouver, on l’a placé devant un chandail blanc cassé. Pour la Classique 100, qui sera présentée à la Place TD le mois prochain, il apparaîtra sur un gilet rouge.

La LNH a procédé au dévoilement officiel des uniformes que porteront les Sénateurs et le Canadien lors de cette rencontre historique, mardi. Le lancement a eu lieu en fin d’après-midi, dans les différents réseaux sociaux.

Pour la toute première fois, le «O» des Sénateurs sera argenté. De larges bandes horizontales blanches et noires seront placées en évidence sur la poitrine et sur les manches. Des bandes plus minces, argentées, seront aussi bien visibles.

Le Canadien, qui sera le club visiteur lors de ce match, portera un uniforme principalement blanc. De minces rayures bleues, rouges et argentées seront ajoutées sur les manches ainsi qu’à la base du chandail.

Les uniformes spéciaux, qui ne devraient pas être reportés par la suite, ont reçu un accueil plutôt tiède auprès des partisans.

La Classique 100 viendra clore une année complète de célébration dans les différentes villes de la LNH. Le Canadien et les Sénateurs croiseront le fer le 16 décembre.

Sylvain St-Laurent

Un nouveau duo dès jeudi?

Les prochaines semaines ne seront pas faciles pour les Sénateurs d’Ottawa. Du 19 novembre au 12 décembre, l’équipe jouera 11 matches. Un à domicile, 10 sur la route.

Pierre Dorion ne se donne pas la peine de penser à trop long terme.

Il pense surtout au prochain match, qu’il va rater.

Il sera à l’extérieur de la ville, pour assister aux rencontres des directeurs généraux de la Ligue nationale de hockey, jeudi soir. Il ne sera donc pas au Centre Canadian Tire lorsque ses protégés affronteront les Penguins de Pittsburgh.

« Ça me tue », a-t-il révélé, mardi matin, lors d’un passage sur les ondes d’une station de radio locale.

Tandis que les joueurs profitaient d’une autre journée de repos, au retour de la Suède, il a passé une bonne demi-heure en compagnie des animateurs de TSN 1200.

« S’il y avait un match que j’ai hâte de voir, c’est bien celui-là. Je suis très anxieux de découvrir comment nous allons nous débrouiller face aux Penguins », a-t-il expliqué.

Il faut comprendre, ici, qu’il parle des modifications qui ont récemment été apportées à sa formation. 

Matt Duchene a disputé ses deux premiers matches dans son nouvel uniforme durant le séjour en Europe.

Il effectuera maintenant sa rentrée au CCT.

Il pourrait d’ailleurs compter sur un ailier tout neuf lors de cette partie.

Bobby Ryan pourrait effectuer un retour au jeu, après avoir soigné un autre doigt blessé. Il subira un test mercredi, lorsque les Sénateurs reprendront l’entraînement. S’il parvient à survivre à une séance complète, il affrontera Crosby et compagnie.

Ryan et Duchene pourraient même former un duo dans ce match.

« Si vous voulez une réponse politiquement correcte, je vous dirai que l’entraîneur-chef prend toutes ces décisions. Ce serait vrai, en plus ! Matt est capable de marquer des buts et il est capable d’alimenter ses ailiers. Moi, je suis de ceux qui croient qu’un centre gaucher, comme lui, doit compter sur un ailier talentueux du côté droit. »

Il se trouve que les Sénateurs ont deux ailiers droitiers de haut calibre: Ryan et Mark Stone.

Et, puisque Guy Boucher est réfractaire à l’idée de séparer Stone et Derick Brassard...

« Nous avons tous une bonne idée de la direction vers laquelle notre équipe se dirige... »

Trois semaines ?

Pierre Dorion a donné des nouvelles d’un autre attaquant qui a eu la chance de jouer avec Duchene à Stockholm. Zack Smith a subi une entorse à un doigt, la fin de semaine dernière. Les Sénateurs devraient se préparer à vivre sans lui pendant une période de deux à trois semaines.

« Je viens de croiser Zack dans le vestiaire. Je lui ai dit que s’il ne s’était pas infligé cette blessure, nous pourrions enfin aligner une formation complète », a raconté Dorion.

Boucher pourra quand même compter sur une vingtaine de joueurs à sa disposition.

Dorion a quand même eu de bons mots pour les joueurs qui sont récemment retournés à Belleville. Surtout pour Jack Rodewald. « Il a fait bonne impression. »

Sénateurs

Retours anticipés de Ryan et Borowiecki

Après un fructueux voyage à Stockholm, les Sénateurs d’Ottawa avaient de bonnes nouvelles qui les attendaient à leur retour dans la capitale nationale.

L’équipe a annoncé qu’elle retirait les noms de l’attaquant Bobby Ryan et du défenseur Mark Borowiecki de sa liste des blessés, ce qui devrait vouloir dire qu’ils vont être en mesure de revenir au jeu jeudi lorsque les Penguins de Pittsburgh s’amèneront au Centre Canadian Tire pour le premier affrontement entre les deux clubs depuis leur mémorable finale de l’Est du printemps dernier, remportée en double prolongation lors du septième match par les Penguins, éventuels champions de la coupe Stanley.

Pour leur faire de la place sur l’alignement, les Sénateurs ont cédé le défenseur Ben Harpur de même que les attaquants Nick Paul et Jack Rodewald à leur club-école de Belleville, dans la Ligue américaine de hockey. Le gardien Marcus Hogberg, qui était du voyage dans son pays comme troisième gardien, a pour sa part pris le chemin de Brampton, dans la ligue East Coast.

Comme les Sénateurs ont congé d’entraînement lundi et mardi, il faudra attendre à mercredi avant de voir où l’entraîneur-chef Guy Boucher insérera Ryan et Borowiecki dans son alignement. 

Ryan, qui a raté les huit dernières parties en raison d’une fracture de l’index en bloquant un tir contre Toronto le 21 octobre, a patiné la semaine dernière avec les Senators de Belleville, tout comme Borowiecki, qui se remet d’une maladie non spécifiée. Il a raté les cinq derniers matches, dont les deux en Suède.

L’attaquant américain connaissait un bon début de saison en jouant sur un trio dangereux avec Derick Brassard et Mark Stone, même s’il n’avait pas marqué – il a six passes à sa fiche en huit matches. En son absence, Stone n’a nullement ralenti la cadence, s’emparant du premier rang du compteur de son club avec ses 19 points, dont 12 buts, en 16 matches, alors que Brassard va tout aussi bien avec ses 15 points (6 buts).

Les données ont changé en l’absence de Ryan alors que Matt Duchene a été acquis de l’Avalanche dans la transaction à trois équipes qui a envoyé Kyle Turris à Nashville, et Guy Boucher pourrait être tenté de voir si ces deux joueurs habiles pourraient avoir des atomes crochus avec Mike Hoffman comme troisième larron en foire.

Avant de rentrer au bercail, l’entraîneur-chef a laissé entendre qu’il pense que ses joueurs seront en mesure de se remettre des effets du décalage horaire de six heures à temps pour le match de jeudi contre les Penguins. « C’est certain que l’autre équipe va avoir un avantage au niveau du repos et du sommeil, mais nous avons eu d’autres défis devant nous et nous les avons bien relevés. Et contre Pittsburgh, ce n’est pas la motivation qui va manquer », a commenté Boucher.

Ses joueurs pensent qu’il ne sera pas plus difficile de revenir à l’heure avancée de l’Est que ce le fut de s’habituer au fuseau horaire du milieu de l’Europe. « C’est pas mal similaire. En atterrissant (dimanche après-midi), il faut rester debout le plus tard possible et ensuite reprendre l’horaire. Nous sommes habitués à voyager six ou sept heures à la fois à travers (l’Amérique du Nord), pour nous, c’est plus au fuseau horaire qu’il faut s’habituer. Mais les cinq jours avant et les cinq jours après les matches vont être suffisants pour récupérer », estimait Stone après le match de samedi.