Kaillie Humphries est l’une des bobeuses les plus dominantes de l’histoire. Elle a remporté la médaille d’or aux Jeux de Vancouver et de Sotchi avant de terminer troisième en Corée du Sud.

Se disant harcelée, Humphries veut représenter un autre pays

CALGARY — Kaillie Humphries affirme que la fédération canadienne de bobsleigh ne lui a laissé d’autre choix que de représenter un autre pays.

La double championne olympique poursuit Bobsleigh Canada Skeleton (BCS) afin d’obtenir sa libération et de défendre les couleurs des États-Unis.

« Je n’ai pas choisi de quitter, on me pousse vers la sortie parce que j’ai déposé une plainte pour harcèlement, a indiqué Humphries dans un courriel envoyé à La Presse canadienne. Ils m’ont retiré mon financement et mes appuis et m’ont forcée à prendre cette décision. »

L’Albertaine de 34 ans a déposé des accusations d’abus et de harcèlement auprès de BCS l’an dernier.

Humphries a révélé la nature de cette plainte, vendredi, précisant qu’elle a été victime « d’abus verbaux et mentaux horribles en de nombreuses occasions de la part de l’entraîneur-chef de Bobsleigh Canada ».

Todd Hay, entraîneur de l’équipe féminine américaine de 2011 à 2014, est l’entraîneur-chef du Canada depuis 2017.

« J’ai maintes fois demandé à Bobsleigh Canada, qui n’a rien fait pour l’arrêter, de me protéger ou de régler la situation rapidement, afin de me permettre de revenir à la compétition. »

À couteaux tirés

Humphries épousera l’ex-bobeur américain Travis Armbruster samedi, ce qui lui permettrait de représenter les États-Unis en compétitions, pourvu qu’elle obtienne sa libération du Canada. À couteaux tirés avec la fédération canadienne depuis plus d’un an, elle n’a pas participé au circuit de la Coupe du monde la saison dernière et n’a pris part à aucune course depuis les Jeux olympiques de Pyeongchang, en février 2018. Elle poursuit BCS parce que la fédération bloque sa libération.

« Ils ne m’ont pas fourni un environnement sain pour effectuer un retour à la compétition », a-t-elle déclaré dans un courriel à l’Associated Press.